PEREZ
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[RE |à * i ++ | } Qui peut jamais être sûr de lui-même? Qui a jamais sondé les : j | profondeurs dû mysticisme? Qui a jamais vu le fond du précipice du At haut des sommets altiers ? L'homme, mélange d’aigle et de chauve-
souris, dirige son vol dans les cieux, regarde le soleil en face, et retombe l'instant d’après dans la nuit, précipité comme l’archange rebelle pour avoir trop osé. Vouloir trop approfondir avec notre nature et nos connaissances bornées, c’est tomber dans l'absurde ; et DU une fois dans l’absurde, on s’en tire comme le rév. M. Raymond dans HR sa polémique avec M. Dessaulles. Les extrêmes se touchent. Quelle D OC différence y a-t-il entre d'Holbach et Loyola? Le premier ne croyait l à rien, le second feignait de croire à tout. Pour moi, mon idéal est Ni if Saint Pacifique ; j'ai deux de ses cheveux conservés scrupuleusement LA | dans un reliquaire antique ; et je n’ai plus qu’une pensée, c’est de DA trouver son index pour me le mettre sur le front, signe d’infaillibilité. | h | "4 "x qu ns L'évêèque de St-Hyacinthe, écrivant à M. Alexandre Dufresne, le Fil 9 novembre 1866, lui dit :
U |1 “ Mon cher monsieur, le plus bel être de Ja création s’est perdu en disant : Do | similis ero altissimo." 18 LU L'évêque a voulu se peindre lui-même par ces paroles, car il est Un IA très-beau, Monseigneur, et il le sait, mordi ! LU | Du reste, ce qu’il dit là de lui-même, tous les prêtres ne cessent de HE le répéter du clergé en général. En etfet, ils se donnent tous les jours (ile comme les représentants, les confidents, les images de Dieu su a LM terre, et ils appellent. Dieu la beauté même / mir Dans l'Eglise de Jésus-Christ, continue Monseigneur, on se perd toujours quand mL on ose dire la même chose. -Et ne l’avez-vous pas dite déjà bien ouvertement, en a voulant vous mettre sur une même ligne avec votre curé en fait d'interprétation
RE morale et dogmatique ? Aujourd'hui c'est à des évèques que vous osez vous comdE parer ét dont vous rejetez la d:icision parce qu’elle est contraire à votre opinion !
é les e du Lu vee, et ange notre >; et dans uelle oyait il est ment st de bilité.
ne, le
lisant :
Je tremble à l’idée que, rendu si loin en indépendance d'esprit, je pourrais dire en orgueil, vous succomberiez bablement à la tentation de ne pas vouloir vous soumettre à l'autorité du chef de l'Eglise lui-même! Je ne vous nie pas le droit d’en appeler à cette divine et ‘’prême autorité, mais sachez, monsieur, qu’en attendant son jugement. définitif, comme tout catholique dans le monde devrait faire en une circonstance comme celle où-vous vous trouvez, vous devriez humblement vous soumettre à votre Evêque et que vous ne pouvez vous dire catholique qu’à cette condition ; sachez de plus, monsieur, que si vous tombiez malade, votre curé et tout prêtre qui pourrait se transporter à sa place auprès de vatre lit de mort, devrait vous refuser l’absolution et les autres sacrements, si vous aviez le malheur de maintenir les prétentions affichées dans votre lettre
Ïl y a trois pays au monde où un évêque peut tenir ce langage, le Kamskatka, le Spitzberg et le Canada. Aussi quelle jouissance ce doit être pour le clergé canadien que cette omnipotence dont il jouit, et combien il doit être jaloux de la moindre atteinte qui lui serait portée! Si elle dure encore dix ans, il est une chose certaine, c’est que les habitants du Canada retourueront à l’état de singes non perfectionnés, ce qu’étaient tous les hommes il y a trois cent mille ans.
“ Obéissez, obéissez ; il n’y a pas de résistance devant Dieu: Or, nous sommes Dieu, nous: nous avons son infaillibilité, et de droit divin nous seuls commandons aux hommes qui sont un troupeau de bêtes. (Du moins notre mission est de les rendre tels, ce qui, certes, n’est pas difficile au moyen des images, des miracles....) Courbezvous ; devenez des automates, des ânes, des brutes, et vous serez bons catholiques.” —Mais quoi! Dieu n’a-t-:il pas mis en moi une intelligence et n’a-t-il pas frappé mon frout du sceau immortel de la raison, afin que je comprenne et que je marche le regard dans les cieux? Le fouet est fait pour le mulet, et non pas pour l'homme. Moi, je veux savoir, et non pas obéir. Savoi, c'est se rapprocher de la divinité ; et vous, vous voulez m’en éloigner, vous qui vous dites les représentants de Dieu et qui le rabaissez à votre niveau, qui le faites stupide, ignare, cruel, aveugle, imbécile, afin de vous l’assimiler ! Je veux la lumière, et vou. m’entraînez dans une nuit épaisse où tout est mystère pour moi, en me disant qu’il en est ainsi afin que je sois convaincu de ma faiblesse et du pouvoir que, seuls, vous avez de conduire les hommes,
Allons ! montrez-moi donc le signe olympique qui fait de vous des dieux sur la terre. Je regarde dans votre œil, j'y cherche l'éclair céleste, et je n’y vois que le rayon oblique du mensonge. Non-seulement vous avez fait de la terre. votre empire, mais encore vous usurpez l'éternité et la dispensez aux âmes crédules, abruties d'avance par vous, moyennant quelques simagrées hypocrites et quelques ridicules grimaces auxquelles vous donnez la bénédiction, Jongleurs, artisans d'ombre, fabricants de fausses clefs pour les verroux du paradis, arrière, laissez l’homme libre afin qu'il grandisse ; et si vous ne pouvez le suivre, ne cherchez pas du moins à le reteair.
tit ll Le Meschacébé de la Nouvelle-Orléans salue mon apparition par au [a ces lignes flatteuses :
H “ Nous recevons le No. 6 de la Lanterne Canadienne, publiée à
Montréal, par M. A. Buies. C'est vif, et même un peu raide pour un pays qui n’a guère entendu jusqu'ici que le son des cioches orthodoxes. Nous ne savons si elle s’y asclimatera, mais nov: souhaitons à son bouillant et spirituel rédacteur de ne point rencontrer de Marfori sur
A son chenun.
HUE Les personnes, qui aiment le paraphlet et la polémique, peuvent | souscrire à la Lanterne......
{! il Les Marfori du Canada ne sonc pas à plaindre. Leur arme, leur
unique arme, est le goupillon ; ils s’en servent avec vigueur, mais... je suis invulnérable.
Ils s’en vengeront dans l’autre monde.
DE fl De son côté, le MNew Fork Mercantile me consacre ces bienveil- LR lantes paroles.
QE “ La Lanterne Canadien: 2: est une nouvelle et mordante publica-
tion française, publiée à Montréal toutes les semaines, d’après le mo-
dèle de la Lanterne de Rochefort qui a presque révolutionné Paris et
est devenue l’objet de toutes les conversations en Europe. :
Le nouveau-né a déjà mis en émoi tout le Canada, et pendant que les progressistes en sont ravis, les vieux conservateurs orthoxes le dénoncent en termes qui ont perdu toute mesure.”
DE | Il est vrai qu’à côté de ces témoignages, l'Ordre dit que je n’écris Lin | que des saletés.
| Que me servirait maintenant l’approbation de l’univers !
Ps = -
À | | fl + WE ll |à * * M. Ricard, curé d’Acton, vient de renvoyer le Pays avec 212
refusés sur l'enveloppe.
L'administration du journal est réstée convaincue qu il: ne voulait
pas le recevoir.
ss.
Je reçois la communication suivante d'un homme qui a occupé til longtemps les plus hautes fonctions politiques, et qui est d’autant 4 mieux placé pour juger les campagnes qu'il les bbité depuis quarante dl ans :
Ait M. 1x Révacreur= Vous avez bien choisi votre position pour ( livrer bataille au parti clérical, d'abord parce qu’il est manifeste que
FH les arguments de -ses organes sont faits sur commande, et que la noi mauvaise foi qui les inspire perce partout ; ensuite, parce que vous | pi n’avez pas laissé de porte ouverte au placement ou à la vente de vos | Min convictions.
| | [HUE Mais gardez-vous bien ; le tentateur est plein de ressources.
Je voulais aujourd'hui ‘dttirer ‘votre attention sur uw: azticle -du Courrier de Saint-Hyacinthe, intitulé “ l'Education.’
‘“ L'éducation, dit-il, tout le monde se plaît à le reconnaître, a fait de grands progrès depuis quelques années parmi notre jeune ‘population.” = C'est.ce que je.nie de la façon:la plus formelle. Depuis quarante ans que j'hébite Les districts ruraux du Bas-Canada, la seule époque où l’instruction y ait fait du progrès est lorsque le clergé n'avait pas à se mêler de l’organisation-des éenles.
La Loi des Æcoles, passée 1par le ‘parlement . du .Bas:Canada -et connue sous le nom de Welson’s School Act, tout le monde sait qu’élle fut mise de côté par le conseil législatif du Bas-Canada, avec l'approbation des évêques et:du :elergé gatholigue, quoique ce conseil en eût pris la responsabilité, et pour cause.
Jusqu'à quel point une bonne chose peut servir à mal paraît .clairement dans les actes d'écoles passés par’ le-parlement du Canada. Je me rappelle que pour éhaque clause Ï était nécessaire, ou du moins on regardait comme un devoir, de consulter le-clergé et d’avoir son approbation, avant que l'acte passât. (C’est élors que la griffe se cachait sous la patte de velours.
Allez maintenant avec-votre ‘Lariterne ; Cherchez parmi. les hommes de 20 à 40 ans, répandus dans les campagnes. du BasOanada, et vous m'en trouverez pas ‘un sur ‘20 -qui sache lire, un .sur ‘50 qui sache écrire, et cependant ils vous diront tous qu'ils .sont dllés à l’école depuis l’âge de 7 à 14 ans, mais qu'ils .ont -oblié ‘ouf ce qu'ils avaient appris.
Je vous laisse à juger ce que ce fout veut Üire, -quanü ‘les ‘institu- ‘teurs étaient ‘pour la plupart de‘jeunes:filles-prises dans'les couvents pour un salaire de 10 à 20 louis:par année, -et-chojsies parce que leurs parents étaient pauvres et incapables ‘de payer aux couvents le .prix que payaient les autres élèves.
‘Maintenant, quels étaient les -régülateurs, ‘les : maîtres suprêmes dans tout ceci? Le surintendant de l'éducation’! non. ‘Les snrin- ‘tendants de distriets® non. ‘Lis -commissäires choisis -par le peuple ? non. Mais c'était M. le euré de’la paroisse, 'Ini seùl.
à Le clergé canadien a obtenu et a fait précisément ce que dit Victor *lLUgO : à ‘ ‘€ Vous voulez, dites- ; ’ensei n | voulez-vous À + pos ‘de quelle est la Tilertfrque eva délais SET est là liberté de ne pas enseigner,”
Jamais paroles ne seront plus vraies-rde:Péduoationctelle qu'élle est donnée dans les campagnes du Bas-Canada.