‹ La Légion d'honneurChapitre 96 sur 209 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

\jes maréchaux Soull et Davoust avaient été payés par des paroles magnanimes de la belle conduite qu'ils avaient tenue à Austerlitz et à léna. L'empereur dil à Bessières, le lendemain de Wagram : « Ah le beau boulet que celui dont vous «avez été frappé! Il a fait pleurer ma garde! m Ceci faisait allusion à l'attachement excessif que les soldats de la garde portaient à leur commandant, dont la bonté toute paternelle avait su gagner leui^ cœurs.

Macdonald avait été nommémaréchal sur lechamp de bataille. Oudinot, qui avait concouru d'une manière décisive au dernier succès en emportant le plateau de Wagram, fut également nommé maréchal. Marmonty très-affectionné du souverain, avait amené du fond de la Dalmatie sur les rives du Danube, à travei*s mille dangers, un corps d'armée composé de vieux régiments : on attachait un prix infini à l'adjonction de ces troupes. Marmont reçut le bâton objet de tous ses vœux '.

Le général Curial, qui avait puissamment secondé.

' Le maréchal Bernadotte commandait le 9* corps, formé en majeure partie du contingent saxon; ce corps fut celui qui se <listingua le moins, et cependant le maréchal ne craignit pas (l'adresser aux troupes saxonnes une proclamation dans laquelle il leur restituait la part de gloire que le bulletin officiel semblait leur refuser. La publication de cet ordre du jour indisposa singulièi*ement Tenipereur. Bernadotte, privé de son commandement, dut rentrer en France sans le moiudre retard.

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avec deux régiments de la garde. Mouton dans sa • belle défense d'Esslîng,fut nommé général de division. Conroux de Pépînville Franchit le Danube avec la première brigade, le 5 juillet, et livra un Combat d'avant-garde contre des forces très-supérieures et en sortit victorieux; ce brillant fait d*armes fut regardé par Napoléon comme d'un heureiix augure : Conroux de Pépinville fut nommé général de division. Marulatz avait pris le commandement de la division de cavalerie légère; après la mort de Lassalleil se signala par sa rare intrépidité, eut plusieurs chevaux tués sous lui et t*eçut deux blessures graves: il fut nommé général de division. De la Grange, commandant une brigade de cavalerie légère sous Lassalle, ayant dirigé plusieurs charges, eut son cheval tué et un bras emporté par un boulet à Essling : il fut nommé général de division. Baint-Gertnain, commandant une brigade de cavalerie à Essling, avait arrêté par cinq charges consécutives le corps des cuirassiers de l'archiduc Louis, l|iii cherchait à déborder notre gauche; il eut plusieurs chevaux tués sous lui : il fut nommé général de division. Lacour, du corps de Davoust, avait repoussé de la manière la plud vive au delà du Russbach utie colonne enneiliie sous les yeux de l'empereur, qui le nomma à l'instant même général de division. Mais ce brave officier, blessé mortellement à la fin de l'action, expira le surlendemain. Le général Dessaix, blessé grièvement en enfonçant avec une brigade de l'armée d'Italie la réserve des grenadiers hongrois, fut créé tout à la

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