‹ La langue étrusque; sa place parmi les languesChapitre 4 sur 68 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

Quant au problème linguistique, Fabretti ne l'aborda point, si ce n'est à titre de compilateur. Il déclare que les recherches faites jusqu'à lui sur la langue étrusque sont à fort peu près vaines. Cependant, dans l'important glossaire annexé à son recueil, on remarque en maints endroits des gloses intéressantes, soit sur certains renseignements fournis par les lexicographes anciens touchant des mots étrusques, soit sur le sens que doivent avoir certains mots d'après leur situation dans les inscriptions. Quelquefois aussi des mots sont rapprochés de vocables grecs d'une façon ingénieuse et assez séduisante ; ces comparaisons, présentées en dehors de toute théorie générale, sont, la plupart du temps, de Lanzi.

L'ouvrage de Fabretti est de 1867 '. Il fut augmenté de trois suppléments auxquels Gamurrini ajouta encore un appendice. Il contenait environ 2800 numéros, en y comprenant les

I. Titre de l'ouvrage : Corpus inscript ionum italicarum antiquioris aevi, ordine geogmphico digestum et glossarium italicum ; Aug. Taurinorum, 1867.

HISTORIQ.UE DE LA Q.UESTION ETRUSaUE XI

textes italiques. Les suppléments contenaient respectivement 518, 128 et 417 numéros.

Cependant le matériel de l'épigraphie étrusque s'enrichissait sans cesse ; d'autre part l'érudition se faisait plus exigeante, et un soin de plus en plus grand était apporté à la publication des grands recueils épigraphiques. Celui de Fabretti ne répondait plus aux desiderata de la science ; c'est pourquoi, il y a quelques années, l'Académie de Berlin chargeait Pauli de préparer un Corpus des Inscriptions Étrusques, analogue aux célèbres Corpus des Inscriptions grecques et latines. La publication de ce bel ouvrage a commencé en 1893'.

Malgré la richesse apparente de ce recueil et le grand nombre des inscriptions qui y sont contenues, le matériel linguistique réel qu'il renferme est assez restreint. En effet la plupart des inscriptions sont funéraires et se réduisent à de simples

I. Carolus Pauli. Corpus inscriptionum etruscarutn. Leipzig, Ambrosius Barth, t. I, 1893-1902. Ouvrage publié sous l'adrainistration d'Auguste Danielsson.

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