XXIV INTRODUCTION
En se rapprochant de nous, le problème étrusque a tendu à se souder de plus en plus au problème pélasgique. Si la parenté des Étrusques et des Pélasges pouvait être tout à fait démontrée, il devait en résulter un élargissement de la question étrusque, qui aurait permis de chercher des analogies et des éléments de solution sur un terrain bien plus vaste que le seul terrain italique. Au moment où nous avons abordé ces recherches, cette parenté nous a semblé établie déjà d'une façon assez probable pour que nous nous soyons cru en droit de l'admettre comme un postulat, avec les chances les plus sérieuses de la voir confirmée dans la suite.
Nous ne pouvons entrer ici dans le détail varié et complexe de la question pélasgique. Voici seulement quelques indications résumant
HISTORIQ.UE DE LA QUESTION ETRUSaUE XXV
les principaux travaux qui ont paru sur ce sujet.
Divers peuples du monde pré-hellénique nous ont laissé, par des inscriptions, par la toponymie ou par l'intermédiaire des écrivains grecs, des spécimens de leurs langages. Ce sont notamment les Thraces, les Phrygiens, les Lydiens, les Lyciens, les Cariens, sans parler des Cretois et d'autres peuples de la Grèce ou des îles. Parmi ces populations, les unes se rattachent avec plus ou moins de probabiUté à la grande famille des Pélasges ; les autres semblent être d'origine aryenne.
Le dialecte des inscriptions thraces, la plupart des noms de personnes et de lieux et certains mots thraces qui nous ont été conservés, sont généralement reconnus pour être indo-européens de la branche iranienne. Cette opinion est celle de savants comme de Lagarde, Tomaschek, Georges Meyer, Pauli. On admet que les Phrygiens sont venus de Thrace. Cette opinion est conforme à celle des écrivains anciens. La langue des inscriptions phrygiennes apparaît en effet aussi comme iranienne. Il ne faudrait pas cepen-