ACTE DEUXIÈME
(Allant et venaut.) Mu parole^ on n'a pas idée d'une uhose pareille... Mais je ne céderai past je ne céderai pasi On no se moquera pas de moi... Aht non!
OLQA, k part.
Il est tout à fait chez lui! (Haut.) Alors, il s'est moqué de vous, votre beau-pére?
LBTOUHNKUX.
En plein!
OLOA.
Il n'a pas payé la dot?
LETOURNBUX.
Si, la dot, il l'a payée : 400,000 francs.
OLQA.
C'est gentil.
LBTOUBNEUX.
Pas mal. Mais mon beau-père avait promis, en outre» 25,000 francs à chaque enfant }>our la layette.
25,000 francs pour... Hél hé! dites donc...
LETOURNBUX.
Ça n'est pas le Pérou, mais enfin...
OLOA.
A la bonne heure I Vous ne gâtez pas le métier.
LBTOURNBUX.
Bédame I Pour les quatre premiers, pas de difficultés, je touche à présentation ; mais voilà que pour Constant, i.ion petit dernier, mon beau-pére refuse de payer.
OLOA.
C'est indélicat.
LETOURNEUX
J'insiste. Mon beau-père se fâche, moi aussi. Ma femme s'en mêle et finalement me déclare qu'à l'avenir, elle ne se prêtera plus à de pareils malentendus.
OLGA
Ah! ahl bouclé!
LETOURNEUX
Ah! C'est comme ça, m'écriai-je. Ah! c'est comme ça! Eh bien! je vais chez ma maîtresse! Là-dessus, tout le monde s'esclalfe... on se tord, d'un air de dire: une maîtresse, toi! Tune saurais seulement pas quoi en faire.
Je suis convaincue, au contraire...
LETOURNEUX
Eh bien, non, ils ont raison ! Ainsi, vous êtes là, près de moi, éclatante de beauté.
OLGA, modeste.
Oh!
LETOURNEUX
Eclatante de beauté, je le répète... un autre, à ma place... éprouverait certainement... moi, absolument rien.
OLGA, posant machinalement la main sur la jambe de Letourneux et le caressant négligemment.
Vous dites ça, mais je suis bien sûre...
LETOURNEUX, après un temps, comme se consultant.
Absolument rien!
OLGA, vexée.
Vous êtes donc en bois?
ACTK DEUXIEME 97
LKTOUHNBUX.
Puisque je vous dis que j'ui cinq enfants.
OLOA., v«x^.
Ils ne sont peut>ôtre pas à vous.
LKTOURNKUX, aa flohaat.
Ah! prenez gardn !... je suis bon garçon... Mais je ne tolérerais pas (]u'on touche ù une personne qui...
OLGA,
Dites dune, mon cher, si vous n'ôtes pas content, vous savez...
Ella lai indiqua la porta.
LBTOUHNBUX.
Vous avez raison I... Excusez-moi I... Vous êtes chez vousl Par conséquent... Ça été plus fort que moi!... Je me suis laissé emporter par un sentiment que vous devez comprendre. Je ne suis pas un homme de plaisir, moi. Je suis un homme de foyer. J'aime la t'amille, chez moi, c'est un culte.
OLOA, aa lavant.
Eh bien, gardez«le, votre culte' .. (a part.) Il m'embête.
LBTOURNBUX.
Ecoutez, baronne, tout à l'heure, j'ai téléphoné à mon beau-père que vous étiez ma mo (tresse. . Ce n'est pas, malheureusement. Tout ce que je vous demande, c'est de m'autoriser vis-à-vis de lui A faire comme si...
OLGA
Comme si quoi ?
LBTOURNBUX.
Eh bien,couiui6 si, tous les deux ..
Il est extraordinaire I
LETOURNEUX
Je saurai d'ailleurs reconnaître un pareil service.
Et pour commencer... ^Fouillant dans son portefeuille.)
Vous me ferez plaisir en acceptant...
LE GÉNÉRAL, redescendant.
Nous gagnons 50 louis, cher monsieur... En voici la moitié.
Il lui donne un billet.
LETOURNEUX
Tiens 1 ça tombe à pic I Baronne, permettez-moi de vous offrir ce modeste billet.
OLGA, prenant le billet.
Pour mes pauvres I (a part.) Pour ce que ça lui coûte 1
LE GÉNÉRAL
Je vous propose de vous en tenir là pour l'instant.
LETOURNEUX
Bon, bon, oui, soyons prudents.
LE GÉNÉRAL
Plus tard vous prendrez la main et vous choisirez les cartes roses.
LETOURNEUX
Ahl pourquoi?
Au jeu, je suis fantaisiste.
LETOURNEUX
Bon! bon! (a part.) Je viens de donner cinq cents francs à la baronne; il est juste que je les porte au compte de mon beau-père.