‹ La légende des GirondinsChapitre 62 sur 274 · Bulletin..., p · texte numérisé non relu

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■lûG LA LÉGENDE DES GIRONDINS

leur est attribuée ; mais ces nouveaux revenus des fabriques, et pareillement ceux des bureaux de charité et de tous autres établissements de secours subsistant dans l'étendue des paroisses, doivent être régis et administrés par les officiers municipaux l.

Le décret du 10 septembre décide l'envoi, aux Hôtels des monnaies, des meubles, effets et ustensiles en or et en argent employés au service du culte 2.

Mais que sont ces mesures, si graves qu'elles soient, auprès de celles adoptées dans la séance du 26 août ? Sans s'arrêter aux observations tardives de Lasource et de Vergniaud, qui auraient voulu qu'on s'en tînt aux dispositions déjà si rigoureuses du décret du 27 mai 1792 3, l'Assemblée décide que tous les ecclésiastiques non sermentés qui, dans un délai de quinze jours, n'auront pas quitté le royaume, seront déportés à la Guyane française ^.

Est-ce tout? Il s'en faut bien, et il nous reste à montrer l'Assemblée législative établissant un tribunal révolutionnaire, supprimant les garanties les plus précieuses de l'accusé, — multipliant les délits qui entraînent la peine de mort, et couronnant son œuvre par l'organisation de visites domiciliaires destinées à remplir les prisons.

Le 17 août, elle décrète l'établissement d'an tribunal criminel appelé à juger les crinies commis dans la journée du 10 août et autres crimes y relatifs, circonstances et dépendances. Et les criminels du

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