‹ La layette, comédie en trois actesChapitre 40 sur 115 · ACTE DlUXliMB · texte numérisé non relu

ACTE DlUXliMB

OLOA.

Vous m'avez demandé à organiser la partie, j'y ai consenti, mais je n'ontends pas que ma maison dégénère en tripot.

LB OÉNâRALt d« ploa en plus iadlgai.

Baronne, vous avez des mots!... vraiment I Ahl aht

OLOA.

Mon salon n'est pas un claque>dent8t

LB OÉNÉRAL, au combla.

Un cluque-dents I ah I ah ! Vous oubliez que j'ai été croupier dans un grand cercle!

OLGA

Oui, en attendant, il vient ici des gens que je ne connais inôiue pas... des uniis à vous.

LB OfiNÉRAL.

Des gens très comme il faut, parmi lesquels des philosophes très distingués.

OLOA.

Enfin, vous m'avez comprise, n'est-ce pas?... Vous avez la cagnotte. Gela doit vous suffire.

LK GÉNÉRAL

Baronne, vous êtes injuste. Gomment tricheraisje ? je ne joue jamais.

OLOA.

Non, mais vous pariez... et toujours du bon cdtét

LE OfiKh'^nAL.

Un pur hasard I

OLGA

C'est comme cette manie de vous intituler gêné* -rai.

LE GÉNÉRAL

Ce sont VOS amis qui m'appellent ainsi^ ils trouvent que j'ai une tête d'officier... exotique.

OLGA, continuant.

Et de m'appeler votre nièce.

LE GÉNÉRAL

Ah ça, par exemple, baronne, c'est vous-même...

OLGA

Entre nous, pour plaisanter... Mais vous n'allez pas le prendre au sérieux, j'imagine, et vous figurer que c'est arrivé!... Vous me rendriez ridicule à la fin.

LE GÉNÉRAL, exaspéré.

Baronne, vous me faites beaucoup de peine.

OLGA

Je veux bien me rappeler que nous sommes d'anciens camarades, que nous avons joué la comédie ensemble... mais...

LE GÉNÉRAL

Nous débutâmes le même jour... à Perpignan... dans « la Dame aux Camélias » je jouais le père Duval! Encore une panne!...

OLGA

Une panne, la scène de Marguerite et du père Duval ! Oh ! ne me dites pas ça ! Quelle scène, au contraire!... Vous vous rappelez : « ainsi, quoi qu'elle fasse, la créature tombée ne se relèvera jamais. Dieu lui pardonnera peut-être, mais le monde sera inflexible. » Quelle émotion! J'étais arrivée à pleurer de vraies larmes !

LE GÉNÉRAL

Moi, pas. Je n'ai jamais pu pleurer de vraies lar-

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