‹ La Légende de SémiramisChapitre 56 sur 56 · Die Phænizier, t. 1., p · texte numérisé non relu

Die Phænizier, t. 1., p

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regardaient comme Sémiramis, à cause de la colombe posée sur sa tête : Kakéeto è Znuiov rai dm” adrév ’Acovpiuv. Ceci est confirmé par une phrase du si curieux passage de lApologie adressée à Marc-Aurêle par Saint-Méliton, dans lequel il passe en revue un grand nombre de cultes de l'Asie antérieure, en les présentant dans un esprit de complet evhémérisme et avec les transformations que leur avait fait subir un syncrétisme souvent bizarre, mais aussi avec des indications de haut prix que l’on chercherait vainement ailleurs : « Quant à Nébo, qui est à Mabug, pourquoi vous en écrirais-je ? Les prêtres de Mabug savent que c’est la statue d’Orphée, mage de Thrace. Hadran est de même la statue de Zaraduscht, mage persan. Ces deux mages pratiquèrent leurs enchantements sur un puits situé dans la forêt de Mabug, dans lequel était un esprit impur, qui molestait et attaquait tous ceux qui passaient par l'endroit où est assise maintenant la citadelle de Mabug. Et ces mages chargèrent Simi, fille de Hadad, de puiser de l’eau de la mer et de la jeter dans le puits, afin que l'esprit ne sortît plus pour infester le pays, conformément aux secrets de leur magie. #°%* >» Le nom de Sms, SW, est incontestablement le même que le Xnuñioy de Lucien.

Nous avons une autre trace de la conception du D comme une personne distincte dans le Zauns dont le héros guerrier et conquérant de l’Assyrie est dit fils dans la version du mythe où il est appelé lui-même @ovppa, « le taureau. % » Ce Zäuns remplace d’ailleurs Ninyas comme fils de Sémiramis dans plusieurs versions de l’histoire légendaire d’Assyrie. *% Ceci nous amène à reconnaître un Dÿ-"3, ou fils du D% divin personnifié, dans le grand dieu de Hatra, ville de la Mésopotamie araméenne, Barsames, *°% d’après lequel les rois de cette ville, au temps des empereurs romains, s’intitulaient Barsemir. 468 Moïse de Khorène 47 a conservé une curieuse légende dans laquelle ce Barsames est présenté sous des traits exactement semblables à ceux ordinairement donnés à Ninus, où il est le héros belliqueux et conquérant qui fonde la puissance divine. C’est un des exemples les plus caractérisés où le rôle attribué habituellement à l'époux de Sémiramis ou du DŸ divin personnifié passe à son fils.

Ces derniers rapprochements achèvent, croyons-nous, de justifier et d'établir l'étymologie que nous admettons pour le nom de Sémiramis et complètent l'étude que nous avions entreprise de ce personnage divin, qui doit être définitivement rayé de l’histoire.

402. Publié par M. Renan, Mém. de l’Acad. des Inscr., nouv. sér., t. 23., 2° part., pp. 322-325. 403. Chronic. pasch., t. 1., p. 68, ed. Dindorf.

404. Castor ap. Euseb., Armen. Chron., p. 37, ed. Mai; Samuel., Sxmmar., p. 26, ed. Mai. 405. Mos. Choren., 2. 13.

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