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La colonne rentre à Bône. Dans les montagnes de TEddongh, situées à Touest de Bône, où avait eu lieu déjà l'expédition de juin, les Kabyles se soulèvent et se rassemblent en armes, ils sont poussés à la révolte par le marabout Si-Zardoud, fauteur de l'assassinat de M. Alleaume, qui est encore armé du fusil et des pistolets de cet officier.
Le 1" bataillon, sous les ordres du commandant Lafont de Villiers', tente une expédiliondans les montagnes. L'opération est bien conduite, les Kabyles veulent résister, mais ils sont attaqués à la baïonnette et tournés en mâme temps, ils se dispersent en laissant sept morts sur le terrain. Mais leur dispersion n'est qu'apparente : quatre jours après, le 19 septembre, une bande de 400 Arabes vient attaquer le blockhaus de la Fontaine, à l'ouest de Bône, défendu vigoureusement par le capitaine Jeuslin de Villiers , une nouvelle colonne est envoyée dans les mon Lignes, les troupeaux sont enlevés, les arbres fruitiers coupés, les récoltes ravagées. Cette leçon porte ses fruits, et les Kabyles se tiennent tranquilles. Le capitaine Jeuslin de Villiers et deux hommes sont blessés. Le caporal Medeville est cité à Tordre de la division pour avoir sauvé son capitaine, en tuant un Kabyle qui allait tirer à bout portant sur cet officier.
Le général d'IIautpoul passe l'inspection générale, li'elfcctif dn régiment est de 2,238 hommes. Les 2* et 3® bataillons, le dépôt, la section de discipline et les convalescents sont à Bône, le 1" bataillon à Djidjelli.
Le général fait les remarques suivantes :
Le n'giincnt est nuuvcllcinciit f»)rm6, \v. Rcrvicc laisse à (Icsircr, il n'y a pas encore d'esprit de cor])8; il faudra même longtemps avant de réunir dans une mOme pensée d'existence militaire tous les ofHciors et soldats. La discipline réglementaire est insuffisante. Il faudrait une règle plus sévère, une vigilance plus suivie et une