‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 51 sur 120 · CAUGHNAWAGA · texte numérisé non relu

CAUGHNAWAGA

C'est le dernier soupir d'un monde agonisant. Venez voir ces débris des antiques peuplades, Anciens rois du désert, terribles ancelades Ecrasés sous le poids des choses d'à présent.

Arrêtons-nous ici, non loin de ces cascades. Regardez ce hameau qui n'a rien d'imposant. C'est là . . . Dire qu'on peut visiter en causant Ces lieux témoins de tant de fauves embuscades. . .

Est-ce notre regard ou l'histoire qui ment ? Qu'êtes-vous devenus, guerriers roux des prairies. Farouches Iroquois ? — O désappointement !

Sans même recourir aux moindres jongleries, Le chef de la tribu, marchand d'épiceries, Avec l'accent anglais nous parle bas-normand.

Oh ! le jardin, le parc, la colline, la plaine.

Les sentiers, les oiseaux dont la feuillée est pleine.

AUG. Vacquerib.

SPEXCEK WOOD

A Mlles Letellier de Saint-Just,

En amont de Québec, ou fait la découverte D'un pavillon tout blanc coquettement posé Sur l'angle à pic d'un roc au long flanc ardoisé, Et donc la large épaule est de grands pins couverte.

Plus loin, s'il plonge un peu sur le sommet boisé, L'œil aperçoit, au fond d'une clairière verte. Une altière villa dont la porte entr'ouverte Dresse droit devant vous son tympan pavoisé.

Vaste piazza, sentiers fleuris, fraîches ramures. Bosquets pleins de parfums, d'oiseaux et de murmures, Site revu souvent, et toujours contemplé !

C'est Spencer Wood, joli tableau, riant poème. Foyer que la Patrie offre à son chef suprême. Et qui jamais ne fut plus noblement peuplé.

Tout cérémonial est banni de ces lieux.

CÎOLIN d'EL^lkleville.

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