‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 96 sur 120 · LE VIEUX MONTREAL · texte numérisé non relu

LE VIEUX MONTREAL

Dans leurs excursions des tropiques aux pôles, Nos pères, à travers fleuves, monts et marais, Avec leurs vieux mousquets gelés sur leurs épaules, Ouvraient à deux battants les portes du progrès.

Sur le flanc des rochers ou du fond des forêts, Leur baguette faisait surgir des métropoles. . . C'est par eux, Montréal, que tu nous apparais Désormais le front ceint d'un bandeau de coupoles.

Salut, pages où l'art a, d'un savant pinceau,

Su, presque pas à pas, retracer le berceau

D'un grand centre aujourd'hui peuplé de fortes races I

Chacun de nous, devant ce passé disparu.

Doit se dire, en voyant le chemin parcouru :

Nos aïeux étaient grands; sachons suivre leurs traces!

C'est quelque chose encor que de faire un beau rêve !

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