A UNE ORPHELINE
Heureux le cœur de rhomme à qui Dieu n'a pas demandé de larmes pour le tombeau d'une mère.
Chs Sainte-Foi.
Dis, mon ange, pourquoi cette pâleur étrange ? Pourquoi ton doux regard semble-t-il s'attrister ? La beauté sur ta joue a posé sa main d'ange ; Tu ne devrais savoir que sourire et chanter.
L'existence, il est vrai, perd bien vite ses charmes J'ai vu de jeunes fronts blanchis avant le temps ; Mais l'œil des chérubins ne verse pas de larmes, Et la bise d'automne est muette au printemps.
Laisse à ton père, à moi, soucis et peine amère, Fardeau qui bien souvent fait plier nos genoux . . . Mais, entre deux sanglots, ta lèvre a dit : " Ma mère ! " Ah ! pauvre ange, pardon : viens pleurer avec nous !