ACTE PREMIER
(H«iiri«tt« lort.) Beau>pére, dans ma dernière lettre, je vous parlnis d'une surprise.
LA ROUSSB.
Ah I oui, au fait I Qu'est-ce que c'est ?
LKTOURNEUX.
Vous ne devinez pas ?
Ma foi, non... un bibelot quelconque ? une peau d'ours?
HenrietU entre poriaDt ua enfaot en maillot. LETOURNEUX.
Vous n'y êtes pas... Regardez.
LA RODSSB.
Encore un enfant?
LETOURNEUX
Notre petit dernier... un Ecossais.
Ah ! mes enfants 1 Vous nie comblez !
HENRIETTE
£f:t-il beau I hein ? (a aon p4re.) Nous l'avons appelé Constant; comme toi.
LA ROUSSB.
Je suis ému vraiment. Je vous avais demandé qua* tre enfants, vous m'en donnez cinq.
HENRIETTE
Celui-là sera par dessus le marché.
LBTOURNEUX, à part.
Ahl noni merci!
CLÉMENTINE
^ Moi qui vous félicitais de votre sagesse.
Vous voyez... je ne m'en porte pas plus mal.
LA ROUSSE, qui a pris l'enfant.
Est-il gras... est-il dodu 1
LETOURNEUX
Trop! Je ne suis pas content de la nourrice! Son lait est farineux !
HENRIETTE
Qu'est-ce que tu en sais?
LETOURNEUX
J'y ai goûté!
HENRIETTE
En voilà une idée ! De quoi te mêles-tu ?
LETOURNEUX
Le devoir d'un père est de goûter la nourrice. Un père ne doit rien négliger quand il s'agit de la santé de ses enfants.
HENRIETTE
C'est mon affaire.
LETOURNEUX
La mienne aussi.
HENRIETTE
Non.
LETOURNEUX
Si.
Vous n'allez pas vous chamailler ?
HENRIETTE
Si tu crois que nous nous en privons I Nous som*