Brissot, op. cit
Bien que la révolution du 10 août ne se fût pas ac- j complie dans les conditions qu'auraient désirées les '1 chefs de la Gironde, et que leur programme s'en trou- i vàt quelque peu dérangé, elle ne laissa pas pourtant ■] de les rendre maîtres du pouvoir. \
Le trône renversé, il ne restait debout que l'Assem- A blée nationale, où la majorité leur appartenait déjà, \ où elle leur appartint d'une façon plus incontestable ' encore, après le 10 août, lorsque les membres du côté i droit, dont la vie était menacée par la populace victo- = rieuse, durent renoncer à siéger i, et que l'on ne '-, compta plus, sur les bancs de la salle du Manège, que ) 280 à 300 membres, presque tous partisans de la Gi- ; ronde 2. I
La Commission extraordinaire des vingt et un, qui ; joua, du 10 août au 20 septembre 1792, un rôle ana- J logue à celui que devait remplir, sous la Convention, > le Comité de salut public, était entièrement aux mains ] des Girondins, Guadet, Vergniaud, Gensonné, Brissot, j Condorcet, Lasource, en faisaient partie ; Brissot en ^ était le président ; Vergniaud en fut le rapporteur ha- j bituel 3. î
Le chef du pouvoir exécutif étant suspendu de ses ] fonctions, les ministres formèrent un Conseil exécutif . \ provisoire.- Ils étaient au nombre de six, et tous les ;