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cantiques se répandent dans les airs. L’heure mémorable a sonné.
Cyriaque, sur le front duguel Dieu a imprimé un caractére de foi et de dignité tout extraordinaire, adresse une derniére fois la parole 4 cette belle pléiade de confesseurs :
« Enfants bien-aimés, encore quelques instants, et le ciel « va s‘ouvrir pour assister a votre triomphe. L’ennemi nous « attend, espérant enseyelir notre Eglise dans le sang des « martyrs. Apprenons aux paiens par notre mort joyeuse « que nos espérances ne sont pas de ce monde, et que leur « colére consacrera notre bonheur. Souvenez-vous, enfants « bien-aimés, des paroles du Seigneur; invoquez le sou- « venir de ceux que vous allez rejoindre au ciel; et humbles, « mais ples de force, doux et ardents, volez au combat. « L’aréne est ouverte, entendez les cris de ceux qui vien- « nent & nous. Ce sont des libérateurs; prions pour nos « bourreaux. Les yeux désormais levés vers la sainte patrie, « marchez, Vierges intrépides; volez au-devant de l’Epoux de « vos ames. La palme est préte, les anges vous tendent des « couronnes, allez régner dans la bienheureuse éternité! »
Les barbares, attirés par la vue des navires, ont bientot
reconnu ces chrétiens, dont ils maudissent la race. Ivres de
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