ACTE PREMIER
conlrer tivec vous, il ne se serait pas présenté los mains vicies. Il eût apporté quelques Heurs.
DBNISB.
Monsieur le vicomte est le bienvenu tel qu'il est.
LE COMTE
Charmant 1 mais c'est égal! S'il avait pu prévoir, il eiH apporté quelques fleurs, (a MM^ric.) Dites qoel-
MËUÉHIC.
Mademoiselle, je ne sais pas si j'ai la berlu«^.
LB COMTE, à part.
Hum! la berlue!...
uAdèrïg.
Mais il me semble que nous nous sommes déjà rencontrôs ({uelque part.
DBNISE.
Je lo crois aussi.
MÉDÉRIC
Par exemple, le diable m'emporte si je sais où!
LE COMTE, à part.
Hum! Id diable l'emporte!...
DENISE
Moi, je me souviens.
MÉDÉRIC
\h ! bien, vous seriez vraiment gentille, alors...
DBNISE, ûûii;
Ne serait-ce pas, par hasard, sur l'omnibus de la Madeleine?
MÉDÉRIC
Si! PartaitementI je me rappelle! Et on peut dire
que cette rencontre fut vraiment providentielle, car ça ne m'arrive pas souvent de prendre un omnibus; mais ce jour-là, j'avais attrapé une telle culotte !...
LE COMTE
Vicomte !... une culotte !
DENISE, à part.
Au moins, lui, il ne fait pas de phrases 1
MÉDÉRIG.
Vous étiez avec une grosse dame?
DENISE
Ma mère.
MÉDÉRIG.
Ah ! c'était madame votre mère ? Elle est très bien ! Figurez-vous, mon oncle, j'étais dans l'intérieur de l'omnibus et mademoiselle était avec sa mère sur la plate -forme.
LE GOMTE.
Je sais... je sais... on m'a conté...
Tiens^ vous ne le disiez pas I
DENISE
Quand je pense que vous avez eu un duel pour nousl... nous avons été bien inquiètes, allezl
MÉDÉRIG.
Vraiment? (a part.) Elle est gentille! (Haut.) Il n'y avait pas de quoi... Deux balles sans résultat!
LE GOMTE.
En agissant de la sorte, mademoiselle, mon neveu n'a fait que suivre les traditions de sa race. Un de nos aïeux, le chevalier Fulbert Médéric de Champ-