‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 31 sur 120 · A UNE ORPHELINE · texte numérisé non relu

A UNE ORPHELINE

Heureux le cœur de rhomme à qui Dieu n'a pas demandé de larmes pour le tombeau d'une mère.

Chs Sainte-Foi.

Dis, mon ange, pourquoi cette pâleur étrange ? Pourquoi ton doux regard semble-t-il s'attrister ? La beauté sur ta joue a posé sa main d'ange ; Tu ne devrais savoir que sourire et chanter.

L'existence, il est vrai, perd bien vite ses charmes J'ai vu de jeunes fronts blanchis avant le temps ; Mais l'œil des chérubins ne verse pas de larmes, Et la bise d'automne est muette au printemps.

Laisse à ton père, à moi, soucis et peine amère, Fardeau qui bien souvent fait plier nos genoux . . . Mais, entre deux sanglots, ta lèvre a dit : " Ma mère ! " Ah ! pauvre ange, pardon : viens pleurer avec nous !

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