Chapitre I*'. — Ck>nstitutioanelB et Carlistes
SoiOfAiRE. — Les partis en Espagne au début du xix* siècle : absolutistes et constitutionnels. — La Oomstitution de 1812 : la nation,, le Roi, lee Cortèe, la religion ; régime libéral, cependant peu populaire. — Retour de Ferdinand YII en 1814 ; son absolutisme. — Révolution libérale de 1820 : moderados et exaltados, — Les ce exaltés » triomphent en 1822; les absolutistes prennent les armes eous le nom d'Armée de la Foi, — Intervention française de 1823 en faveur de Tabsolutisnie. — Les excès des ce volontaires royalistes » forcent Ferdinand YII à se séparer d'eux. — Les absolutistes se groupent autour de son frère don Carlos dès 1826 et 1827. — Les agraviados.
Mort de la reine Amélie en 1829; Ferdinand VII épouse en décembre Marie-Christine de Naples. — Grossesse de la reine Christine; consternation des partisans de don Carlos. — Promulgation, en mars 1830, de la Pragmatique de 1789 qui admet le droit des filles au trône d'Espagne.
— Testament solennel du Roi en juin. — Naissance de Marie-Isabelle^ le 10 octobre 1830.
Don Carlos n'abandonne pas ses droits. — Son influence à la cour : Calomarde. — Naissance de Marie-Louise en janvier 1832. — Gravo maladie de Ferdinand, en septembre : Calomarde lui fait abroger la Pragmatique. — Guérison progressive du roi; le parti christino, Réta^ blissement de la Pragmatique; disgrâce de Calomarde. — Christine s'appuie sur les libéraux. — ^Don Carlos quitte la cour et va en Portugal. Isabelle est reconnue comme princesse des Asturies, le 20 juin 1833.
— Don Carlos écrit au Roi qu'il maintient ses droits. — Mort de Ferdinand Vn, le 29 septembre 1833.
Christine s'appuie sur les libéraux modérés. — Le Statut royal du 10 juillet 1834 ne satisfait aucun parti. — Le traité de la Quadruple AUiance le 22 avril 1834 en faveur de Christine contre don Carlos : Portugal, Espagne, Angleterre et France. — Don Carlos en Navarre; les populations y embrassent sa cause avec enthousiasme. — Articles additionnels du 18 août 1834 au traité de la Quadruple Alliance. — Partisans de don Carlos en Europe : Adolphe de Bourgoing. — La cause de la Reine semble compromise Page 21.
Sommaire. — Officiers chargés de renseigner le gouvernement sur les événements d'Espagne. — Le lieutenant-général Harispe à Rayonne; son passé militaire. — Le chef d*escadrons Gui bout à Rayonne et dans Légion étrangère. 46
le Sud-Ouest. — Le capitaine Harmois en mission à Madrid. — Le blocus des côtes et des frontières est un secours peu efficace. — Le cx>loael Moline de Saint-Yon : sa carrière. — Sa mission auprès du général Rodil. — Rôle à remplir auprès de Rodil^ d'Harispe, du Ministre.
Les lettres de Saintr-Yon. — Première impression sur l'armée de la Reine : les soldats; les officiel^; les généraux. — Il juge Tintervention de la France nécessaire. — Composition des troupes carlistes. — Caractère sauvage do la guerre. — La Navarre et les Navarrais. — La guerre carliste parait devenir une guerre nationale. — La situation politique en Espagne : l'intervention française trouverait peu de partisans. — Une réflexion du comte de Las Amarillas. — Méfiance du général Mina à l'égard de Saint-Yon. — L'intervention de la France apparaît cependant aux Espagnols comme nécessaire. — Mouvement d'opinion &i France; l'initiative privée. — Le colonel baron de Suarce; ses démarches. Il n'obtient pas l'assentiment du Conseil des Ministres.
Don Carlos continue la lutte. — Zumalacarregui, chef des troupes carlistes. — Triste situation de l'armée de la Reine à la fin de 1834. — L'opinion du colonel anglais Flinter : courage des soldats espagnols^ incapacité des chefs, rivalités entre généraux. — L'armée carliste. — Un jugement de Saint-Yon sur Mina. — Le parti libéral avancé soutient Mina. — Confidences d'un officier espagnol à Saint-Yon. — Mouvements des ultrarlibéraux. — Exaltés, modérés, carlistes; chances de triomphe de don Carlos. — Principee de guerre exposés par Saint-Yon. — Mauvaise tactique des généraux de la Reine. — Remplacement de Mina par Valdès. — Gravité de la situation Page 36-