‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 99 sur 179 · CONSUMMATUM EST · texte numérisé non relu

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Aprés la tempéte, le ciel calme ; aprés la colére divine, le

soleil de justice.

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Le Fils de Dieu, en se manifestant au monde, venait lui

rappeler les vérités premiéres qu’il avait oubliées, perfec-

tionner la loi qui n était plus en rapport avec les destinées

des peuples. Un philosophe habile etit cherché a profiter de

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Vascendant des empereurs pour gagner leurs faveurs et faci-

liter la propagation de sa doctrine. Mais le Fils de Dieu n’avait

nul besoin de Vappui des puissants. C’est aux déshérités de

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ce monde qu'il apportait la bonne nouvelle. Son symbole devail done étre en contradiction avec la loi paienne.

Au rationalisme qui avait conduit l’orgueilleuse raison aux plus grandes aberrations Jésus-Christ opposait une sagesse d’une sublime simplicité, qui parlait au cceur des plus ignorants.

Au culte superstitieux des paiens succédaient des dogmes solidement établis, soutenus par des miracles, sanctionnés par le sang des martyrs.

Quant aux meeurs, elles étaient si douces, qu’elles avaient reconstitué la famille dans toute son auguste acception. L’égalité chrétienne avait renversé l’égoisme et l’orgueil pour y substituer la charité, cette fille du ciel, et la fraternité, cet ange de la terre.

La gloire du christianisme devait éclipser toute splendeur humaine, puisque chaque combattant glorieux avait en perspective une couronne éternelle, et le plus beau royaume que l’dme puisse convoiter, leroyaume du Ciel.

Ces données générales sur le chrisianisme suffisent pour expliquer la rapidité de sa propagation, les vertus héroiques qu’il produisit 4 l’admiration des siécles, le courage de ses

défenseurs, son triomphe sur les cceurs.

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Le Christ savait bien que le simple exposé de sa doctrine

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souléverait contre lui le Juif orgueilleux, la haine de Rome.

Mais ce qu’il voulait, c’était sauver le monde, méme au prix

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