‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 46 sur 179 · HH] | KL · texte numérisé non relu

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d’une autre cohorte. Elle s’y fit chérir par la grande douceur de ses meeurs. Elle ne donna jamais d’ordres 4 ses compagnes ; elle ne les conduisit que par l’exemple le plus soutenu et la persuasion la plus affectueuse.

Avitus, roi de la peuplade appelée les Dannoniens, aux environs d’Exeter, conduisit a la fille de Théonote quatre cent cinquante-six vierges. Columbia et Odilia se distinguérent par leur candeur, leur amabilité. Columbia était la propre

fille d’Avitus, et Odilia sa niéce. Ursuleleur confia des co-

hortes 4.’une et 4 l’autre, et elles se montrérent dignes de ce

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rang élevé. Elles avaient été fiancées 4 des princes puissants

dans Albion ; mais, dociles 4 la voix du Ciel, ces filles ver-

tueuses fléchirent l'amour méme par leurs pieuses larmes.

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Dégagées de la parole qui les liait, elles conservérent le plus touchant souvenir des princes qui avaient consenti a ce sacrifice. Les liens de l’amitié qui les unissaient a Virginia, Chilindris, Eulalia et Julia, belles compagnes de leur enfance, devaient se resserrer pour I’éternité,

Chilindris, fille d’un noble guerrier, ami d’Avitus, fut

chargée de la conduite d’une cohorte, distinction honorable

wy sans doute, mais 4 laquelle sa modestie n’avait pas aspiré.

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Siranus, parent de la mére d’Ursule, vint offrir cent quatre-

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vingts jeunes et illustres beautés. Dans leur nombre, on vit la douce Eugenia ; Kuphronia, éclatante de beauté; Natalia, le modeéle des graces; et Elegantia, la tendre amie; et Sibilia, fille de Siramus et sceur d’Eugenia. Sibilia était renommée par sa prudence et par la plus rare sagacité. Ursule la pria de se charger de la conduite de mille de ses compagnes. Sibilia ne répliqua pot : elle obéit.

Grace au zéle dillustres pontifes qui prodignérent tous leur concours 4 une cause aussi belle que pleine d’avenir pour la foi, la fleur des vierges vint partout se ranger sous leur banniére. Un grand nombre de matrones vénérables s’attachérent aux pas de leurs filles. Plusieurs princes, l’espoir du trone, briguérent la gloire de suivre ces vierges et de parlager les dangers que ces ames généreuses préferaicnt a l’éclat du diadéme et méme aux douceurs de union conjugale. Les plus vertueux des princes furent admis dans le corlége virginal. Ils devaient étre les protecteurs et les défenseurs de ce corps sacré dans le voyage si périlleux qu’ils allaient entreprendre.

Un succés merveilleux couronna les efforts des infatigables pontifes. Plusieurs milliers de vierges, unissant les graces

) la candeur, la naissance la plus illustre 4 la sainteté des

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