‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 116 sur 120 · A MES SONNETS · texte numérisé non relu

A MES SONNETS

Pauvres petits oiseaux que le caprice enlève Aux paisibles abris de vos taillis secrets^ Vous allez demander aux regards indiscrets Un peu de cet éclat que toute enfance rêve.

Pauvres petits oiseaux, sur vos humbles attraits Vous voulez, dites-vous, que l'aurore se lève... Mais dans les pleurs souvent un beau songe s'achève. Et la gloire a coûté bien des cuisants regrets.

N'importe! ouvrez au vent vos ailes frémissantes. Bravez, petits oiseaux, nos saisons menaçantes : La tempête a toujours son lendemain vermeil;

La pelouse a des tons plus verts après l'averse ; Et l'azur vif où nul nuage ne se berce Ne sait pas refléter les rayons du soleil.

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