OÙ SONT LES NEIGES D'ANTANS
So he commends The Simple Life!
Declares il est bel et charm int
Who lires thus free from care and strife—- On est La Intense d'antan’
Maintenant il loue la Simule Vie Et dit qu'il solt et | tu, 8i bon
Le vivre simplement. Muis dis,
La Vie 1 tense, on va-t-elle, donc?
Enfin, pour finir sur la bonne bouche, cette première et cette dernière phrase, qui échantillonnent le reste, d'un prospectus de la maison Eaton, de Toronto.
Nous ne faisons imprimer des « italogues français, mais nous vous referons à notre catalogue général où nos marchandises sont clairement illustrées et décrires avec les prix . ts rs vit
Ecrivez nous en fr ançais ou anglais qui est plus commode. Nous employons des traducteurs experts qui donneront vos commandes tout soin et attention (Rep du Droit, Ottawa, 6 nov. 1916).
Nous devons, certes, applaudir des deux mains aux efforts que tentent nos maisons de commerce et d'industrie anglaises afin de se mettre en rapports avec la clientèle canadienne-française. Mais, pour encourager ces excellentes dispositions et empêcher que d'aussi bonnes in-
APPENDICE 1si
tentions ne donnent lieu à d'aussi mauvaises expressions, ne devrions-nous pas former une petite ligue de traducteurs amateurs qui relèveraient les tentatives de ces commerçants francophiles, en mettant lcar l’orision Fri nch en français tout court > à condition que, de leur côté, ces maisons veuillent bien mettre leurs experts hors d'état de sabouler la langue française.
Page 124-105), Dans la querelle des écoles bilingues de l'Ontario, la langue française a trouvé des défenseurs, comme le baron Shaughnessy, si, Joseph Pope, les professeurs Dale et Leacock, de l'université McGill, le professeur Th. O'Hagan, d'Hawkesbury, et M. E.-R. Cameron, grefher de la Cour suprême: comme le Citizen d'Ottawa, le Star et le Journal of Commerce de Montréal, qui témoignent d'autant de groupes anglais comprenant la raison d'être du français au Canada. Le Courier, de Toronto, prêcha la diffusion du français comme devant aider au progrès commercial du pays (Canadian Courier, 18 mars 1916). Ces express’ ns de la saine opinion an-!; canadienne auront assurément une répercussion salutaire sur une notable partie de la population anglaise, jusqu'à présent mal avertie et qui se laissait assez facilement aller à croire que le français n'a réellement que faire dans un Pays anglais.
Cf. Conférence du docteur Aifred Baker, président général de la Société royale, Cunudu's Intellectual Status and Tntellectuil Necds, V6 mai 1916 Minutes of Proceedings of the Royal Society of Canada, vol. X, p. xli).
France and the French or Bilingualism and its Adranlages, conférence de M. Donald Cownie, reproduite dans le Standard de Vancouver, 15 juillet 1916.
-Enfin, loyalement canadisnne et donc
plus patriotique est la démarche de ces cinquante repré-
sentants de l'industrie et de la finance ontariennss qui partent de Toronto, d'Harnilton. de Kingston, de Windsor, de London et d'autres villes, laissent de côté leurs propres affaires, entreprennent ün voyage d'une semaine pour venir faire connaissance avec les Canadiens français du Québec, les voir de près, se rendre compte de leur véritable état d'esprit, chercher les raisons valables ou vaines du désaccord qui existe entre les deux races, bref, qui viennent demander carrément à leurs compatriotes de langue française: ‘Say, between us, what is the matter ?"’ La conclusion de cette explication, entre gens qui ont laissé de côté les préjugés de race et de religion, est la suivante:
"Nous, Canadiens-français et anglais, assemblés ici en conférence pour l'unité interprovinciale, ayant mutuellement établi les prémices d'un respect et exprimé la ferme conviction d'une ferme bonne volonté de la part de la majorité de chaque province, sommes convaincus que rien ne peut survenir de désagréable entre les deux races habitant le Canada qui ne puisse se régler à l'amiable et avec justice, de façon à donner entière satisfaction à tous ceux qui sont concernés" (La Patrie, Montréal, 11 octobre 1916)
Pour peu que les hommes d'affaires du Québec rendent la politesse à leurs visiteurs de l'Ontario, nous devrons auguier mieux de cette formule d'entr'aide patriotique et d'entente cordiale que des phrases méprisantes et de basses accusations que Can: diens-français et anglais ont accoutumé d'échanger avant d’avoir pris soin de faire onnaissance les uns avec les autres—et qui exacerbent des crises dont nous offrons au monde le spectacle peu régalant.
Le ’Monocle Man” du Conadiun Courier (28 oct. 1916) a commenté comme suit cette délégation de l'Ontario au Québec, qu'il désigna “The patriotic pilgrimage to Quebec” : The recent fraternal visit of the Ontario business men to idylic Quebec was one of those all-too-rare strokes of statesmanship which amount to a disolay of genius. Ît was so simple that the marvel is that it was not thought of long ago. Its beneñcial re-
sults could have been predicted with certainty and in detail, Any Journalist who knows his Quebec and his Ontario citizen, could
a ni na abé tant vtt à 4 | à
almost hav: written the report of this pilgrimage before it occurred. The gracivus and winning hospitality of Quebec has always been there, awaiting just such opportunities to reveal itself, The openness of the frank-eyed and receptive Ontario thinking man to the genial sunshine of true and sincere friendliness is one of the finest characteristics of our English-speaking people. Prejudice of a dangerous virulence can only grow in Canada by ‘‘absent treatment.'"
There are all sorts of French-men just exactly as there are all sorts of English-men. But 1 think 1 am within the mark when 1 say that the French of Quebec are probably more nearly like the French of Northern France than the English of Ontario are like the English of any other part of England. Yet two centuries and more, as well as the Atlantic, divide the French from their Motherland.
Page 125-(106), Cf. EGErTOoN & GRANT, Canadian Constitutional Development, 1907, Lettre de sir John Sherbrooke (1822), p. 124: Bourixoi, Lord Elgin, V910 (série des Makers of Canada), Rapport de lord Elgin au ministre des colonies, à la suite des représentations de La Fontaine, D: 52:
—Le correspondant londonien du Journal (Ottawa, 10 nov. 1916) a appris à ses lecteurs les démarches commencées par le baron Shaughnessy en vue de rendre obligatoire l'enseignement du français dans toutes les écoles de l'empire britannique. Cette politique, au regard de son Promoteur, serait sortable à l'alliance anglo-française autant que congruente aux avis que comporte la lettre encyclique du pape sur la question bilingue au Canada. Le correspondant du Journal commente ainsi la nouvelle: “If governments here and in other Dominions recognized “French as an essential medium for the exchange of ‘thought, the whole question, as affecting Canada, might ‘be viewed in a larger setting’.
Le T'imes, organe officieux du gouvernement britannique, qui se fait remarquer par le bon aloi de ses sympathies françaises (Cf. le premier-Londres du Times, | oct. 1914, intitulé “France: “*Among all the sorrows of this war there ‘is one joy for us in it: that it has made us brothers with
ne
ana retae
“the French as no two nations have ever been biothers “before. . .”’ etc.), a saisi l'occasion de cette démarche du baron Shaughnessy pour adresser des ‘‘friendly and almost deferential'" recommandations au gouvernement de l'Ontario: “The Ontario Government having vindicated “its educational authority, the plain duty is now laid ‘upon them to decide whether, remembering all that has ‘happened since 1913, they will continue to insist on ‘exercising its rigor to the full’ (Le T'imes du 10 nov. 1916, cité par le correspondant du Journal d'Ottawa, même date).
À ce qu'il appelle cet ‘‘Impertinent advice,’ le Journal d'Ottawa (11 nov. 1916), sans trop se rappeler en effet ‘all that has happened since 1913," rétorque:
If the London Times has the cohesion of the British Empire at heart, it will keep to itself advice about ‘‘the plain duty’ of Ontariv or any self-governing British country in regard to language in its own schools or any other domestic problem. In matters which concern ourselves, we in this country don't want to be told by English newspapers what our duty is...
Dans son numéro daté du 11 novembre, précisément, le Canadian Courier de Toronto donnait cependant le même conseil au gouvernement de l'Ontario:
We shall never get far along the ultimate and necessary road to race co-operation in this count: if we depend merely upon the legal interpretations of a document. The B. N. À. Act was necessary as an instrument of political definition. But as a people we do not live by that instrument. Our mutual relations are no more reducible to a legal document than is the unwritten constitution of the British Empire, which is always in a state of flux. Now that Ontario is admitted to have the leyal right, it is the privilege of Ontario to make it as easy as possible for the French- Canadian within her gates to cultivate his own language so long as he acquires efficiency in English. Ontario, perhaps, would not care to see the Quebec Legislature conduct educational affairs in the Eastern Townships on a basis of strict legality. We must have at the basis of all relationships a mutual respect for law. We need also the spirit which makes law useful only in an emergency.
Page 127-(107), Mgr ToucueT, discours au congrès eucharistique de Montréal, 9 septembre 1910.
Page 128-(108;). Population du Canada à l'époqu de la Conquéte:
1760: Au plus 60,00 âmer, d'après le sous-intendant et contrôleur Doreil: hommes de 16 à 60 ans: Québec, 7,511; Trois-Rivières, 1,313: Montréal, 6,405. Total, 15,229 (Rapport officiel cité par Garneau):
1763: Au plus 65,000 âmes-(Approximatif, B. Sulte):
1765: 500 protestants. Grand total, 69,275 âmes (Recense-
ment du gouverneur Murray).
Recensement officiel du Canada; rapport des provinces:
Population
Population d'origine totale, française
Alberta. 374,663 19,825 Colombie britannique ‘ 392,480 8,907 Manitoba. . 455,614 30,944 Nouveau-Brunswick 351,889 98,611 Nouvelle-Ecosse....... 492,338 51,746 Î ODIATO SR TR ee 2,523,274 202,442 Ile-du-Prince-Edouard . . 93,728 13,117 Québec Re 2,003,232 1,605,339 Saskatchewan... ......... 144 492,432 23,251 AURONT , 8,5i5 482 Territoires du Nord-oue:t.. 18,481 226
Au recensement décennal de 1911, la population totale du Canada a donné le chiffre de 7,2C6,643. La population d'origine britannique (anglaise, irlandaise, écossaise et autres) était de 3,896,985 ou 54.08 pour cent de la population totale, contre 3,063,195 ou 57.03 pour cent en 1901. La population d'origine française était de 2,054,890 ou 28,51 pour cent de la population totale en 191 l, contre 1,649,371 ou 30.71 pour cent en 1901—soit en dix ans une augmentation de 405,519 ou 24.59 pour cent (Cf. Recense-
ment uu Canada, 1911, vol. I, pp. vii-vii-xiv-340-367 En tenant compte du flot de l'immigration britannique q a envahi le Canada et particulièrement l'Ouest canadien au cours des dix années qui se sont écoulées entre nos deux derniers recensements, et qui affecte considérablement la proportion des races dans l'augmentation de la population canadienne, il convient de conclure que l’augmentation canadienne-française, presque exclusivement redevable à la natalité, est aussi rassurante qu'elle peut l'être. —Cf. Bull. dela S. du P. f., “Paul Meyer et la Langue française au Canada’, vol.V, p.338: et l'article de Georges PELLETIER dans l'Almanach de la Langue française, 1916. — Aux Etats-Unis: Outre les Français (immigrés de France) dont le recensement de 1900 fixa le nombre à 265,441, outre aussi les Belges de langue française, les francophones comptent pour au delà de 1,500,000, et presque |,200,000 d'entre eux peuvent être classés comme étant d'origine canadienne. j.-L. K.-LAFLAMME, ‘French Catholics in the United States’, Vol.VI, The Catholic Encyclopedia, 1909.
Page 128-(109). L'interprétation des textes constitutionnels qui confèrent un caractère officiel à la langue française au Canada suscite la plupart des luttes qui s'engagent périodiquement entre Anglo et Franco-canadiens sur les questions scolaires ou autres; on semble cependant reconnaître généralement la fonction officielle du français au parlement fédéral, dans les cours fédérales et à la législature provinciale de Québec.
Quant aux droits se rapportant à la langue de la minorité religieuse, dans les diverses provinces canadiennes, V. entre maints documents, les Débats de la Chambre des Communes, entre 1890 et 1897, passim; Wheeler's Privy Council Cases, pp. 370-388; Rapports de la Cour Suprême, vol. 19; les arrêts du Conseil privé (2 nov, 1916) auxquels notre Avant-propos réfère; etc.
Page 130-(110). M. W.-F. NicKkLe, député de Kingston (Ont.), discours à la Chambre des Communes. 10 mai 1916: “T'want to say in all sincerity in this House to-night, and Î trust Î speak as a moderate man, that when this war is over, when victory perches on our banners, do not let the men who induced the French Canadians not to enlist, resent it if certain elements in the province of Ontario take their words at the value set upon it by their leaders. We in Ontario have sent our men overscas to protect Catholic Belgium in her agony, and to maintain France in her integrity, and we do not want to be told that other men have not enlisted because they cannot have exactly what they want in Ontario” (Débats de la Chambre des Communes, 10 mai 1916, p. 3873).
Page 132-(111). L'université McGill (Montréal) possède une bibliothèque littéraire et scientifique française de tout
premier ordre, peut-être même unique au pays.
Page 135-(112). Discours au Cong. de la lang. fr. Compte rendu, p. 382.
Fin