‹ La Légende de SémiramisChapitre 10 sur 56 · Hygin., Fab · texte numérisé non relu

Hygin., Fab

60. F. Nork, Biblische Mythologie, t. 2., p. 297; Renan, Mém. de l’Acad. des Inscr., nouv. sér., t. 23., 2° paït., p. 251.

Gr. P. 8, ed. Orelli.

62. P. Beer, Geschichte, Lehren und Meinungen aller Sekten der Juden, t. 1., p.35.

plus grand rôle dans les religions de l'Asie et s’y présentent en rapport avec les formes infiniment variées de la divinité féminine.

La déesse Syro-Philistine Nn9, que les Grecs ont appelée tantôt Dercéto et tantôt Atargatis, mais en appliquant plus spécialement le premier nom au culte d’Ascalon et le second au culte de l’Assyrie, ce qui semble révéler une différence dans les prononciations locales, cette déesse que la légende donnait pour la mère de Sémiramis, était adorée à Ascalon comme un être ichthyomorphe. 63 Et Diodore ajoute qu'on nourrissait dans l'étang de son temple des poissons sacrés. Tout un cycle de légendes se rattachait à cette forme donnée à la déesse. On a vu plus haut celle qui, dans Diodore, la montre se jetant dans le lac après avoir tué son amant. Les Lydiens racontaient qu’un de leurs compatriotes, Mopsus, précipita un jour la cruelle reine Atargatis, avec Ichthys (le poisson), son fils, dans ce même étang voisin d’Ascalon, où ils devinrent la proie des poissons. 64 À Bambyce, suivant une autre forme de la tradition, un grand poisson sauva un jour Dercéto, tombée dans le lac auprès du temple. De ce poisson naquirent deux autres poissons, comme lui révérés, et placés entre les astres, où le grand boit l’eau qui s’épanche de Purne du Verseau. % La grande déesse d'Hiérapolis ou Bambyce était en effet Nÿnÿ; son nom est ainsi écrit en caractères araméens sur la monnaie d’un dynaste de cette ville, contemporain des Achéménides, justifiant le rapport de Strabon, ‘7 qui dit qu'on l’appelait Atargatis ou Athara. Elle était adorée dans cette ville fameuse par son caractère de sainteté, sous une forme entièrement humaine. © Mais dans l'étang qui avoisinait son sanctuaire, comme la plupart de ceux de la Syrie et de la Phénicie, ? on élevait en son honneur des poissons sacrés. 7° Aussi était-il interdit à ses prêtres de manger du poisson, et celle abstinence était commune à tous les sacerdoces de la Syrie. 7’ Une telle prescription est à comparer à celle qui interdisait le même aliment aux prêtres égyptiens, 7? à certains prêtres de Posidon en Grèce, 73 aux initiés d’Eleusis, du moins à l'époque de la célébration des mystères 7#; d’après un passage de Julien, 7‘ on serait porté à croire qu’il en était de même pour les Galles de la mère des dieux. L’interdiction de manger du poisson avait été adoptée par les

Page 1