A MES SONNETS
Pauvres petits oiseaux que le caprice enlève Aux paisibles abris de vos taillis secrets^ Vous allez demander aux regards indiscrets Un peu de cet éclat que toute enfance rêve.
Pauvres petits oiseaux, sur vos humbles attraits Vous voulez, dites-vous, que l'aurore se lève... Mais dans les pleurs souvent un beau songe s'achève. Et la gloire a coûté bien des cuisants regrets.
N'importe! ouvrez au vent vos ailes frémissantes. Bravez, petits oiseaux, nos saisons menaçantes : La tempête a toujours son lendemain vermeil;
La pelouse a des tons plus verts après l'averse ; Et l'azur vif où nul nuage ne se berce Ne sait pas refléter les rayons du soleil.