CITATIONS ET OBSERVATIONS
DECORATIONS.
Chevalier de l'Ordre delà Légion d'honneur 22 septembrel835.
Officier de l'Ordre de la Légion
d'honneur 9 novembre 1845.
Commandeur de l'Ordre de la i
Légion d'honneur 16 août 1856.
Grand officier de l'Ordre de la Légion d'honneur 20 juin 1859.
Grand-croix de l'Ordre de la Légion d'honneur 2 juillet 1863.
A reçu la médaille militaire. . . 28 avril 1865.
A reçu la médaille d'Italie ... en 1859.
A reçu la médaille du Mexique .
Autorisé à accepter et à porter :
l°La décoration de l'Ordre royal de Charles III d'Espagne . . . 27 février 1838.
2" La décoration de chevalier de
1" classe de l'Ordre royal et
militaire de Saint-Ferdinand
d'Espagne 4 janvier 18il.
3" La décoration de chevalier de
l'Ordre royal d'Isabelle-la-Ca-
tholique 4 janvier 1841.
4° A reçu la médaille de la reine
d'Angleterre (Grimée) .... en 1855.
5* La décoration de chevalier
compagnon de l'Ordre du Bain
(Angleterre) 26 avril 1856.
6» A reçu la médaille de la valeur
militaire de Sardaigne, autorisation du 10 juin 1857.
Certifié conforme aux registres déposés ^u bureau et aux pièces du dossier.
Paris, le 11 mai 1872.
Vérifié : Signé : Di;uus.
Le sous-chef.
Signé : F. Pollet. Vu : Le chef de bureau,
Signé : E. Lamy.
Le chef du !•' service,
Signé : de Boucheman.
Les états de service que l'on vient de lire, et qui,
comme je l'ai dit plus haut, sont enregistrés à la papi'C 3 du compte rendu authentique du procès de Trianon, sont pleins d'erreurs.
Indépendamment des fausses dates que j'ai signalées, de nombreuses mutations n'ont pas été portées.
Ce qui est tout à fait étrange, c'est qu'il n'y est pas dit un mot de la glorieuse expédition de Kinbourn, dont le commandement fut confié au général Bazaine, et qui offrit cette particularité, qu'un général français avait sous ses ordres non seulement un général anglais, mais encore un fort contingent de l'armée anglaise. Il n'y a également pas trace des deux blessures reçues par le capitaine Bazaine, lorsqu'il faisait partie de la division auxiliaire française en Espagne.
La blessure reçue à Borny en 1870 par le marécha.' n'y figure pas non plus. Des décorations sont omises, entre autres les grands cordons de la Guadeloupe et de l'Aigle du Mexique. Mais ce qui est plus grave, ce qui est presque inexplicable, c'est que, dans des états de service qui avaient une grande importance, puisque, dans la lettre adressée par M. le duc d'Aumalc et les juges au ministre de la Guerre, afin de le prier de s'unir à eux pour solliciter la clémence du Président de la République, il est dit :
« Considérez l'état des services de l'engagé volontaire de 1831 ; comptez les campagnes, les blessures, les actions d'éclat qui lui ont valu le bâton de maréchal, etc. » >
Eh bien ! dans ces états de service, on a omis de faire figurer les citations à l'ordre de l'armée qui sont, pour un soldat, ses véritables titres de noblesse. Les voici :
Cité à l'ordre de la division auxiliaire française pour s'être défendu pendant six jours, du 16 au 22 sep- ;embre 1835, dans le village de Pons (Catalogne), contre un ennemi bien supérieur en nombre;
Cité en outre à l'ordre de la division auxiliaire française pour les affaires d'Aronitz Villatuerta et Allô [N'avarre);
Cité dans le journal du blocus de la place de Miiana (12 juin-8 novembre 1840), comme ayant rendu es plus grands services ;
Cité dans le rapport du gouverneur général de 'Algérie, comme ayant pris une part toute spéciale lUX événements qui ont amené la reddition d'Abd-ellader (janvier 1848) ;
Cité à l'ordre général de l'armée d'Orient, n" 206, }n date du 5 mai 1855, pour sa conduite au combat le nuit du 1" au 2 mai ;
Cité à l'ordre général du corps expéditionnaire du [exique, n" 119, en date du 31 mars 1863, comme liyant conduit le 29 les troupes à l'assaut de Puebla, ^vec autant d'intelligence que d'intrépidité.
Ces citations, ces actions d'éclat devaient avoir, je le répète, d'autant plus de valeur que les juges de Bazaine avaient à considérer ses états de service.
Gomment peut-il se faire qu'une pareille omission ait été commisej?
Je souhaite que les autres pièces du procès soumises au Conseil de guerre de Trianon aient été plus régulières.
Mais je ne puis cependant omettre de signaler que l'ordre du jour de M. le général de Ladmirault, gouverneur de Paris en 1873, enregistré à la première page du compte rendu des débats, qui faisait connaître la nomination du président et celles des juges, n'est pas daté. Par conséquent, de deux choses l'une : ou ce compte rendu a été fait avec une légèreté coupable pour ne pas dire davantage ; ou réellement l'ordre du jour n'était pas daté, et, dans ce cas, je laisse le lecteur en tirer les conclusions qu'il voudra.
Une dernière remarque.
J'ai sous les yeux trois expéditions des états de service du maréchal Bazaine, signés, paraphés et timbrés selon toutes les formes voulues. La première est ea date de septembre 1854 ; la seconde, du H mai 1872; et la troisième, du 17 décembre 1887.
Ces expéditions, — qui toutes trois sont cctiflées conformes, — sont différentes 1