‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 114 sur 120 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

Jours de deuil ! plus de nids sous le feuillage vert ; Les chantres de l'été désertent nos bocages ; On n'entend que le cri de l'oiseau dans les cages, Avec les coups de bec sonores du pivert.

De jaunissants débris le gazon s'est couvert ; Les grands boeufs tristement reviennent des pacages ; Et la sarcelle brune, au bord des marécages. Prend son essor pour fuir l'approche de l'hiver.

Aux arbres dépouillés la brise se lamente ; A l'horizon blafard, l'aile de la tourmente Fouette et chasse vers nous d'immenses oiseaux gris . . .

D-es passants tout en noir gagnent le cimetière ; Suivons-les, et donnons notre pensée entière. Pour un instant, à ceux que la mort nous a pris.

L'Aquilon siffle, et la feuille des bois

A flots bruvants dans les airs tourbillonne.

MlLLEVOYE.

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