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C’est avec un mélange de respect et d’amour que nous avons longtemps étudié ces traditions innombrables des générations fidéles, ot la foi et la poésie chrétienne, ou
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les plus hautes lecons de la religion et les plus délicieuses créations de l’imagination I G g f s
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se confondaient dans une union si intime, qu’on ne saurait comment les décomposer.
Méme sinous n’avions pas le bonheur de croire avec une enticre simplicité aux merveilles
de la puissance divine qu’elles racontent, jamais nous ne nous sentirions le courage de mépriser les innocentes croyances qui ont ému et charmé des milliers de nos fréres
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pendant tant de siécles : tout ce qu'elles peuvent renfermer méme de puéril s’exalte et se sanctilie 4 nos yeux, pour avoir été l'objet de la foi de nos péres, de ceux
qui étaient plus prés du Christ que nous; et nous n’avons pas le cour-de dédaigner ce quils ont cru avec tant de ferveur, aimé avec tant de constance.
MonratemBert. — Histoire de Sainte Elisabeth. Int., p 155, édit. 1844.
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