DOCTRINE GÉNÉRALE
Ainsi que nous l'avons dit dans notre introduction historique, c'est aux racines altaïques, en principe, que nous rapporterons les mots étrusques. Notre thèse comporte en outre une comparaison des racines altaïques et des racines aryennes, de laquelle résulte que ces deux familles de langues sont en parallélisme presque constant. Des deux côtés on trouve la même sémantique, des variations phonétiques analogues, autant que le permettent les sons représentés dans les deux groupes', et aussi un matériel comparable pour les dési-
I . L'italien, par exemple, possède le tch, et il n'est représenté dans l'écriture que par un c.
4 LA LANGUE ÉTRUSaUE
nences. Il y a seulement plus de clarté du côté altaïque, comme si le génie de la langue, protégé par le recul des régions sauvages et par la simplicité de la vie barbare, avait été mieux conservé.
Ce que nous disons de l'étrusque s'appliquerait aussi à la plupart des autres dialectes préhelléniques et prélatins. Les traces de ces dialectes, conservées soit dans la littérature par les lexicographes, les historiens ou les poètes, soit dans l'onomastique et la mythologie, peuvent être traitées comme l'étrusque. A l'origine de tout ce monde gréco-latin, on entrevoit une sorte de substratum altaïque qui a son caractère propre, sans être toutefois absolument séparé de l'aryen.
Cette doctrine pouvant présenter des difficultés appelle certaines réflexions.