ACTE PRKMIER
MÉDÊUIC. I
Oui, n'est-ce pas? •
LE COMTE, à part.
C'est incroyable ce qu'on apprend aux jeunes Ailes, mùnten:int!
DENISE
El s'il a un conseil judiciaire, c'est qu'il a le cœur sur lu main el qu'il jette l'urgent par lu fenôtre.
MÉDËRIG.
Voilà I J'uiiue à jeter l'argent par la fenêtre*
DENISE
Et moi, je ne déteste pus çu ! Le tout est de savoir le ramasser.
MKDKUIG.
Très malin. Ahi mais dites donc, faites attention... C'est qu'avec mon air bonasse, j'ai vite fait de m'emballer.
DENISE
Je sais bien.
MÉDÉRIC
Je m'allume facilement, et si vous continuez, je suis capable de me toquer de vous tout à fait, vous entendez?
DEN'I.«iB.
Je n'y verrais aucun mal !
MI^DÉRIC
Vrai?... Ça y est, jo suis pincé!... Mon oncle, préparez la galette.
LE COMTE
Quelle galette?
MÉDÉRIG.
Le chèque, baillez-moi le chèque!... pour la morganatique, comme vous dites, (a Denise.) Ce soir, je serai libre,
DENISE
Il est peut-être bon que vous connaissiez les conditions.
MÉDÉRIG.
Inutile. Je les accepte,
DENISE
Mon père me donne 500.000 francs.
MÉDÉRIG.
Un million, si ça lui fait plaisir... je ne suis pas regardant.
DENISE
400.000 francs comptant et 25.000 francs pour la layette. Il tient à avoir des petits-enfants.
MÉDÉRIG.
Il en aura, soyez tranquille I Mon oncle, la branche aînée des Ghampfarci peut s'apprêter à pousser quelques rameaux ! Mademoiselle, j'ai besoin de ma journée pour liquider. Puis-je me présenter démain à la première heure ?
Dès ce soir, si vous voulez.
MÉDÉRIG.
Ce serait peut-être un peu court. Je tiens à me présenter les mains nettes.
DENISE
Mon beau-frère revient aujourd'hui même de