‹ La layette, comédie en trois actesChapitre 15 sur 115 · SCÈNE VI JOSEPH, LE COMTE. MÉDÉRIG · texte numérisé non relu

SCÈNE VI JOSEPH, LE COMTE. MÉDÉRIG

J08BPH, introduiiaat.

Si ces messieurs veulent se donner la peine d'en* Irer, je vais prévenir madame.

Il tort.

LE COMTB, très grand air.

Cet intérieur a très bonne tournure; Qu'en ditesvous, mon neveu?

MÉDÉRIC

Je n'en dis rien. La tournure d'un intérieur me laisse complètement indifférent. Alors, mon oncle, vous y tenez absolument ?

LB GOMTB.

A quoi, mon neveu ?

MÉDÉRIC

Vous tenez absolument à ce que je me marie?

LE COMTE

J'y tiens absolument. Je ne veux pas mourir sans avoir vu refleurir la branche ainée des Champfarci dont vous êtes l'unique rejeton.

MÉDÉRIC

Bien, c'est entendu, (a. part.) C'est un brave homme mon oncle, mais c'est incroyable comme il est vieille soache I

LE COMTB.

J'estime, en outre, que le mariage est le seul

moyen de mettre un frein à cette existence désordonnée dans laquelle vous traînez notre blason.

MÉDÉRIG.

C'est entendu, mon oncle, c'est entendu; seulement je dois vous prévenir que dans le cas où la jeune personne à laquelle vous allez me présenter serait un de ces petits laiderons plus ou moins mal fichus...

LE COMTE

C'est une jeune fille charmante.

MÉDÉRIG.

Vous l'avez vue?

LE COMTE

Non, mais j'ai vu sa mère.

MÉDÉRIG.

Ce n'est qu'un tuyau, alors?

LE GjOMTE.

Un tuyau 1

MÉDÉRIG.

Les renseignements fournis par la mère ne prouvent rien. Ce n'est qu'un tuyau.

LE COMTE

Je n'ai jamais entendu dire qu'une mère fût un tuyau !

MÉDÉRIG.

Gela ne fait rien, continuez.

LE COMTE

Les informations que j'ai prises sur cette famille La Rousse sont excellentes. Ce sont de braves gens qui, malgré leur grosse fortune, ont une existence patriarcale.

ACTB PREMIER 27

MÊDÉRIC.

Je vois ça d'ici. Ce qu'on doit s'nmuser, le dimanche. En tout cas, il est bien convenu que si je consens, vous nie prêtez imniûdiutement In somme dont j'ni besoin pour liquider ma situation?

LE GOMTE.

C'est convenu.

Et que vous m'enlevez mon conseil judiciaire?

LE COMTE

Le jour du mariage, pas avant. De votre côté, vous vous engagez à rompre toute liaison morganatique?

MÉDÉRIC

Oui, mon oncIe> morganatique (a part.) Ahl II est vieille souche I (iiaut.) Ce ne sera peut-être pas com-

inoilc , iii;i i< f>I1 On !.,.

[,E COMTE

Si vous désirez, quelque répugnance que j'aie pour une pareille démarche... Si vous désirez que j'intervienne?

MÉDÉRIC

Non ! Oh I non ! vous vous feriez rouler.

LE COMTE

C'est possible I

MÉDÉRIC

C'est certain... Eh bien, nous voil:\ tout i\ fait d'accord. Qu'on amène la victime, je suis prêt î\ la sacrifier. Seulement, qu'on se dépêche, parce que, A quatre heures, je file.

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