ACTE DlUXliMB
OLOA.
Vous m'avez demandé à organiser la partie, j'y ai consenti, mais je n'ontends pas que ma maison dégénère en tripot.
LB OÉNâRALt d« ploa en plus iadlgai.
Baronne, vous avez des mots!... vraiment I Ahl aht
OLOA.
Mon salon n'est pas un claque>dent8t
LB OÉNÉRAL, au combla.
Un cluque-dents I ah I ah ! Vous oubliez que j'ai été croupier dans un grand cercle!
OLGA
Oui, en attendant, il vient ici des gens que je ne connais inôiue pas... des uniis à vous.
LB OfiNÉRAL.
Des gens très comme il faut, parmi lesquels des philosophes très distingués.
OLOA.
Enfin, vous m'avez comprise, n'est-ce pas?... Vous avez la cagnotte. Gela doit vous suffire.
LK GÉNÉRAL
Baronne, vous êtes injuste. Gomment tricheraisje ? je ne joue jamais.
OLOA.
Non, mais vous pariez... et toujours du bon cdtét
LE OfiKh'^nAL.
Un pur hasard I
OLGA
C'est comme cette manie de vous intituler gêné* -rai.
LE GÉNÉRAL
Ce sont VOS amis qui m'appellent ainsi^ ils trouvent que j'ai une tête d'officier... exotique.
OLGA, continuant.
Et de m'appeler votre nièce.
LE GÉNÉRAL
Ah ça, par exemple, baronne, c'est vous-même...
OLGA
Entre nous, pour plaisanter... Mais vous n'allez pas le prendre au sérieux, j'imagine, et vous figurer que c'est arrivé!... Vous me rendriez ridicule à la fin.
LE GÉNÉRAL, exaspéré.
Baronne, vous me faites beaucoup de peine.
OLGA
Je veux bien me rappeler que nous sommes d'anciens camarades, que nous avons joué la comédie ensemble... mais...
LE GÉNÉRAL
Nous débutâmes le même jour... à Perpignan... dans « la Dame aux Camélias » je jouais le père Duval! Encore une panne!...
OLGA
Une panne, la scène de Marguerite et du père Duval ! Oh ! ne me dites pas ça ! Quelle scène, au contraire!... Vous vous rappelez : « ainsi, quoi qu'elle fasse, la créature tombée ne se relèvera jamais. Dieu lui pardonnera peut-être, mais le monde sera inflexible. » Quelle émotion! J'étais arrivée à pleurer de vraies larmes !
LE GÉNÉRAL
Moi, pas. Je n'ai jamais pu pleurer de vraies lar-