Général de divisioo
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Ton croit sur la roule de Vitlorla. Le commandant de la Hayrie ne peut atteindre Escobedo, mais il dégage une colonne mexicaine alliée qui est sortie de Monterey et se dirige vers Matamores. La colonne française fait 1 10 lieues en 11 jours dans les Terres chaudes et dans la plus mauvaise saison de Tannée ; elle rejoint Monterey en parfait état.
Le colonel Jeanningros est nommé général de brigade et conserve provisoirement le commandement du régiment.
Le pays est toujours infesté de bandes de guérilleros qui attaquent les convois et les petits postes et se replient vivement devant les troupes chargées de les atteindre.
Le colonel du 12* chasseurs, de Preuil, qui a pris le commandement supérieur de Saltillo, apprend qu'une de ces bandes menace Parras, ville dévouée à TEmpire ; il part avec le l""' bataillon, parcourt le pays de la Laguna et le pacifie. Il rejette Tennemi au delà du Rio-Negro et lui prend 3 canons.
La situation politi(|U(i sn t(;ndait de plus in\ (dus entre la France et rAmérique. Non seulement les Américains fournissaient aux partisans de Juarez tout ce qui leur était nécessaire en vivres, en munitions, en chevaux, ils venaient s'enrôler dans les bandes qui couraient le pays, mais encore ils réunissaient un corps de 2(),(KX) noirs sur la frontière.
En présence de cette attitude menaçante, le maréchal pense à grouper ses forces ; il donne Tordre d'évacuer Monterey en y laissant seulement une garnison mexicaine.
Les V' et 2'' bataillons sous les ordres du général Jeanningros sont concentrés à Saltillo.
A la nouvelhî que Juarez a installe son gouvernement à Monclova (au nord de; Saltillo), hî gênérîil organise une colonne légère (pii doit travcîrser hî désert et marehersnr cette place. Le 1*' bataillon (commandant Saussier) avec la compagnie franche et la compagnie de grenadiers^ 2 esca-
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(Irons de cavalerie et une section de montagne forment cette colonne. Grâce à un convoi bien organisé et emportant de nombreux barils d'eau, la colonne traverse le dé8(;rt et arrive à Mondova où elle trouve 30 cavaliers qui prennent la fuite.
Pour revenir, la colonne prend la route de Villaldama (fui la rapproche de, Monterey attaqué par Escobedo ; celui-ci, battu par Mejia à Matamores, s*est rejeté sur coite plac(».
La garnison mexicaine qui occupe Monterey s'est réfugiée dans la citadelle. Dans la nuit du 23 au 24 novembre, le général apprend par des voyageurs la prise de Monterey par Kscobiîdo. La colonne marche nuit et jour, et le 25, au lever du soleil, elle est à 7 lieues de la ville où une dépêche du préfet politique annonce (jue les dissidents occupcîut la ville, mais que la garnison «enfermée dans la citadelle tient encore.
Les voitures qui transportc^it 1rs (^'lisses d(^ biscuit sont vidées, les sacs des hommes les remplacent et la marche est reprise et accélérée ; on entend le canon.
A 1 heure et demie, on arrive à Tentrée de la ville, le général avec deux escadrons se porte sur la ligne de retraite de l'ennemi, une colonne d'attaque est formée sous les ordres du i.ommandaut Haussier; mais l'ennemi prévenu de l'arrivée de la colonne ne l'a pas attendue, il a évacué la ville à midi et s'est n)is en retraite. L'escadron du régiment se met à sa [loursuite, le rejoint et lui tue ou blesse 120 hommes.
En rentrant à Monterey, la colonne Jeanningrosy rencontre avec étonnement un détachement du 2^ bataillon, sfms h»s ordres du «commandant de la Hayrie.
Voici ce» qui était arrivé. Eu apprenant que Monterey était attaqué, le commandant df la Hayrie avait fait monter lôO honnnes dansb»s voitures du train et s'était dirigé sur cette ville. Arrivé à 5 heures du malin, il avait fait metti*e pied à ttîrre, avait pénétré dans la ville, s'était emparé des
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postes du palais el de la place et avait semé ralanuo partout. Cependant l'ennemi se remet de sa surprise et, en voyant le petit nombre des assaillants, les attaque à son tour. Le commandant ne se laisse pas enfermer dans la ville, il se fraie un passage à la baïonnette et ^e replie sur le fort de TObispada, où Tennemi n'ose pas le poursuivre. Celte brusque attaque surprend tellement Kscobedo qu'il n'a pas le temps de lever une contribulion de 300,000 piastres dont il avait frappé la ville. Dans ce brillant coup de main, la colonne de la Mayric n'avait eu que 5 hommes horsdecombat. Le lieutenant Uastidon, grièvement blessr, fut caché dans une famille française jusqu'à l'arrivée de la colonne Jeanningros.
Dans cette marche sur Monterey, le bataillon Saussier avait fait 30 lieues en 32 heures et, la plupart du temps, sac au dos.
Le 13 décembre, la colonne quitte Monterey. Elle est suivie par de nombreux habitants qui craignent le retour des dissidents et les représailles qu'ils ne manqueraient pas d'exercer.
Parras élant menacé par l'ennemi, une partie du 2*^ bataillon est envoyée à son secours. Ce détachement rentre à Saltillo le 31 décembre.
De son côté, le 3' balailloii, qui a été retenu par Mejia, niiilgré les ordres du maréchal et employé aux travaux de fortification de Matamoros, s'embarque à Bagdad. L'intention du maréchal est de le diriger sur le Tamaulipas où, de concert avec le bataillon d'Afrique, il doit paciller celte province et se diriger ensuite sur Vitloria.
Mais, débarqué à Tampico, il est atteint par les (lèvres et le vomito-négro. De nombreux décès ont lieu et il est impossible de le mettre eu roule. Iléeiubarqué le 13 orlobre, il comnumi(]uo U) vt>mito à l'équipai;!^ tlu Tarn. U arrive à la Vera-Crn/. a vue 1H)() hinnuies (|ui sont transportés à dos denudet et dirigés sur Mexico où 160 hommes seulement parviennent profondément anémiés. On cherche aloi*s à
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reformer les compagnies de ce malheureux halaillon, la caserne n'est qu'une vaste infirmerie ; le maréchal prescrit de donner du vin aux liommes ; mais l'intendance, toule-puissanlc, s'y oppose, vu la cherté de cette denrée.
îiC 7 novembre, le bataillon réorganisé est dirigé sur San-Luis-de-Potosi.
Le 4" bataillon, resté à Oajacca jusqu'au mois d'avril, sous les ordres du capi laine Vigneaud' est d'abord dirigé sur Moxiro, puis sur S.ui-îvuis-dc-Potosi où il arrive le 15 juillet. 11 t'st chargé d'escorter les convois de San-Luis-de- Potosi à Sallillo. Plus t;ird, il va occuper Matehuala.
L(î 8 déf embre, Irs bandes de Michel Ueyna etd'Kscobar ôtniu ve!nn\s piller aux environs de Vallo-Piu*rissima, le capitaine Vignraud fut envoyé de Malehnala pour les poursuivre avec 180 militaires du légiment étranger, IG chasseurs à cheval et 40 cavaliers mexicains. Par vmo marche rapide faile avec ses cavaliers et 35 voltigeurs montés, le capitaine Vigncanrl surprend les dissidents à Rio-lilanco et les met en fuite. 11 s'empare de 100 chevaux on nuilets et lue à l'ennemi une douzaine d'hommes.
1/administration de toutes ces colonnes manœuvrant sur une étendue de pays aussi vaste, est très diilicile pour l'iulendance ; elle doit pour assurer les vivres s'en remettre aux oiliciers commandant les colonnes.
Par les soins de rolTicier de détails, les corps achètent les denrées nécessaires, la viande sur pied et font euxnirm(»s fahri((uer le pain. Ils doivent représenter aux comptables chargés des subsislances, les bons revêtus du visa du connnandant de la colonne et de l'ofTlcier faisant l'onctious de sous-intend.nU.
lie prix «lu kilogranime de viande est fixé à 1 fr., mais on arrive à racheter meillein* marché et on parvient à donner aux hommes rlouble et même triple ration. C'est grâce à iM'tti» ahoudauco Ac îiourritine rpie les hommes peuvent