‹ La layette, comédie en trois actesChapitre 19 sur 115 · ACTE PRKMIER · texte numérisé non relu

ACTE PRKMIER

MÉDÊUIC. I

Oui, n'est-ce pas? •

LE COMTE, à part.

C'est incroyable ce qu'on apprend aux jeunes Ailes, mùnten:int!

DENISE

El s'il a un conseil judiciaire, c'est qu'il a le cœur sur lu main el qu'il jette l'urgent par lu fenôtre.

MÉDËRIG.

Voilà I J'uiiue à jeter l'argent par la fenêtre*

DENISE

Et moi, je ne déteste pus çu ! Le tout est de savoir le ramasser.

MKDKUIG.

Très malin. Ahi mais dites donc, faites attention... C'est qu'avec mon air bonasse, j'ai vite fait de m'emballer.

DENISE

Je sais bien.

MÉDÉRIC

Je m'allume facilement, et si vous continuez, je suis capable de me toquer de vous tout à fait, vous entendez?

DEN'I.«iB.

Je n'y verrais aucun mal !

MI^DÉRIC

Vrai?... Ça y est, jo suis pincé!... Mon oncle, préparez la galette.

LE COMTE

Quelle galette?

MÉDÉRIG.

Le chèque, baillez-moi le chèque!... pour la morganatique, comme vous dites, (a Denise.) Ce soir, je serai libre,

DENISE

Il est peut-être bon que vous connaissiez les conditions.

MÉDÉRIG.

Inutile. Je les accepte,

DENISE

Mon père me donne 500.000 francs.

MÉDÉRIG.

Un million, si ça lui fait plaisir... je ne suis pas regardant.

DENISE

400.000 francs comptant et 25.000 francs pour la layette. Il tient à avoir des petits-enfants.

MÉDÉRIG.

Il en aura, soyez tranquille I Mon oncle, la branche aînée des Ghampfarci peut s'apprêter à pousser quelques rameaux ! Mademoiselle, j'ai besoin de ma journée pour liquider. Puis-je me présenter démain à la première heure ?

Dès ce soir, si vous voulez.

MÉDÉRIG.

Ce serait peut-être un peu court. Je tiens à me présenter les mains nettes.

DENISE

Mon beau-frère revient aujourd'hui même de

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