ACTE TROISIÈH^ l&l
LBTOURNBUX.
Je rentre dans un état lamentable, meurtri, démoli, i\ moitié claqué. Tu ne me demandes seulement pas d'où je viens.
HBNRIBTTB.
Vous êtes parti en disant que voua alliez vous amuser... Ohé! ohél
LBTOURNEDX.
Est-ce que j'ai l'air d'un homme qui s'est amusé ?
HBNRIBTTB*
Ce n'est pas de ma faute !
LBTOURNBUX.
Si» c'est de ta faute !
HBNRIBTTB.
Vraiment I... Au surplus, je ne veux pas discuter! Il vous convient de vous lancer dans la vie joyeuse... Je vous laisse absolument libre.
LBTOURNEUX.
Je ne suis pas faît pour celte existence-là, tu le suis bien!...
HBNRIBTTB.
C'est affaire à vous !... Pour mol, je m'en tiens ft la résolution que j'ai prise.
LKTOUUNBUX.
Ta chambre de jeune fllle ?
HBNRIBTTB.
Parfaitement!
LBTOURNBUX.
Ce n'est pas sérieux.
HBNRIBTTB.
Nous verrons bien!
LETOURNEUX
Tu ne peux pas reprendre ta chambre de jeune fille, ce ne serait pas convenable.
HENRIETTE
Parce que ?
LETOURNEUX
Mais parce que... parce que tu n'es plus une jeune fille, voyons I.
HENRIETTE
Je le redeviendrai !
LETOURNEUX
Ahl non! nont... Tu aurais beau invoquer saint Antoine de Padoue!... Non!...
[HENRIETTE
Je ne sais pas ce que vous voulez dire.
LETOURNEUX
Si, mais qu'importe!... Démon côté, tu me con- • nais, je ne sais pas si tu m'apprécies, mais enfin, tu Sie connais... Il me serait tout à fait impossible de redevenir petit jeune homme.
. , ,. i HENRIETTE.
Ce n'est pas mon affaire.
LETOURNEUX
Mais si, mais si, au contraire.
HENRIETTE
Vous prendrez une maîtresse... vous irez chez des
cocottes...
LETOURNEUX, énergique.
Ça, jamais ! Ne me demande pas des choses impossibles.