CHAPITRE III
FOR]klATION d'une DEUXIÈME LÉGION ÉTRANGÈRE
(^rôation d'une 2« légion élrangère. — On csp«;re i|iic l«'S Siii>scs tlonncront un nombreux recrutement. Espérances déçues. — Bmplacernent des bataUlons. — Licenciement et formation d'un régiment éiranger (|ui prend le n* 1.
Les complications i)oiitiques de l'année 1855, la cminte (le voir la guerre déclarée sur le Rhin, par suite de l'attitude hostile de la Prusse, le grand nombre de régiments immobilisés par la guerre d'Orient, les services qu'y rc»niliiit la brigade lUm deux régiments étrangers, tonles ci» raisons engagèrent le Gouvernement impérial à tenter la création d'une 2* brigade élmugère.
L'Empereur, qui avait longtemps habité la Suisse et qui avait porté l'uniforme de son année, pensait que, gnice à l'appui du général Du four, on ressuscilerait les anciennes iradilions, et que de nombreux enfants de l'ilelvétie viendraient demander du service en France. Mais la façon dont ils avaient été traités en 1830 était encore présente, puraît-il, à l'esprit des pelits-lils de Guillaume Tell, car les engagements furent peu nombreux et ne donnèrent pas les résultcils qu'on eu espérait.
Par décret du 17 janvier 1855', une 2* brigade étrangère était créée. Elle se composait de deux régiments d'infanterie à deux bataillons et d'un bataillon de tirailleurs pouvant comprendre dix compagnies. L'uniforuK», l'arme-