‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 40 sur 120 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Quand le rude Equinoxe, avec son froid cortège, Quitte nos horizons moins inhospitaliers. Sur nos champs de frimas s'abattent par milliers Ces visiteurs ailés quon nomme Oiseaux de neige.

De graines nulle part, nul feuillage au^ halliers. Contre la giboulée et nos vents de Norvège, Seul le regard d'en haut les abrite, et protège Ces courriers du soleil en butte aux oiseliers.

Chers petits voyageurs, sous le givre et la grêle, Vov^ voltigez gaîment, et Von voit sur voire aile Luire un premier rayon du printemps attardé.

Allez, tourbillonnez autour des avalanches ;

Sans peur, aux flocons blancs mêlez vos plumes blanches

Le faible que Dieu garde est toujours bien gardé.

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