A NOS COMPATRIOTES. XI
gant l’histoire politique de notre langue, nous a donné la clef de son caractère propre, de ses qualités et de ses défauts. C’est ce que beaucoup n'avaient pas aperçu jusque-là.
Bien des critiques erronées et injustes auraient été évitées, jecrois, si l’on s'était rendu compte de ces faits historiques, qui sont toute une orientation.
Quant aux qualités et aux défauts de notre langage, c’est d’une façon tout à fait probante qu’ils sont établis, et je suis sûr qu'il n’y a pas un canadien-français qui ne se dise, en lisant ces lignes: Que je suis content de connaître cela |
Assurément, il y a dans ces données un moyen efficace de conserver et d’épurer notre français, et nous ne devons pas négliger de l'employer. Pourrions-nous oublier qu’à notre langue, de même qu'à notre religion, se rattachent nos destinées comme peuple ?
Je vous encourage à poursuivre l’exécution de votre projet, et à répandre le plus possible dans nos maisons d'éducation, parmi les gens instruits et parmi le peuple, le travail sérieux, instructif et agréable de M. J.-P. Tardivel.?
XIT A NOS COMPATRIOTES.
10° Mgr l’Evêque de St- Albert (T. N. 0.) 20 Mar Monsieur,
En réponse à votre lettre du 10 mai, je vous dirai que, sans avoir eu encore connaissance de la conférence de M. Tardivel, dès lors que c’est une revendication en faveur de notre languefrançaise, je ne puis moins faire que d’y adhérer absolument et de désiror qu’elle se répandre parmi nous. Je regrette que trop de Canadiensfrançais ne semblent point assez comprende limportance de la langue de leurs ancêtres.
Beaucoup ayant séjourné aux Etats-Unis et en ayant fréquenté les écoles, ont fini par se familiariser tellement avec l’anglais qu’ils tiennent assez peu au français. Ajoutez que notre gouvernement local fait absolument tout ce qu’il peut pour faire disparaître notre langue...
Croyez, monsieur, à mes vœux pour le succès de votre entreprise et à toute ma reconnaissance.