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La langue française et le christianisme

«Un congrès de la Langue française au Canada, qui avait fièrement proclamé, dès la séance d’ouverture, Monseigneur l’Archevêque de Québec, premier Président d’honneur de notre Congrès de 1912, ne peut pas ne pas être un congrès catholique. » La messe solennelle, par laquelle débutèrent les fêtes du dernier jour de ce Congrès, vint apporter une confirmation éclatante à cette déclaration de Sa Grandeur Monseigneur Bégin.

Le Congrès de la Langue française tenait à couronner par des actions de grâces nationales rendues au Divin Maître des peuples et des patries la série brillante de ses manifestations sans pareilles.

La Messe du congrès fut donc célébrée, en l’église cathédrale, la Basilique de Notre-Dame de Québec, le dimanche, 30 juin, à 9 heures du matin, comme l’acte de reconnaissance de toute une race pieuse, pour les bienfaits déjà reçus de la Providence maternelle, et le témoignage de sa filiale confiance dans les faveurs insignes sollicitées pour l’avenir, à îa gloire de Dieu comme au bien-être de son peuple.

À cette messe, Monseigneur Bégin, archevêque de Québec, occupait son trône métropolitain, assisté de messieurs les abbés Philippe Perrier, de Montréal, et Émile Cloutier, des Trois-Rivières.

Le célébrant fui Monseigneur Mathieu, évêque de Regina, Sask., ancien recteur de l’Université Laval à Québec, ayant comme prêtre assistant M. l’abbé Camille Roy, comme diacre et sous-diacre, messieurs les abbés F. Saint-Pierre et H. Nicole.

Après l’Évangile, Monseigneur ^Guertin, évêque de Manchester, New-Hampshire, É.-U. A., le seul évêque d’origine canadienne-française aux États-Unis, prononce le sermon du jour, une pièce d’éloquence

sacrée « de haute tenue littéraire et de chaude inspiration patriotique », dont la presse a rapporté qu’elle eût « plus d’une fois soulevé les applaudissements de la foule compacte qui remplissait l’église, si l’on ne se fût trouvé au sein de la majesté de l’office divin ». C’est ce magnifique discours que la Ligue de Ralliement français en Amérique a le plaisir et l’honneur de faire figurer dans la série de ses tracts, à la demande de Monseigneur Guertin lui-même, qui donne ainsi à notre œuvre un témoignage de haut encouragement et de sympathie.

La Laugue Française et le

Christianisme

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