PREFACE
Je me rappelle qu'Henry Becque, à propos d'une des études qui soni incluses dans ce livre, me dit un jour, avec la rudesse de son langage pittoresque : « Ne faites donc jamais de critique. Vous vous ferez étriper vivant. » Le vieux Maître exagérait, j'aime aie croire. Il y a pourtant, je l'avoue, de la part d'un auteur dramatique, quelque impertinence à parler des autres et à faire montre de théories. C'est donner des verges pour qu'on le fouette. Car il serait extraordinaire, — et fâcheux pour lui d'ailleurs — qu'entre son œuvre et son idéal il n'y eût pas une distance accablante.
Si je réunis ces essais, différents de caractère et de ton, qui furent publiés ça et là de 1897 a 1902, c'est qu'ils m'ont aidé à produire. En chacun j'ai mis un effort d'affranchissement, de combat. Ce n'est pas ici de la critique objective. C'est l'his-