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ce riche essaim de vierges, comme une bande brillante d’oiseaux de paradis, prenait son vol vers les vaisseaux.
On déployait les voiles, on hissait les mats, on tendait les cordages, on agitail les rames, le tout avec ordre et habileté; puis, gagnant le large, les navires marchaient tous de front, lantot se séparaient, feignant la fuite ou l’attaque, tournaient d tribord, 4 babord, avec une agilité merveilleuse.
C'est ainsi que, par mille exercices de ce genre, ces jeunes pilotes ne laissaient aucune prise aux tentations de lesprit du mal.
Ce qu'il y a de prodigieux, c'est que ces simulacres de guerre s’effectuaient sans Je concours d’aucun homme, d'aucun nautonier; c’était en se jouant que les vierges seules conduisaient Jeurs navires.
Ursule, selon son habitude, gouvernait seule son navire sans effort et le conduisait beaucoup plustoin que ceux de ses compagnes. Ainsi qu’on en peut juger, ce travail a la fois agréable et utile était bien propre a raffermir les forces du corps, 4 parer aux peines et aux fatigues 4 venir de la navigation.
La vigilance qu’exercait avec tant de sollicitude sur
une réunion aussi nombreuse une si jeune et si tendre
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jours. Mais les mois, en s
quefois toute une journée.
ces courageuses Compagnes.
tout ou le devoir les appelait.
Aussi n’était-il pas étonnant de voir découler de cette
sainte vie une paix inaltérable, une joie, une jubilation par-
Les fluctuations de la mer variaient ’heure des exercices maritimes. Tantot c’était le matin, tantét c’était vers le mileu du jour que l’embarquement avait lieu; et, selon que
les vents étaient propices, la promenade se prolongeait quel-
Le roi, accompagné de sa famille, des grands de la cour,
entouré d’une foule toujours avide de spectacle, survail au
meére lrouyait un puissant écho dans l’ame de ses coadjulrices; en sorte qu'il était difficile, avec tant de soins d'une part, tant de soumission de l’autre, que la légéreté,
la faiblesse, la concupiscence, imprimassent quelque tache d
On ne pouvait réver une colonie parfaite en quelques écoulant, laissaient voir l’admirabletravail de Dieu sur ces jeunes cceurs. Toutes s’efforcaient de briser les liens charnels, de dompter leur propre volonté pour la soumettre au service des autres, de suivre avec joie les ordres des supérieurs, quels quwils fussent, ne s’esti-
mant heureuses qu’en se déyouant au bonheur des autres.
“Cordula ressuseicte ung mort.
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