ÉTAT DES OFFICIERS DE LA LEGION
Bédrune (Jacques).
Prouille (Augustin).
Chrétien (Pierre).
Lieutenants en premier.
ScHWARZ (Bernard-Joseph).
ScHOENBBRG (Joseph Beaumont, dit),
NoRDON (Anselme).
Dbsbordes (Jacques-Marie Borgnis, dit).
PiGNARD (Edme-Jean-Nicolas).
KuELKENS (Léonard).
MoRELLE (Louis-César).
Breidbach (Hermann-Joseph-Pierre) .
Lieutenants en second.
Rime (Tobie).
Conrad.
NiTRICH
Maugras (Pierre).
Clouet (Louis-Joseph).
Leone Joseph).
Desghamps (Antoine).
Clapier.
Stein (Josepli).
Artillerie.
Capitaine commandant Halm (proposé le 7 novembre par le conseil d'administration sur la recommandation du ministre Monge, mais accepte aussitôt la place de commissaire des guerres).
Dupont.
Capitaine en second Millarceaux (Jean-Gaspard).
Lieutenant en premier Martin (François).
Lieutenant en second Preuss (Abraham).
mOTICES
Cette liste alphabétique renfenne les renseignements, soayent incomplets, que nous ayons recueillis au cours de nos recherches sur des officiers et soldats de la légion germanique. Nous avons fait entrer dans cette suite de notices les dates et les détails que nous n*aTons pu donner dans notre récit. Augereau et Marceau manquent, parce qu'ils sont suffisamment connus; d'autres manquent aussi, et le nombre en est grand, mais il nous semble bien long et difficile de trouver davantage.
Ackermann.
Agksrhànn (François-Antoine), né le 8 mars 1752» à Mels près Sargans, soldat factionnaire aux gardes suisses en 1773, sorti en 1777 et, après une interruption de dix-sept mois, rentré sur le même pied en 1778, licencié an mois d'août 1792, caporal instructeur pendant cinq ans et sergent pendant quatre ans, lieutenant en second dans les arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant en premier (1*' mars 1793), capitaine* en mai, déserteur après le combat de Doué, pris par les « bleus » et fusillé le 22 novembre.
Arnold.
Arnold (Sébastien), né à Leipzig, le 13 mai 1769, entré comme sergent dans rârtillerie de la légion germanique (26 octobre 1792), sergent-major (30 décembre 1792), adjudant sous-lieutenant (15 mars 1793), adjudantmajor capitaine au 22* régiment d'infanterie légère (12 août 1793), réformé avec traitement par suite de l'embrigadement (27 juin 1797), rappelé en activité (23 novembre 1798) comme adjudant-major capitaine à la 87* demibrigade de li)gne, capitaine à cette même demi-brigade qui devient le 5» régiment, mort de \i fièvre le 17 octobre 184)6 à l'hôpital militaire de Raguse.
Auvray.
ÂUYRAT (Jacques-Fabien-Joseph), né le 3 octobre 1759, à Ypres, garde du corps du comte d'Artois (10 octobre 1784), lieutenant de la gendarmerie nationale (19 juin 1791) au département de Seine-et-llarne, adjoint aux adjudants généraux à l'armée de la Belgique (16 novembre 1792), capitaine à la légion germanique (16 février 1793).
Barguet.
Bàrgcet (Jacques-Jean-Bapliste-Noêl), né le 26 décembre 1744, à Rouen, soldat au régiment royal La Marine (10 juin 1761-22 Septembre 1770) et au régiment de Poitou (21 avril 1785), caporal (5 février 1787), sergent (Il octobre 1789-25 octobre 1792), sergent-major dans les chasseurs d^$ la légion germanique (6 février 1793), sous-lieutenant (6 mai 1793), lieutenant au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), blessé à Brissac le 1 1 septembre 1793, retiré du service (30 décembre 1794), admis lieutenant aux Invalides (21 janvier 1795), parti de THôtel (14 avril 1798) pour jouir à Paris, puis à Valençay, dans l'Indre, d'une pension fixée d'abord à 1200 francs et bientôt réduite à 600 francs.
Barthold»
Bàrthold est nommé capitaine aux chasseurs à pied de la légion, et le conseil d'administration note ainsi ses services : entré au service de Hollande en 1774 comme lieutenant, lieutenant-ingénieur en 1782, capitaineingénieur en 1787, capitaine de chasseurs à pied dans la légion germanique (4 septembre 1792). Retiré à Saint-Omer après le licenciement.
Bauchet Laborde.
Bauchet Laborde (Etienne), né à la Neuville-aux-Bois, dans le Loiret, fils d'un greffier au bailliage royal, admis audépôtde recrues-des troupes des colonies à Lorient (16 mars-8 juin 1780), sous-lieutenant dans la compagnie des chasseurs volontaires nationaux créée à Paris aux Petits-Pères (1 1 septembre 1792), fourrier dans les chasseurs à pied de- la légion germanique, passé maréchal des logis en chef dans les piconniers à cheval de cette légion, entré le 5 décembre 1793 dans l'administration des transports
militaires, adjoint le 15 mai 1795 h Tadjudant général Boisson-Quency, capitaine dans les troupes à cheval le 7 septembre 1796, autorisé à rejoindre en cette qualité le t1^ hussards, quMl a quitté dès le 22 novembre suivant, puis à rejoindre Tarmée d*Italie (1** avril 1797), attaché par ordre de Bonaparte à la suite du 20* dragons (9 mai 1797), donne sa démission le 19 avril 1798.
Baur.
Baur (François-Joseph-Antoine), né à Allkirch, le 19 juillet 1760, soldat aux gardes suisses (8 mai 1783)* caporal (13 avril 178(>), sergent (2 mai 1789), lieutenant en second à la légion germanique (4 septembre 1792), adjudant-major au 5« bataillon des volontaires duHaut-Rhin (12avrii 1794), capitaine à la 85* demi-brigade (3 août 1794), puis à la 27* demi-brigade, puis au 93* régiment, retraité le 3 mars 1807.
Beaufort-Schœnebourg.
Beàufort (Piqrre-Louis), né le 23 avril 1752, à Landau, où son père était contrôleur à Thôpital militaire, nommé le 17 novembre 1792 commissaire général de la légion germanique, capitaine à la suite du 24* régiment de cavalerie (13 juin 1796), chef d'escadron quartier-maître à la suite du 5* régiment de cavalerie (25 juillet 1796), aide de camp de Kellermann (6 novembre 1796), envoyé, après la suppression de Tarmée des Alpes au 5* de cavalerie en garnison à Lyon (10 novembre 1797), employé à Paris sous les ordres de Kellermann dans le travail de l'organisation de la cavalerie (6 avril 1798), chargé d'accompagner Kellermann dans l'inspection des troupes à cheval de l'armée d'Angleterre (15 octobre 1798), mis en réforme (8 janvier 1800), attaché à l'état-major de l'armée du Rhin commandée par Kellermann (9 décembre 1806), à l'état-major de l'armée de réserve d'Espagne commandée par Kellermann (28 décembre 1808), à l'état-major du corps d'observation de l'Elbe commandé par Junot (6 juin 1809), à l'état-major de l'armée du Nord (16 octobre 1809), à l'état-major de l'armée de réserve du Nord (26 septembre 1809), adjoint à l'état-inajor de la 5* division militaire (13 février 1810), admis à prendre sa retraite (16 septembre 1815), en demi-solde du 1*' janvier 1816 au 1*» juillet 1818.
Beaumont.
Beàumomt du Schônberg (Joseph-Jean), né à Amiens, le 4 avril 1777, soldat au régiment de Boulonnais (22 novembre 1783-1 <>' mars 1788), puis au régiment de Yinti mille (11 mai-15 août 1789), lieutenant en premier dans la légion germanique (4 septembre 1 792), capitaine au même corps (i" avril 1793), capitaine au 11"" hussards (i6 juin 1793), confirmé par le Comité de salut public (16 septembre 1795), réformé pour « varices volumineuses et multiples à la jambe droite » (8 janvier 1796).
Beaupré.
Traînard dit Bbaupkê (Joseph-Nicolas), né à Vienne, en Dauphiné, le 28 novembre 1747, fils d'un marchand, soldat, puis maréchal des logis aux dragons du Roi ou 18" dragons (29 avril 1771-22 septembre 1778), sous-brigadier de la compagnie des monnaies et maréchaussée de France (10 décembre 1778-16 février 1791), volontaire dans la garde nationale parisienne, section des Piques (10 août 1789-26 novembre 1792), capitaine aux cuirassiers légers de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant-colonel après le « déchirement ».
Bédrune.
Jacques Bêdrune ou Béorunnr , né à Gr^zes, dans le Lot, le 7 août 17fS9, fils d*un tisserand, soldat à Royal- Vaisseaux (16 janvier 1773- 16 avril 1781), puis au régiment autrichien du prince de Ligne, sous le nom de Mathias Ramm (durant six ans et six mois, jusqu'au 23 septembre 1787). passé ensuite dans Tarmée de Belgique, rentré au service d'Autriche dans le régiment de Waldeck -dragons, lieutenant dans Tinfanterie légère de la légion germanique (4 septembre 179i), puis capitaine (6 décembre 1792), puis lieutenant-colonel. Guillotiné à Tours le 4 juillet 1793.
BefTroy.
Bkffroy (Louis-Paul), né le 11 août 1737, page de la chambre (l" janvier 1747), lieutenant réformé à la suite du régiment de Fleury-Cavalerie (I" février 1753), cornette (["février 1757), lieutenant (26 septembre 1760), entré au régiment de Condé-dragons, plus tard le 2% en 1763,
comme sous-lieutenant et y devient successivement sous-aide-major (17 mai 1763), aide-major (11 avnl 1770), capitaine (5 août 1783), capitaine commandant (15 mai 1784). Il reçoit une pension de 1100 livres le 19 janvier 1785, et se retire après avoir reçu de son successeur Pelissier de Castres, pour prix de sa compagnie, une somme de 5,Î50 livres. Lieutenant-colonel en premier des piconniers de la légion germanique (4 septembre 1792), chef de brigade provisoire (4 mai 1793), général de brigade provisoire (7 septembre 1793), suspendu de ses fonctions (30 septembre 1793), il obtient définitivement sa retraite en Tan m, et touche désormais une pension de 1615 livres 2 sols 1 denier.
Behr.
Behr (Frédéric), né aux environs de Hambourg, marchand limonadier sur la section de TUnité, âgé de 31 ans en 1792, enrôlé dans la compagnie des grenadiers de sa section, puis au 4« bataillon de Paris, passé sergent aux grenadiers dans le 5*^ bataillon de la seconde brigade de Tavant-garde de Tarmée de la Moselle (24 novembre 1792), entré à la légion germanique où il est nommé lieutenant en second le 13 mars 1793, par le conseil d*administration en remplacement de Biermann qui n'avait pas rejoint, puis lieutenant en premier.
Belgrano.
BjELGRANO (François-Paul-Ferdinand), né à Turin, en 1747, lieutenant dans les cuirassiers de la légion germanique (4 septembre 1792), incorporé au 11<^ hussards (26 juin 1793), nommé capitaine k Tancienneté (25 septembre 1796), renvoyé dans ses foyers (14 mars 1799), commandant de la place de Diano (5 mars 1801), réformé (24 mai 1801), admis au traitement de réforme (4 septembre 1802), adjudant de place à Ostende (16 décembre 1802), passé à Algues-Mortes (2 mai 1809), admis à la retraite (6 juillet 1812), remis en activité à Saint-Quentin (16 juin 1815), remis en jouissance de sa solde de retraite, qui est de 800 francs.
Bemetzrleder.
Bembtzribder (Joseph-Dominique) était l'aumônier catholique de la légion; on n'a rien trouvé sur lui, sinon qu'il était né le 13 avril 1753.
i92 PIECES ANNEXES.
Berges.
Bbrgès (Louis-Claire), né à Lourdes le 9 juin 1767, piconnier dans la légion (3 octobre 1792), brigadier (2 novembre), fourrier (18 décembre), maréchal des logis en chef (9 mai 1793), adjudant au 11® hussards (26 juin 1793), sous-lieutenant (22 novembre 1793). lieutenant (2 février 1801), capitaine (20 décembre 18o7), en remplacement de Damai, retiré à Tarbes le !•' décembre 1811 .
Béroud.
Bêroud (Antoine), n^ à Courbevoie le 21 juin 1773, sert aux gardes suisses du 28 décembre 1781 au 10 août 1792, entre comme caporal dans la légion germanique (4 septembre 1792), devient sergent (20 janvier 1793) et sous-lieutenant (28 mars 1793) à ladite légion, passe lieutenant au 22^^ régiment d*infanterie légère (12 août 1793), puis capitaine dans ce même régiment devenu le 13"^ (28 mai 1801) ; mort, par suite de blessures, le 9 février 1807, à Heilsberg.
Berruyer.
Bbriuyer (Jean-Baptiste), né le 16 mai 1771 à Lyon, sous-lieutenant au 1«' régiment de carabiniers (10 mai 1791), aide de camp de son oncle le général (4 juin 1792), capitaine dans la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant-colonel dans ladite légion (12 mai 1793), passé capitaine au 11" régiment de hussards (26 juin 1793), aide de camp du général Duhoux (12 juillet 1793), adjoint à l'adjudant général Jomard (13 mars 179S), confirmé capitaine par le Comité (22 avril 1795), chef d*escadron (17 novembre 1795), colonel du 2 h régiment de chasseurs à cheval (7 septembre 1803), retraité (7 janvier 1808), baron de TEmpire (20 juillet 1808).
Bersy.
Bbrsy (Jean-Fidèle), né le 3 juillet 1774 à Courbevoie, fils d'un Suisse sergent au régiment de Castella et natif de la Ghaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, sert aux gardes suisses (24 juin 1789-10 août 1792), entre dans la légion germanique, à sa formation, comme dragon, parvient au grade de maréchal des logis chef et d'adjudant, obtient, à la
formation du li<^ hussards, le grade de sous-lieutenant (26 juin 1793), démissionne, comme lieutenant, en septembre 1796.
Bertolde.
Bbrtoldk, dit Brrtholdb (Jean-Dominique), natif de Turin, grenadier dans la garde nationale soldée de Paris, cuirassier à la légion germanique (17 septembre 17i)2), brigadier le 6 novembre suivant, maréchal des logis le 16 janvier 1793, maréchal des logis chef le â7 février, lieutenant en second le 13 mars, entre au 18* dragons (1"' septembre 1793) ; le 19 juin 1796, il est rayé des contrôles de ce régiment.
BItzener.
BiTZENBR (Joseph-Sébastien), né à Versailles le 25 septembre 1755, fils de Dominique Bitzener, suisse du château de Versailles, et de Marie- Barbe Abegg; lieutenant en second aux cuirassiers de la légion (4 septembre 1792), lieutenant en premier (1" mars 1793), tué à Saumur.
Bo«
Bo (Antoine), fils unique de Jean-Baptiste Bo, docteur en médecine, et de dame Marie-Françoise de Passefons, né le 2 mars 1775, à Mur-de-Barrez, sous-lieutenant dans la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant dans le même corps en 1793, puis au 22" régiment d'infanterie légère (12 août 1793), puis au 1 1° hussards eu juin 1794, démissionnaire (28 mai 1796), lieutenant au l*^"" bataillon auxiliaire de Loir-et-Cher en 1799, autorisé à jouir du traitement de réforme attribué à son grade (2 juin 1800), rayé du contrôle des officiers réformés (23 novembre 1807).
Boissier.
BoissiËR (Henri), né à Saint-Gosme dans le Gard, le 21 janvier 1759, lieutenant en second aux arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant en premier aux piconniers (1«' mars 1793), capitaine au 11« hussards (26 juin 179:t), puis adjoint h Tétat-major du général Sandoz avec grade de capitaine, nommé adjudant général chef de bataillon par les représentants (4 juillet 1793) et adjudant général chef de brigade
par le Conseil exécutif (6 septembre 1793), envoyé par le Comité de salut public à l'armée des Pyrénées-Orientales (22 avril 1794), démissionnaire (8 décembre 1794), remis en activité (23 juin 1799), pour servir aux armées du Danube et d*Italie, réformé en Tan X, employé de nouveau comme colonel (8 octobre 1806), dans la Grande Armée en 1807, à Boulogne en 1808 et en 1809, et dans la 16« division militaire en 1814, retraité le 24 décembre 1814, mort à Montpellier le 6 septembre 1833. Cf. sur lui A. Chuquet, Dugommier, p. 166.
Boisson-Quency.
Boisson db La Fortun de Qdency (Louis-Basile), fils de noble Louis Boisson de La Fortun et de noble Marie-Magdelaine Mangeant de Saint- Germain, petit-fils du capitaine de vaisseau François Mangeant de Saint- Germain et de Louise de Quency, était né le 28 janvier 175i, à Paris, sur la paroisse Saint-Gervais. Élève de TËcole royale du génie des ponts et chaussées durant deux ans et demi (2 juillet 1771-1773), soldat au 78* régiment d*infanterie ci-devant Penthièvre (12 juin 1773-20 août 1775), capitaine ( 1 775), puis major du corps royal d*artillerie au service de Pologne (19 juin 1777-1788), capitaine aux arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant-colonel au même corps (1*' avril 1793, mais la Commission des armées refuse de lui donner le brevet de ce grade), adjudant général chef de bataillon à Tarmée de Toulon, adjudant général chef de brigade à Tarmée des Pyrénées-Orientales, passé ensuite avec le môme grade à Tarmée des côtes de Cherbourg, à celle des Indes occidentales et à celle de Tintérieur, employé à diverses missions par les ministères de rinlérieur, de la guerre et de la marine, réformé par la suppression de Tarmée de Tintérieur.
Lettres de Dusrommier.
Du* quartier général d'OliiouIes, le 15 fiimaire l'an 2« de la République française.
Le Général en cfief de Vannée d'Italie et de celle devant Toulon au citoyen Boisson-Quency, chef de bataillon à Paris.
J'ai reçu ta lettre^ Citoyen. Ton désir de te réunir à nous m*a fait le plus
grand plaisir. Viens donc partager la gloire de réduire des rebelles en nous aidant à le faire par ton courage et tes talents militaires. Tu trouveras ci-inclus la lettre on conséquence pour le ministre de la guerre. Salut et fraternité.
DCGOMHIBR.
Vo et approuvé :
Ollioules, le il frimaire Tan 2* de la République. Fréboit,
Reprétentknt do Peuple prè» l'arinde soas Toa!on.
Du quartier général d'OUioules» le 15 frimaire Tan ^ de la République française.
Au citoyen Ministre de la guerre.
Citoyen Ministre, connaissant le civisme et les talents militaires du citoyen Boisson-Quency, chef de bataillon, je désirerais Tavoir dans Tarmée que je. commande devant Toulon. Je te prie en conséquence de lui faire expédier le brevet d'adjudant général et sa lettre de passe dans cette armée. Salut et fraternité.
DUGOHMIER.
Vu et approuvé :
Ollioules, le 15 frimaire Tan t^ de la République.
FlÊRON,
Représentant da Peaple près rarmée sons Toalon.
Au quartier générai de Ventenac, le 24 messidor an ii.
A la Commission de Vorganisation et du mouvement des armées de terre.
Le citoyen Boisson-Quency, dont je connais le civisme et les talents militaires, peut être de la plus grande utilité à Texécution de mes projets sur la Catalogne ; il pourrait donc être mis en activité dans l'armée que je commande; il a le grade de chef de bataillon, je vous prie de le faire employer auprès de moi en qualité d'adjudant général chef de brigade et de le faire partir dans le plus court délai. J'ai nommé pour le besoin du service aides de camp auprès de moi les citoyens Cazamajor et Maxime Andréossy ; je vous prie de leur faire expédier leurs lettres de service. J'ai appelé près de cette armée en qualité de capitaine adjoint à Tétatmajor le citoyen Lahoussaye; les représentants du peuple m'avaient pro-
mis de lui expédier sa commission ; mais comme il arrivera après le décret qui leur interdit t )ute nomination, je vous prie d*y suppléer auprès du Comité de salut public. Je finis par vous prier encore de faire confirmer les citoyens Vauchot, Boyer et Buget (1) dans les grades dont ils font les fonctions près de moi; les deux derniers ont mérité leur avancement d*adjudants généraux chefs de bataillon au siège de Toulon ; le premier a également servi sous mes ordres dans les colonies et m'y a aidé de la manière la plus distinguée à faire avorter les projets liberticides des contre-révolu tionnaÎFes ; il était chef de bataillon lorsque je rappelai aupn s de moi en qualité d*adjudant général chef de brigade dont il a eu la commission des représentants du peuple. Salut et fraternité.
Du GOMMIER.
Vu et approayé par le représentant du peuple :
MiLHAUD.
Nomination de Boisson- Quency au grade d*adjudant s^énéral chef de bataillon.
Mort aux tyrmis. Paix aux peuples.
Liberté. Égalité.
Au nom du Peuple français,
Les représentants du peuple près l'armée des Pyrénées-Orientales, voulant récompenser le républicanisme et le courage du citoyen Boisson qui a fait avec distinction toutes les campagnes depuis le commencement de la guerre et qui par son âge et par ses infirmités n'est plus dans le cas de continuer les fatigues des camps et des bivouacs, le nomment chef de bataillon et adjudant général dont il remplira les fonctions à la place de Perpignan sous les ordres du général commandant, ordonnent qu'il jouira des appointements et avantages attachés à ce grade.
Au quartier génc^ral à Perpignan, le 8 germinal an ii de la République une et indivisible.
Périssent tous les gouvernements, ennemis de Thumanité et assassins de la nature !
MlLHAUD, SOUBRANT.
(1) Voir sur ces personnages notre Dugommier, p. ,'{2, 434 et 452.
Brandely.
Brandelt (Antoine), né à Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme, vers 1760, entré au mois de septembre 4793 dans la légion germanique, parvenu successivement aux grades de brigadier, de maréchal des logis, de maréchal des logis chef, sous-lieutenant (i7 mai i793), passé avec ce grade au !!• hussards (26 juin 1793) et confirmé par le Comité (31 mai 1795), lieutenant (28 septembre 1795) en remplacement de Fontenier nommé capitaine ; il est <( tué à la Vendée en frimaire suivant ».
Breldbach.
Breidbach (Hermann-Joseph-Pierre), né à Leudesdorf dans la principauté de Nassau-Weilbourg, le 22 août 1755, soldat au régiment de Touraine (16 août 1774), caporal (1^^ mars \lSî), sergent (!•' mai 1785), sergentmajor dans la garde constitutionnelle du roi (21 décembre 1791-5 juin 1792), lieutenant en second dans Tinfanterie légère de la légion germanique {A septembre 1792), puis lieutenant en premier (7 novembre 1792), capitaine (12 mai 1793), prisonnier de guerre, délivré et admis en subsistance dans le lO'' bataillon de la Meurthe, sergent-major à la 105« compagnie des vétérans (30 octobre 1795), lieutenaot à la suite de la 108® compagoie (11 juin 1796), lieutenant en second de la 174* compagnie (19 juin 1798). lieutenant en premier à la 10*, puis à la 9*, puis à la 8* demi-brigade, retiré avec une pension de 694 francs qui lui fut accordée le 18 avril 1811, d*abord à Bonu, en Hhin-et-Moselle, puis à Granville, dans la Manche ; demande en 1814 son admission aux Invalides, qui lui est refusée parce qu'il n*a pas 60 ans, et, en 1815, une place de capitaine en second dans une compagnie de vétérans qui lui est pareillement refusée, parce qu'il a servi dans Tarmée nationale et qu'il n'apporte aucune pièce justificative.
Bressanelll.
Bbessàmelli (Hieronymus), nommé le 7 novembre 1792 lieutenant en second des piconniers de la légion sur la proposition de Heyden ; avait servi en Hollande et s'était réfugié en France.
Brindelle.
Brindbllb (Jacques], né le 15 juillet 1770, à Paris, appartenait à une famille fixée à Charleville et il « exerçait Tart d'orfèvrerie » à Stenay, lorsqu'il s'engagea aux hussards de Berchiny (2 septembre 1792). Fourrier aux piconniers de la légion germanique (29 mars 1793), maréchal des logis en chef (12 mai 1793), adjudant sous-officier (1« juin 1793). adjudant âouslieutenant au 11» hussards (26 juin 1793), sous-lieutenant titulaire (28 février 1794), lieutenant à l'élection (18 août 179i>), capitaine au 29* régiment de dragons (7 janvier 1807), chevalier de la Légion d'honneur (17 juillet 1809), il prend sa retraite en 1812, après vingt ans de service effectif. Il meurt le 5 mai 1813 en service requis et sa veuve, Anne Barbeau, de Stenay, obtint une pension de 300 francs.
Burac.
Ghàstbignbr-Burac (Joachim), né à Mercuer, dans l'Ârdèche, le 6 juin 1742, engagé au régiment d'artillerie de Grenoble (24 octobre 1767). sergent (27 décembre 1770), sergent-major ("26 juillet 1773), lieutenant en troisième au corps de l'artillerie des colonies (1®'' novembre 1784), garçon major à la6« division des canonniers-matelots (!•' mai 1786), lieutenantcolonel commandant l'infanterie légère de la légion germanique (4 septembre 1792), autorisé à exercer les fonctions de général de brigade par les représentants du peuple près l'armée des côtes de la Rochelle (14 juin 1793), suspendu (30 septembre 1793), employé comme général de brigade à l'armée de l'Ouest (13 juin 1795), misa la retraite (1" janvier 1796), admis à jouir du traitement de réforme de son grade (6 janvier 1800). 11 n'est donc pas mort devant Mayence en 1795, comme on l'a dit (Revue de la Révolution, 1885, V" semestre, p. 121, note S).
Cadière.
GADiftBB, lieutenant en second aux cuirassiers de la légion, avait servi au régiment du Roi-Cavalerie (1" mai 1775-1»' mai 1783), dans la garde à cheval de Paris (12 août 1783-3 février 1787), et depuis le 29 août 1789 dans la garde nationale.
Camus.
Gàiius (Charles), né le 9 janvier 1747, à Malancourt (Meuse), engagé le 20 mai 1767 au 7* cavalerie, alors Royal-Étranger, brigadier (8 mai 1773), maréchal des logis (1" mai 1783), vétéran (10 avril 1792), parti de Metz pour les Invalides (4 mai 1792), après s*étre cassé la jambe droite en 1787 à Belfort et le pied droit en 1790 à D61e, entré aux cuirassiers de la légion germanique comme maréchal des logis chef (26 septembre 1792), lieutenant en second (1*' novembre 1792), lieutenant en premier (4 mars 1793), capitaine après le « déchirement »•
Chaillou.
Ghaillou de la Guérinièrb (Joseph-Etienne), né le 6 août 1754 à Saumur, soldat au régiment d*Auvergne (28 mai 1777-3 octobre 1778), officier de la compagnie du Point d'honneur depuis 1781 jusqu'à la suppression de la connétablie en 1790, lieutenant dans la garde nationale de Saumur en 1789, commandant de bataillon en 1791, sous-lieutenant au 23* régiment de cavalerie (23 janvier 1792), lieutenant au 12* bataillon d'infanterie légère (9 juillet 1792), capitaine de cuirassiers légers à la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant-colonel de la légion de la Fraternité (27 mai 1793), nommé chef d*escadron au 11* régiment de hussards par les représentants près l'armée des côtes de la Rochelle (18 août 1793), confirmé dans ce grade (2 août.1794), commandant temporaire à Nantes (25 octobre 1T94), chef de brigade (29 septembre 1795), commandant d'armes de la Rochelle (25 mai 1796), mort à Angers des suites d'une chute qu'il fit du haut en bas de l'escalier de son auberge le 17 novembre 1802.
Charller.
Charlier (Jean-Pierre), natif de Ramillies en Brabant, sous-lieutenant aux chasseurs belges (1*' février 1789), nommé premier lieutenant dTinfanterie par le Département de la guerre des États Belgiques Unis (15 juillet 1790), capitaine en second au 2* bataillon de la légion belgique et liégeoise (15 juillet 1792), démissionnaire (27 septembre 1792), lieutenant en premier aux arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine à la légion de la Fraternité et aii 22* régiment d'infanterie légère ; obtient 800 livres de retraite.
Chariot.
G HARLOT (Jacques-Philippe), né le I" mai 1779, à Chalindrey (Haute- Marne), grenadier dans la garde nationale de Langres et commis dans les bureaux de l'administration du district, entré à la légion germanique en 1792, maréchal des logis en chef au 11* hussards, sous-lieutenant (i25 novembre 1793), et quanier-mailre provisoire pendant Tabsence de Magin. non compris dans le nouveau cadre d'organisation du régiment, donne sa démission, qui est acceptée en germinal an iv.
Chevallier.
Chevallier (François), né à Maubeuge, avait servi quatre ans aux dragons de Chartres et six ans au régiment de cavalerie Royal- Lorraine, maréchal des logis à la légion germanique (I septembre 1792). sous-lieutenant, puis lieutenant, malade à Thôpital de Cambrai (19 juin-11 juillet 1794), adjoint aux adjudants généraux, aide de camp du général Burac (U juin 1795), lieutenant au 11° hussards (29 février J796), destitué par arrêté du Directoire (16 décembre 1796).
Chrétien.
Chrétien (Pierre), né à Périgneux, le 23 lévrier 1758, engagé au régiment de Vermandois le 7 juillet 1775, obtient son congé par remplacement le 28 décembre 1776, rengagé au môme régiment le 11 mai 1778, obtient encore un congé de remplacement le 26 septembre 1783, capitaine de la garde nationale de Périgueux, lieutenant au 1" bataillon des volontaires de la Dordogne, puis lieutenant dans la légion du Centre et adjoint à Tétat-major de l'armée de Kellermann (2 septembre 1792), capitaine dans la légion germanique (4 septembre 1792), commissaire délégué par la Convention aux fies du Vent (22 novembre 1*792), mort à la Pointe-à- Pitre.
Clouet.
Clolet (Louis-Joseph), né le 14 décembre 1769, à Paris, enrôlé dans la garde nationale (1«' mars 1790), lieutenant en second dans Tinfanterie légère de la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine au 22° régiment d'infanterie légère (12 août 1793), démissionnaire le 6 juin 1796; tente vainement de rentrer au service.
Conrad.
CoNBAD (J.), entré au service de T Angleterre en i757 et k celui de la Hollande en 1763, lieutenant dans Tarmée des patriotes des Provinces- Unies en 1787, réfugié en France, lieutenant en second, puis lieutenant en premier aux chasseurs à pied de la légion germanique.
Crets.
Crets (Henri), né à Maêstricht, âgé de 47 ans en 1792, soldat au régiment de Dundas (1771-1777), depuis, instructeur à Amsterdam, dans la compagnie du capitaine Hage, jusqu'à Tannée 1783, sergent-major au régiment de Van Mayern en 1783, commandant en second de la garde nationale de Saint-Omer en 1791, lieutenant en premier dans les arquebusiers de la légion germanique (4 septembre lT9â), capitaine au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793).
Dambach.
Dahbach (Frédéric) (on n'a sur ses services que ses propres assertions) est né à Varsovie en 1738. 11 entre, en 1751, au service de la Hollande, dans les gardes à cheval. En 1756» il est volontaire dans l'armée de Wurtemberg, allié alors à la France. Fait prisonnier par les Prussiens, il prend du service chez eux, devient premier lieutenant (1760) et capitaine de hussards (1761), passe au corps des gendarmes (1763). Puis le voilà, en Pologne, commandant un corps de Bosniaques, sous les ordres de Kellermann (1768). Puis, il rentre au service de Prusse avec le grade de major, fait la guerre de Succession de Bavière, pendant laquelle il forme un corps de hussards, et obtient le grade de colonel de cavalerie. Le A septembre 179i, il est colonel en chef de la légion germanique.
Lettre de Dambach au Ministre.
Paris, le 45 floréal an vi.
Au Citoyen Ministre de la guerre j Da mir le citoyen général Kellermann schon beinah zwei Monat
geschrieben das er sich hâtte indressiret vor mich bei Ihnen, citoyen minisire, wegen dem grade général de brigade mit dem traitement de réforme, citoyen ministre, ich bitte zu bedencken, da ich schon bei ffrederic le Grand Oberst der Cavalerie gewesen, und hier in der Armée générais de division sind, die ich bei meiner Légion habe zu Lieutenants gemacht, der bravste Massau (sic) und Augereau und der mer wie zehn. Nach meiner ancienneté mùsste ich lengs général de division sein, so hoffe [ich] dass mir der Grad général de brigade nicht versagt werdt. Da das Mémorial aber erst beim Directore musste eingegeben werden, so bat es mir le citoyen Directeure Reubell fîngiret an Ihnen um ein Rapport, der von Ihrem bureau de cavalerie gestern ist zu Ihnen geschickt worden. Deswehgen bitte dieselben die Gûtte zu haben vor mich, und bei dem Directore den Rapport eingeben, bald môchligst die Sache zu endigen, vor welehe wohl Gewogenheit; zeitlebens beharre mit dem grôssten Respect
Frédéric Dambàch,
Gi-deTtnt ootonel «n cb«f de U léc^on geriiMniqiie^ Pn^at chef de brigaiU des troapaa à eharal réformé.
Rue Saint-Dominique, au Gros-Caillou, n*1075.
liettre de Kellermann à Dambach.
Paris, den Ueo Germinal.
Mein werthester Obrist,
Dero Schreiben vom 25 ten passato nebst dem Mémorial fur den Kriegs- Minisler habe erhalten, und auch schon abgeschickt : in der Hofifnung gliicklichen Erfoigs, beharre
Dero dienstwilliger Freund.
Kellermaxx.
Dangervllle.
Hélie dit d*Angerville (Louis-Christophe), fils d*un maître chirurgien, né à Paris, le 4 avril 1757, capitaine au service de Hollande dans la légion de Mailleboîs, quartier-maitre trésorier au 7" régiment d'infanterie ou régiment de Champagne (7 novembre i788), sous-lieutenant (!«' avril 1791), lieutenant (12 janvier 179i), lieutenant en premier aux arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), chef de bataillon au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), disparu le 9 juin 1793, à Saumur.
Darnal.
Darnal (Antoine), né à Martel dans le Lot, le 2 août 1748, sapeur au 2« régiment d'artillerie (45 avril 1764-i5 avril 1772), gendarme au département du Lot (8 juillet 1791), maréchal des logis dans la légion germanique (4 septembre 179i), lieutenant au môme corps (15 mars 1793), réformé le 22 juin 4793, rentré au 11*" hussards en qualité de lieutenant (14 août 1798), annonce, par une lettre du 28 novembre 1798, qu'il n'a pas reçu d'argent de sa famille pour pourvoir à son équipement; reçoit, le 12 décembre suivant, Tordre de se rendre à-l'armée d'Italie sous quinze jours, sous peine d'être regardé comme démissionnaire ; capitaine à l'ancienneté (24 octobre 1803), admis à la solde de retraite le 11 novembre
Darnaud.
Darnaud ou d'Arnaud (Charles), né à Paris, fils d'un instituteur, soldat au 7« régiment de cavalerie (1780-4784), auxiliaire de son père (1784 1788), secrétaire au bureau du recouvrement des pensions militaires, sergent de grenadiers dans la garde nationale de Paris en 1789, fourrier à la légion germanique, promu adjudant-major par Richard et Choudieu^ licencié et engagé au 48® dragons (1®' septembre 1793), nommé par Monestier adjudant sous-of!icier au 42<^ hussards (26 novembre 1793), puis élu commandant du bataillon d'Orthez (3 janvier 1794), rentré au 12<' hussards comme capitaine et promu par Monestier adjoint aux commissaires des guerres (H juin 4794), non compris dans l'organisation du 25 prairial an m, réintégré comme commissaire de 2^ classe (26 novembre 4795) et employé à Delémont, dans le département du Mont-Terrible, cessant ses fonctions par ordre du gouvernement (29 novembre 4797), quartier-maître trésorier de la 98^ demi-brigade par un arrêté du 29 décembre 1798 qui est rapporté le 3 septembre 1799 lorsqu'il est mis au traitement de réforme ; mort à Pau le 23 septembre 1805.
Dentzier.
Dentzler (Charles-Frédéric), originaire du canton de Berne, né à Dresde, le 6 avril 1749, fils de Georges Dentzler, capitaine au régiment de Rogau, et de Sophie von der Schmutzler, fille d'un colonel d'artillerie, entré le 46 juillet 1766 au régiment prussien des hussards de Belling, où il reste treize ans et trois mois, déserte et sert au régiment des gardes suisses du 7 novembre 1783 au 14 septembre 4787, appartient ensuite à la garde
nationale parisienne soldée (2 octobre 1790) comme caporal fourrier, incorporé en cette qualité au 14' bataillon d'infanterie légère, adjudant général de la légion germanique (4 septembre 1792), employé dans le grade de chef de bataillon à la suite de la demi-brigade de la Seine-Inférieure (3 avril 1796), puis à la suite d*un des corps de Tarmée des Alpes (lîi juillet 1796), rentré à Paris pour y jouir d'un traitement de réforme à la fin de novembre 1796. Il demanda une indemnité de 1600 livres» parce qu'il avait perdu à Tours, le 3 mai 1793, ses effets et deux chevaux. Mais l'état de ses pertes se trouvait égaré : Marceau avait signé cet état. Dentzler pria le général de lui envoyer uû certificat qui constaterait que l'état avait été revêtu de sa signature.
Marceau envoya la lettre suivante :
Paris, le G germinal l'aD 2* de la République une et indifisible.-
Marceau, général de division, au Citoyen Jourdeuil, adjoint au ministre de la guerre.
J'ai signé, le vingt-six pluviôse, les états de pertes éprouvées p^ir les officiers de la ci-devant légion germanique, Dentzler et Liebenstein. Mais je t*observe qu*à l'époque du trois may dernier, temps où ils ont éprouvé les pertes qu'ils réclament, je n'étais que capitaine de cavalerie. C'est pourquoi je ne sais si ma signature est valable et peut être regardée comme suffisante-
Salut et fraternité.
Marceau.
Derrou.
Derrou (François), âgé de 26 ans en 1792, natif de Versailles, originaire du canton de Berne, entré au régiment des gardes suisses, le 14 mars 1783, comme fusilier, reçu caporal en 178 i et sergent en 1787, licencié le 20 août 1792, adjudant en second dans l'infanterie de la légion germanique (22 octobre 1792), adjudant-major des chasseurs à pied (1*' mars 1793), capitaine au f^"" régiment d'infanterie légère (12 août 1793), démissionnaire (19 septembre 1795) pour « afiaires indispensables » et en invoquant l'arrêté du 28 frimaire an ii qui donne en tout temps aux Suisses la faculté de retourner dans leur pays.
Desbordes.
BoRGNis dit Dbsboedbs (Jacques-Marie), né le 11 mars 1735, à Graveggia près de Novare, marchand de bois dans la rue du Faubourg-du-Temple, capitaine de la garde nationale (bataillon du district des Pères de Nazareth) le 1^' octobre 1789, commandant de la section armée du Temple le t» septembre 1792; nommé juré par sa section et prêtant le serment requis comme fonctionnaire public (16 août 1792) ; lieutenant en premier dans rinfanterie légère de la légion germanique (4 septembre 1792) ; capitaine.
Deschamps.
Sochon-Deschamps (Antoine), né le 8 avril 1764, à Sarlat, enrôlé dans la garde nationale de Sarlat où il « se rendit utile, par ses talents, au corps de la musique », fédéré du département de la Dordogne, assure qu'il a « fait aux Tuileries la guerre du 10 août » et qu'il a « une petite connaissance de la langue allemande » ; recommandé par les députés Lambert et Taiilefer qui louent son patriotisme et son courage, nommé lieutenant en second dans Tinfanteric légère de la légion le 4 septembre 179i.
Desrue.
Dbseuk (Jean-Jacques), fils d'un aubergiste, né à Marlenheim, en Basse-Alsace, le 27 juin 1774, fondeur de son état, engagé dans la légion germanique au mois d'août 1792, brigadier en octobre 1792. maréchal des logis en janvier 1793, maréchal des logis chef en mars 1793, nommé adjudant par le conseil d'administration de la légion de la Fraternité, le 6 mai i 793, et sous-lieutenant au 1 J * hussards, par le général Salomon, au mois de juillet suivant, en remplacement du citoyen Streif.
Dlmpre.
DiMPRB (Pierre-François), né à Preures, dans le Pas-de-Calais, le 29 janvier 1770, soldat au 3S« régiment d'infanterie (13 avril 1787- 1 1 juillet 1790), déserte ce corps et obtient sa grâce, le 1«' juin 1791, à la rpcommandalion des députés du Pas-de-Calais et du Nord ; entré à la légion comme maréchal des logis des piconniers, en janvier 1 793, maréchal des logis en chef, puis lieutenant provisoire (12 mai 1793), lieute-
nant en premier au 11* hussards (26 juin 1793), confirmé le 5 août 1794, capitaine (30 mars 1796), mort à Gray, d'une maladie de poitrine, le 7 mai 1799.
Dudoult.
DuDODiT (David), né le 15 juillet 1759, près Lozon, dans la Manche, fils d'un laboureur, soldat au régiment de Touraine (du 15 août 1776 au 17 août 1784), puis coiffeur, soldat dans la garde nationale de Paris, soldat dans la légion germanique (8 septembre 1792), fourrier (20 février 1793), sergent vaguemestre (28 juin *1793), sous -lieu tenant au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), passé à la 13* demibrigade légère (21 décembre 1796), mais noté » sans instruction, sans moyens pour en acquérir, sans mœurs, indigne du grade qu'il occupe ».
Fleury.
Flburt (Guillaume), fils d'un boucher, né le 10 octobre 1769, à Versailles, sert dans la légion du Châtelet, puis, depuis l'époque où cette légion est incorporée dans le bataillon des Enfants-Rouges de la garde nationale parisienne, audit bataillon (certificat du commandant Guin> guerlot, 1"' mai 1792), devient lieutenant en second dans les piqueurs à cheval de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant au 11" hussards (20 juin 1793), confirmé dans ce grade (27 septembre 1794), capitaine en remplacement deSpett démissionnaire (28 septembre 1795), admis à la solde de retraite le l"" novembre 1806.
FonteneIIe>
FoNT£NBLLE (Joan-Alexandre), né à Silenrieux, dans le pays de Liège, le 9 février 1751, avait servi quatre ans au régiment suisse de Lochmann, puis aux gardes suisses (14 mars 1776), où il avait été fait caporal (au mois de mai 1779) et sergent (au mois d'août 1783); il entra comme sergent dans la légion germanique (20 octobre 4792), devint adjudant en second (!*' janvier 1793) et adjudant-major (6 avril 1793) dans les chasseurs à pied de ladite légion, puis au 22<' régiment d'infanterie légère (12 août 1793). Atteint d'une lièvre putride et maligne, qui détermine un ulcère à la jambe, il obtient un congé le 16 janvier 1794.
Fontenler.
FoifTBNiBR (Adrien-Joseph), né le 8 mai 1754, à Bouvigny, dans le Nord, lieutenant au 41« hussards (26 juin 1793), capitaine (28 septembre 1795), renvoyé par le général Beaurevoir comme immoral.
Oantzert.
Gàntzbrt (Charles-Friedemann), né lo 4 avril 1740, à Brûcken, sur la Holme, dans la Basse-Saxe, soldat à Gourten-Suisse (24 mai 1769), grenadier au môme régiment six mois plus tard, sergent en 1782, retiré par congé en 1784, caporal dans la compagnie générale suisse, de juin 1785 au 27 novembre 1789, caporal dans la garde soldée de Paris (29 novembre 1789-31 décembre 1791), lieutenant en second aux cuirassiers de la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant en premier au mois de mai 1793, incorporé au 20^ cavalerie, avec son grade, en avril 1796, lieutenant à la suite du 9* dragons, du 13 juillet 1796 au 18 avril 1898, pourvu d'une pension de 600 francs, par arrêté du 7 juin 1801, et déjà admis, comme lieutenant, à THôtel des Invalides, le 16 mars 1800, pour trente et un ans, sept mois, vingt-cinq jours de services effectifs.
Oautler.
Gàutibe (Edme), sous-lieutenant (4 juin 1793), puis lieutenant des cuirassiers, un des blessés de Saumur, réintégré au 11« hussards à la fin de 1793, meurt, le 26 juin 1799, de blessures reçues à l'armée d'Italie.
Gay.
Gàt (Honoré-Anselme-Mattûeu), né à Yias, dans l'Hérault, le 18 septembre 1771, maréchal des logis à la légion germanique (25 novembre 1792), maréchal des logis chef (10 mai 1793), passé avec le môme grade au 11* hussards (26 juin 1793), adjudant sous-oflicier (22 septembre 1793), sous-lieutenant (21 décembre 1793), lieutenant (22 juillet 17U6), et capitaine (18 août 1799) au même régiment, capitaine au régiment de chevau-légers de la garde du roi de Naples (9 août 1806), passé en Espagne avec le roi Joseph-Napoléon (1"" août 1808), chef d'escadron au
régiment de chevau-légers de la garde du roi d'Espagne (13 avril 1809), major des hussards de la même garde (31 mai 1810), colonel de cavalerie (27 mars i81â), adjudant supérieur du palais (!•' mai 1812), envoyé par Clarke au grand quartier général de la Grande Armée (14 octobre 18t3), major de cavalerie dans les troupes françaises (26 février 1814), nommé colonel de cavalerie par la commission du gouvernement provisoire (6 juillet 1815), admis à la retraite comme lieutenant-colonel à la tin de 1822, colonel le 8 avril 1832, pour prendre rang du 19 novembre 1831.
George.
G80HGE (Jean-Baptiste-Augustin), né le 6 septembre 1769, à Stenay (Meuse), fusilier dans la garde citoyenne de Stenay, hussard au régiment de Berchiny (28 août 1792), quartier-maître des piconniers à la légion germanique, en 1793, lieutenant au 11* hussards (26 juin 1793), capitaine (J5 mai 1796), donne sa démission, qui est acceptée le 26 février 1799, rentré au service comme capitaine quartier-maître au 21" dragons (24 mai 1800), passé au 9« dragons, qui devient le 14" (10 août 1814), puis aux chasseurs de la Vienne (15 janvier 1817), admis à la solde de retraite (18 février 1824), avec le titre honorifique de chef d'escadron (7 avril 1824).
Gerreshelm.
Gbrrbshbim (Jean-Guillaume-Gotthelf de), né à Zossen, dans la province de Brandebourg, nommé capitaine d'arquebusiers, mais ne rejoint pas, parce qu'il k passe comme aide de camp sous le général Dumouriez ».
Goezmann.
GoEZHANN (Christophe), nommé le 7 novembre 1792, lieutenant en premier d'infanterie, puis lieutenant en second des piconniers ; avait, dit le conseil d'administration, servi depuis 1792 dans la garde nationale « et pour le surplus fait ses exercices d'équitation à Londres ». 11 devint lieutenant au 11* hussards (26 juin 1793). C'est un de ceux qui sont, comme on disait, « morts à la Vendée ».
Graffe.
Grappe (Laurent- Joseph), Suisse, né le 9 janvier 4753^ lieutenant.
Gulbora.
GuiBORA (Jean-Antoine), enrôlé au 4* bataillon des volontaires de la Marne le 17 mars 1192, entre, ainsi que son frère Joseph, dans la légion germanique le 5 mars 1793, à Philippeville ; il est pris, ainsi que son frère, à Saumur par les Vendéens, et rentre à Saint-Gemmes, son pays natal, à la fin du mois de juin. Mais il est réclamé par le chef du 4" bataillon de la Marne, Failly, et arrêté le il août par deux gendarmes de Dormans sur la réquisition des officiers municipaux de Saint-Gemmes. Le Directoire du départemeut de la Marne, séant à Épemay, Tenvoie à Ghâlons parce qu'il a prêté serment de ne pas porter les armes contre Louis XVll (selon Tarticle III du décret rendu le 22 juin par la Convention). Jean-Antoine Guibora, traduit au tribunal révolutionnaire, fut guillotiné le 30 mai 1794. (Arc/i. nat,, W. 37fi.)
Haagen.
On ne sait de HaaG£n père que peu de chose : au service de Hollande depuis 1784, passé par tous les grades jusqu'à celui de capitaine ; réfugié en France depuis 1787. Mais il n*a pas joint.
Haindel.
Haindel (Charles-François-Frédéric de), né à Strasbourg le 15 février 1757, sous-lieutenant au régiment d'Alsace -Infanterie le 2 mai 177:^, démissionnaire en novembre 1777 , sous-lieutenant aux hussards de Lauzun ({««"mai 1787-15 septembre 1791), capitaine (4 septembre 1792), puis lieutenant-colonel des piconniers de la légion germanique, destitué le 19 février 1794, admis au traitement de réforme comme chef d'escadron en attendant sa remise en activité de setTice par arrêté du Directoire (21 juillet 1798), chef d'escadron au 9*> régiment de cavalerie (13 août 1799), réformé pour infirmités et autorisé à *se retirer dans ses foyers (24 février 1804), nommé le 17 février 1807 capitaine de la 2« compagnie du 5" escadron du 4® régiment de cuirassiers (nomination qui est annulée le 8 août suivant), mis à la solde de retraite, mort le 9 mai 1812 à Strasbourg.
Son fils, François-Frédéric, né d'une première femme, Marie-Elisabeth Hausler, était né à Strasbourg le i8 avril 1782. Piconnier dans la légion germanique (!•' décembre 1792) — à Tàge de onze ans ! — brigadier (12 février 1793), maréchal des logis (2 avril 1793), il suit son père dans l'expédition d'Irlande. Maréchal des logis au 9<' régiment de cavalerie (21 août 1799), nommé sous-lieutenant à ce régiment par le général Moreau (1^' août 1800), sur la recommandation du général de brigade Espagne qui le regarde comme un <c jeune homme de la plus belle espérance », et du général de division d*Hautpoul ; confirmé dans ce grade (12 décembre 1800), lieutenant dans les chasseurs à cheval de la légion hanovrienne (17 avril 1806), il sert en qualité d'aide de camp près du général Amey, son beau -père, du 7 novembre 1806 au 11 octobre 1808 et passe alors au service du roi de Westphalie.
Hamberger.
Hàmbbrgbr (Martin), né à Ammerschwihr, le 17 avril 1752, volontaire au régiment des dragons de Schomberg (1766-1769), engagé dans la légion corse (1770-1773), puis au régiment d*Anhalt, où il devint sergent-major (1773-1786), entré à la légion de Maillebois, où il fut maréchal des logis dans la compagnie commandée par le colonel d*Angely, lieutenant au corps des uhlans de la province dTtrecht, capitaine des cuirassiers à la légion germanique (4 septembre 1792), puis lieutenant-colonel en second, en remplacement du citoyen Ouy (6 décembre 1792), chef d'escadron au M* régiment de hussards (26 juin 1793), et confirmé dans ce grade par le Comité de salut public (17 septembre 1794), mis à la retraite (5 avril 1793) avec une pension de 1200 francs, admis capitaine à THôtel des Invalides (5 octobre 1795).
Harten.
HARTBif (Herman), né à Velthuisen, dans la province d'Overyssel, en Hollande, le 15 février 1754, dragon' au régiment de Bock (du 1" février 1776 jusqu'à 1779), hussard (du mois de novembre 1779 au mois de mai 1781), lieutenant en premier au régiment d'infanterie commandé par le lieutenant-colonel De Win (19 juin 1787), pensionné par la Franco (!•' juin 1788), quartier maître trésorier de la légion franche étrangère (l'^'août 1792), capitaine à la légion germanique (4 septembre 1792), rentré à la légion étrangère, licencié par un arrêté du représentant Vidalin, le 8 mai 1794.
Hébert.
Hébert (Jean-François-Thomas-Bon), né àCaen, le 2 juillet 1751, sert dans les gardes françaises, du 26 mai 1 769 au 24 juillet 1773, blessé à la prise de la Bastille ; appartient à la garde nationale parisienne depuis le 12 juillet 1789, jusqu'au moment où il est nommé capitaine des piqueurs de la légion germanique (4 septembre 1792); chef d'escadron au 11" hussards (26 juin 1793), confirmé par le Comité (27 janvier 1795), retiré à Ghinon, avec appointements complets, pour se guérir de ses blessures (28 septembre 1795), remis en pied au lieu et place de Richer — qui est mis à la suite et traité comme officier réformé à cause de sa longue absence — et envoyé à Nevers pour prendre le commandement de deux compagnies du régiment qui se trouvaient dans cette ville (12 septembre 1797), réformé par Tinspecteur Beaurevoir, en mars 1799, et renvoyé dans ses foyers sur une plainte de Junot (26 avril 1801).
Heim.
Heim (Nicolas), né à Deux-Ponts le 4 décembre 1771, soldat aux gardes suisses (4 octobre 1789), caporal dans la légion germanique (^6 octobre 1702), sergent (10 mai 1793), sous-lieutenant à la 13* demibrigade légère (27 septembre 1805), tué à Eylau.
Henriot.
Hbixriot (Sébastien), né le 3! octobre 1768, à Marchéville (Meuse), réside à Stenay jusqu'au 26 août 1792 et y remplit avec exactitude son service de citoyen; hussard au régiment de Berchiny, lieutenant en second des piconniers (25 février 1793), adjudant- major de la cavalerie de la légion de la Fraternité (6 mai 1793), lieutenant au ll« hussards (26 juin 1793), aide de camp de Befiroy (14 juin-11 octobre 1793), capitaine (28 septembre 1795), démissionnaire (25 juillet 1796).
Heyden.
Hetden (Christian-Frédéric), né d'une famille hollandaise à Brandebourg dans la Marche, le 9 avril 1754. Il sert d'abord dans le r<*giment prussien de Zitzewitz, ci-devant Kleist (1765-1773). Sous-lieutenant (27 mai 1773) dans la brigade hessoise du prince de Hessc-Darmstadt au service de Hol-
lande, lieutenant (27 mai 1783) et capitaine (8 juillet 4786) dans la môme brigade, capitaine au régiment du colonel De Win (20 juin 1787), premier major au régiment de Van Mayern jusqu'en 1788, réfugié en France, breveté capitaine d'infanterie au service de France (1" juillet 1788), colonel en second de la légion germanique (4 septembre 1792), adjudant général à l'armée d'Allemagne, le 14 mai 1798, mis en réforme au mois de d(^cembre, employé par Saint-Hilaire à Berlin en 1808, mis à la retraite avec une pension de 600 francs (6 juin 1811), puis de 1200 franc5% (12 novembre 1811), parti de Paris pour Rotterdam le 17 décembre 18l2, arrêté le 18 novembre 1813 et transféré à Bréda et de là à Paris, à Sainte- Pélagie, où il subit, le 30 décembre, son interrogatoire, relâché à la première Restauration, mort à Paris en 1819.
HlIIe.
HiLLE OU Hyllb (François-Pierre-Joseph), lieu tenant- colonel des arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792), chef de brigade du 22<> régiment d'infanterie légère (12 août 1793), pris et fusillé à Brîssac (It septembre 1793). Il avait épousé Claire-Elisabeth Devaux qui reçut, après la mort de son mari, outre une indemnité provisoire, une pension annuelle de 400 francs, réduite plus tard à 200, et qui mourut à Colmar, le 3 septembre 1814.
Son fils Joseph, né à Ribeauvillé, le 20 mars 1770, cadet dans la légion de Maillebois (22 mars 1780), puis au régiment Wesselot (22 mars 1782), réfugié en France avec son père, lieutenant en second dans la légion germanique, puis lieutenant en premier (12 août 1793), capitaine à la 13« légère (22 décembre 1804), blessé à léna (14 octobre 1806), chevalier de la Légion d'honneur (10 avril 1807), fut admis à la retraite le 30 mars
Son petit-fils, Joseph Hylle, médaillé de Sainte-Hélène, était, en 1860, arpenteur-géomètre à Ingersheim, dans le Haut-Rhin.
Hirschmann.
HmscHMANN (Pierre-Joseph-Antoine), fils de militaire, né à Wesel, le 7 août 1759, dragon au régiment Dauphin (14 juillet 1778-5 juin 1781), sous-lieutenant à la légion de Maillebois en 1784 et 1785, lieutenant au régiment de Van Mayern en 1786 et 1787, capitaine dans la garde nationale de 1789 à 1792, lieutenant en premier dans la légion germanique (4 septembre 1792-1 <>' février 1793), capitaine à ladite légion (2 février 1793), capitaine
à la ftuite au 31"^ régiment de chasseurs à cheval (3 avril 1796-16 août 1797), mis en réforme, adjoint aux adjudants généraux de Tarmée de Mayence (2Q mai-25 novembre 1798), conducteur des conscrits de Paris (3 mai 1799), employé comme officier de correspondance au près des généraux Cordellicr, Marescot et Hardy (1*' septembre 1799-22 septembre 1801), puis d*Augereau (9 octobre 1805-20 décembre 1806), capitaine an 27« régiment de chasseurs (3t décembre 1806-I*'' octobre 1809), mis à la retraite (t''' octobre 1809), adjudant de place à la batterie de Travemûnde (du 11 novembre 1812 au mois de juin 1814), mis à la demi-solde en 1814, adjudant de place à Péronne du 16 juin au 20 septembre 1815, mis de nouveau à la retraite.
Hoffmayer.
HoFFUAYBR (Laurent) ou Hofmbisr — son acte de naissance porte Hofmeier, mais il signe Hoffmayer ~ né le 15 juillet 1768 à Friedensweiler, près Neustadt, en Forét-Noire, dans la principauté de Furstenberg qui, depuis, fut annexée au grand-duché de Bade; cuirassier dans la légion germanique (4 septembre 1792), brigadier au 11® hussards (26 juin l'93), maréchal des logis (16 janvier 1796), adjudant sousofficier (1«' octobre 1796), sous-lieutenant (18 août 1799), lieutenant (2 février 1801), adjudant-major (23 avril 1802), capitaine au 29« dragons (26 octobre 1803), admis aux dragons de la garde (9 septembre 1807), chef d*escadron (3 août 1809), colonel du 2" dragons (18 février 1813), major au 2« régiment d'éclaireurs de la Garde (16 décembre 1813), confirmé dans son grade de major au corps royal des dragons de France (I'' décembre 1814), mis en non-activité (15 décembre 1815), naturalisé Français (12 février 1817), retraité (4 septembre 1822), baron d'Empire (4 décembre 1813), officier de la Légion d'honneur (14 juillet 1813), et chevalier de Saint-Louis (27 décembre 1814).
Horin.
HoBiN (Charles-Jean), fils d'un marchand, né le 28 janvier 1772, à Lille, employé, durant vingt-deux mois, dans les bureaux du département du Nord et pendant six mois, dans les bureaux de Tétat-major de la légion germanique, nommé sous-lieutenant au 11* hussards, par ordre des représentants (26 juin 1793), adjoint, du 15 juin au 25 octobre 1793, à l'étal-major général de Tarmée de TOuest, confirmé dans son grade le 12 juin 1794.
Hubert.
HuBEiT (Michel), né à Ëcublé (Eure-et-Loir), trompette aux cuirassiers de la légion germanique, prisonnier à Saumur, revenu dans son pays natal à la fm de juin 1793, nommé c< inspecteur » ou instituteur des volontaires de la première réquisition du canton de la Ferté-aux- Bois, arrêté, le 28 décembre 1793, par ordre du Comité de surveillance de la Ferté, pour avoir tenu des propos inciviques et dit, notamment,
qu'il emm la Nation et se f..... de la sacrée République, traduit au
tribunal révolutionnaire de Paris ; il eut beau dire qu'il avait tenu ces propos en état d*ivresse et qu'il ne se rappelait rien, il fut condamné à mort le 47 juillet 1794. (Arch. nat. W 128, pièces 50-51 et W 420, dossier 955, 2« partie, pièces 38-52.)
Imfeld.
laiFBLD (François-Antoine- Wendelin), né à Thann, en Haute-Alsace, le 20 octobre 1757, engagé à Mestre- de-camp -général -dragons, le 21 décembre 1772 et réformé le 10 août 1774, engagé à Schomberg-dragons le 25 août 1774, déserté le 16 juin 1777, rengagé à Larochefoucauld-dragons le 7 mars 1786, congédié le 29 décembre 1786, lieutenant à la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine au même corps (15 mars 1793), emprisonné à Tours le 6 mai et mis en liberté le 16 juin 1793, passé capitaine à la suite, dans le 12* régiment de hussards, en vertu de la loi du 25 octobre 1795, renvoyé dans ses foyers, par Hoche, le 30 octobre 1796, destitué par le Directoire le 2 décembre suivant.
Ismert.
ISHERT (Pierre), né à Téting (Moselle), le 20 mai 1768, fils d'un sellier, entré au service dans le régiment de Salis -Samade suisse (3 octobre 1783), passé dans la garde nationale soldée de Paris (14 juillet 1789), lieutenant dans les cuirassiers de la légion germanique (4 septembre 179Î), capitaine (13 mars 1793), breveté capitaine au 11° hussards par le Comité (2 juillet 1795), chef d'escadron au même corps (i9 juillet 1799), passé au 2« régiment de carabiniers (30 juillet 1801), colonel à la suite (8 mai 1807), colonel du 2" régiment de dragons (14 mai 1807), baron de l'Empire (26 octobre 1808), maréchal
de camp (8 février 1813), commandant le département des Landes (23 mai 1815), mis à la retraite (6 octobre 1815), mort le 29 septembre 1826, à Ârengosse, dans les Landes.
Itler.
Itibr (Pierre), — on trouve parfois Ytier et Eytier — né le 5 décembre 1745, à Sommiëres, dans le Gard, soldat au régiment d'infanterie du Roi (20 février 1765), caporal (1" janvier 1773), sergent sumuméraii'e (ii mai 1785), vétéran (17 mai 1789), licencié (!•' mars 1790) et, depuis cette époque, aux Invalides; lieutenant en premier à la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine (1«' mars 1793), chef de bataillon au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), mort la même année, en Vendée.
Jacquet.
Jacquet (Nicolas-Marie), né à Versailles, le 20 juin 1763, avait servi au régiment suisse de Chàteauvieux ; il fut nommé d'abord adjudant sousofficier, puis, en remplacement de Paul, lieutenant en second aux piconniers.
Jardelle.
Jardellb (Jean-François), né à Cheniménil, dans les Vosges, le 1«' juin 1771, soldat à la légion germanique, maréchal des logis chef au 11* hussards, blessé au bras et au pied gauches, ainsi qu'à la main droite, en combattant les rebelles de la Vendée; admis aux Invalides, nommé adjudant sous-offîcier à l'École de Saint-Germain (12 décembre 1812), réadmis aux Invalides comme sergent-major (5 août 1814), mort à l'Hôtel, le 7 novembre 1820.
Juge-Brassac.
Jugb-Bbàssac (Alexandre-Elisabeth -Louis-François-Marie), né le 22 mars 1764, cadet gentilhomme au 60" régiment, ci-devant Royalla-Marine (22 mars 1779), sous-lieutenant (10 août 1780), lieutenant (6 avril 1788), avait été, parait-il, nommé capitaine au 8*^ régiment
d'infanterie et n'avait pu prendre possession de cet emploi ; nommé capitaine des piconniers de la légion germanique (4 septembre 1792), il quitte la légion presque aussitôt <f par maladie » et « par certificat de médecin ».
Keck.
Kbck (François- Antoine)» né le 4 août 1759, à Neuf-Brisach, docteur en médecine de TUniversité de Strasbourg, entré au service le 12 avril H82, au régiment suisse de Reinach, comme chirurgien-major adjoint à son père. qu*il a remplacé le 11 juin 1786, mort à Strasbourg en messidor an ii.
Klauprecht.
Klauprbcht (François), se dit né en 1738, à Mayence, et aurait servi dans l'armée mayençaise ou autrichienne comme cadet (1*' juillet 1758), lieutenant (15 mars 1763), capitaine (du 10 octobre 1770 au 4*' juillet 1789}, capitaine dans la légion germanique, le 4 septembre 1792, passé avec ce grade au 11" hussards, le 26 juin 1793, admis à la solde provisoire en attendant sa solde de retraite définitive (27 mai 1800).
Klein.
Klein (Alexis), né le 6 décembre 1731, à Nancy, où son père était boucher, avait servi dans la légion de Lorraine, ci-devant volontaires du Hainaut, en qualité de dragon, de fourrier et de maréchal des logis (20 avril 1760-20 avril 1769), puis il avait reçu, de THôtel des Invalides, une solde réglée dont il jouissait à Nancy. Rentré à THôtel comme sergent-major (17 mai 1783) dans la compagnie n^ 4 détachée pour le service des Tuileries, il fut nommé lieutenant en second dans les piqueurs à cheval de la légion germanique le 4 septembre 1792, et lieutenant en premier au mois de janvier 1793. Réadmis à THôtel des Invalides comme lieutenant, le 10 juillet 1794.
Kueikens.
KuELKENS (Léonard), né le G janvier 1767, à fiuitenveidert, près d* Amsterdam, volontaire dans une compagnie franche en 1783, sous-
lieutenant dans la garde volontaire en 1783, sergent au régiment de Van Mayem en 1787, lieutenant en premier aux chasseurs de la légion germanique (4 septembre i792;, capitaine (13 mai 1793), capitaine au 22* batoillon d*infanterie légère (12 août 1793), où il obtient sa démission et Tautorisation de retourner dans sa patrie.
Son fils, François- Albert-Léonard, né à Saint-Omer le 17 août 1789, soldat au 4* bataillon de chasseurs à pied (3 août 1801), cadet (21 avril 1805), sous-lieutenant au 3", devenu 1^' régiment de chasseurs à pied (2 mars 1807), puis lieutenant, meurt dans la campagne de Russie, le 17 novembre 1812.
Labeaume-GeauflVals.
Labsaumi-Gbâufpràis, de Brioude, rentre à Brioude après le « déchirement », et le Ck)mité de surveillance de la ville demande au ministre s'il a déserté.
Latour.
Laîour ou Drlatour (Pierre-Armand-Jules-César), né le 21 février 1735, à Chàlons-sur-Marne , cavalier au régiment Talleyrand en novembre 1756, maréchal des logis au régiment des volontaires du Dauphiné en décembre 17K9, cornette audit régiment en octobre 1760, réformé le 14 avril 1763, lieutenant au régiment de recrues provinciales de Châlons (1" octobre 1763), réformé de nouveau (!•' janvier 1767), capitaine de piconniers dans la légion germanique (1*' février 1793), capitaine au 11* régiment de hussards (26 juin 1793), chef d'escadron (11 novembre 1795), mort d*apoplexie à Pise, le 12 mars 1801.
Laurent.
Laurent (Augustin), né en 1762, à Poitiers, engagé à Dauphin- Infanterie le 4 mars 1776, caporal le 1^'mars 1791, lieutenant en premier aux piconniers de la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine au 11" hussards (26 juin 1793), nommé adjudant général chef de bataillon par Rossignol, et confirmé par les, représentants Ghoudieu, Richard et Bourbotte (28 septembre 1793), confirmé en outre par le ministre de la guerre (3 octobre 1793).
Lechevalller.
Lbchevallirr, fourrier à la i'<^ compagnie de9 arquebusiers, devint maréchal des logis au il* hussards.
Le Oaigneur.
Lb Gaignecr (Antoine-Marie), dit Larglais, né le 3f mars iT7i, à Paris, entré dans le régiment des gardes suisses le 29 mai 1 783 et sorti le 10 août 1792, trompette-major au 11" hussards (26 juin 1793), souslieutenant à Tancienneté (18 août 1799), décoré de la Légion d'honneur comme aous-lieutenant au ±9^ dragons (28 juin 1805), lieutenant (9 juillet 18Q7)y capitaine (16 juin 1812), admis à la retraite en 1814, comme capitaine de cavalerie, prend du service, en 1815, dans les volontaires royaux du Gard, commande en dernier lieu la compagnie départementale de Yaucluse.
Les Leigonyer.
Leigonyik (Pierre-Géraud-François), né le 23 juillet 177S à Àurillac, fils du général de ce nom, inscrit dans la garde nationale parisienne, au district des Gapucins-Saint-Honoré (9 janvier 1790), sous-lieutenant au régiment Royal-Roussillon ou iP cavalerie (17 juin 1792), capitaine de cuirassiers à la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine au 19* dragons, où u on ne Ta connu que pour le recevoir », et employé en qualité d'aide de camp par son père le général, suspendu le 25 septembre 1793, capitaine de la compagnie de réserve du département du Cantal, du 10 mars 1806 au 24 juin 1814, commande, pendant la campagne de 1814, le régiment de Haute-Loire et Cantal. 11 signait Ligonyer de Pruns.
Lbigontbr (Jean-Baptiste- Amable), né le 6 juin 1751 à Aurillac, frère du général, sous-lieutenant au ri^giment de Bourbon-Cavalerie, du 10 août 1769 au 21 février 1773, citoyen actif du département du Cantal et garde national à Aurillac, depuis juillet 1789 jusqu'au 21 février 1793, capitaine à la compagnie de cuirassiers, vacante à la légion germanique par le départ de son neveu Pierre-Géraud-François (25 février 1793), chef d'escadron au 19* dragons, où il « remplit parfaitement ses devoirs » et obtient les éloges de Chalbos, qui lui reconnaît beaucoup d'intelligence, de courage et de bon vouloir, suspendu le 25 septembre 1793 et retiré à Bergerac.
Lejeune.
Lbjbunb (Charles), âgé de 49 ans en 'J793, natif de Ghoisy-sur-Seine, cordonnier de profession, serg«it-major dans la légion germanique, est fait prisonnier à Saumur. (Cf. Port, la Légende de Cathelineau, 3i7.)
Leone.
Leone (Joseph), né en 1770 à Livourne, réfugié en i791 sur le sol français, engagé au 72* régiment d'infanterie (7 octobre 1791), « congédié en se remplaçant » (!*' septembre 1792), lieutenant en second aux chasseurs à pied de la légion germanique (4 septembre 1792).
LIebensteln.
LiBBBRSTBiN (Frédéric-Maximilien, baron de), — qui, sous la Révolution, se prénomme Guillaume, — sous-lieutenant au régiment d'infanterie allemande, ci-devant Royal-Deux-Ponts (J6 avril 1771), lieutenant au même régiment (7 juin 1776), capitaine d'arquebusiers à la légion germanique (1" février 1793). Le 29 mai 1795, Menou et Kilmaine certifient qu*il a fait partie de la division ou colonne du centre, aux journées des 4, 5 et 6 prairial, et marché en avant-garde, qu'il s'est comporté avec la valeur et la prudence d'un vrai républicain. En l'an vu, il est à l'hôpital de la Force, et sur le point de passer devant un conseil de guerre, avec la certitude d'être acquitté; son défenseur officieux^ Prédagne, assure qu'il est nu, sans pain, sans ressources, ni asile. Il fut admis à l'Hôtel des Invalides, où il resta jusqu'au 4 avril 1814. A cette dernière date, il donne sa démission. En 1820, il sollicite la croix de Saint-Louis.
Loffing.
LoFFiiiG (François-Joseph-Bruno), fils d'un négociant de Fribourg, en Suisse, né à Fribourg le 2 septembre 1754, étudie la médecine à Montpellier et à Paris, entre au régiment des gardes suisses, en février 1779, comme aide-chirurgien-major à Rueil, devient, en 1781, chirurgienmajor « pour la garde de Versailles, près du roi »; licencié au mois d'août 1792, employé à la légion germanique, puis, par ordre de Carra
et de Fabre-Fonds, au Î2« bataillon d'infanterie légère, confirmé par la réunion des officiers (lî août 1793), sert à Tarmée de TOuest en Tan m et en Tan iv.
Macquln.
Macquin (Pierre-Joseph), né à Bannogne, dans le district de Rethel, le 10 juin 4774, cavalier dans la légion germanique le 4 septembre 1792, et brigadier le 10 décembre suivant, maréchal des logis au 1i* hussards (26 juin 1793), sous-lieutenant (19 juillet 1797), lieutenant provisoire (l"mai 1800), confirmé par arrêté du 3 octobre 1803, adjudant-major le 17 novembre suivant, avec rang de capitaine le 14 juin 1804, mort ie 30 octobre 1807, à Ancône.
Magin.
MàGUI (Jean-Pierre), né le 8 janvier 1766, à la Caussade (Gers), soldat au ^V régiment d*infanterie. ci-devant Guyenne (21 mars 1783), caporal (1" janvier 1786), sergent (1" octobre 1787), fourrier (1«' mars 1790), congédié par ancienneté (17 avril 1791), gendarme (I*' janvier 179i), employé au mois de décembre 1792 près le commissaire des guerres de la 17 « division militaire, quartier-maitre des cuirassiers dans la légion germanique à la place de Schwarz père (h' mars 1793), quartier-maitre général de la légion, avec le rang et le traitement de chef d'escadron (4 mai 1793), passé avec ce grade au ll^" hussards (26 juin 1793), et confirmé par le Comité (5 août 1794), nommé sous-inspecteur aux revues (15 mai 1810), employé à Tarmée d'Jllyrie (20 juillet 1810), et à la Grande Armée (1812), mort à Blojaisk en septembre 1812.
Mahleu.
Mabibu (Jacques-Roland), nommé le 7 novembre, sur la proposition du conseil d'administration, lieutenant d'infanterie, puis, sur une note de Heyden, lieutenant de cuirassiers; servait depuis la Révolution dans la garde nationale et était sous-lieutenant dans le district de Saintliustache.
Hahon.
Mahon (Narcisse), né le 8 janvier 4770 à Montrichard (Loir-et-Cher), étudiant avant la Révolution, fils d*un juge de paix, volontaire au !•' bataillon de Loir-et-Cher, sous-lieutenant (30 septembre 1791), souslieutenant au 13* dragons (25 janvier 1792), adjoint à l'état-major de l'armée du Rhin (12 janvier 1793), passé, le !•' avril suivant, à l'armée des côtes de Cherbourg, nommé, le 31 janvier 1793, par le ministre, capitaine des piqueurs à cheval de la légion germanique, accepté, le 10 mars suivant, par le conseil d'administration (mais sa nomination date du 4 septembre 1792), rentré dans ses foyers (15 juillet 1793), ajourné dans sa demande de réintégration, par le Comité, jusqu'à ce qu'il ait produit ses titres (5 mars 1795), remis en activité dans la gendarmerie de Loir-et-Cher (19 juin 1795-21 janvier 1796), admis au traitement de réforme comme capitaine (4 janvier 1805), capitaine adjoint à l'état^major général de la Grande Armée (20 septembre 1805;, puis à l'état-major du 5<' corps (6 août 1806), chef de bataillon au 54* de ligne (23 octobre 1811), mis en non-activité (11 octobre 1814), maintenu en non-activité d*' juillet 1818).
Halaquln.
Malaquin (François), né le 20 janvier 1764, à Vergigny, dans l'Yonne, fils de marchand, nommé lieutenant en second aux cuirassiers de la légion germanique, sur la recommandation du général Leygonier (4 septembre 1792), puis capitaine, blessé à l'affaire de Saumur et mort de ses blessures le 24 juin 1793. Sa veuve, Anne Absin, ouvrière en linge, eut, aux termes de la loi, pour pension alimentaire, la moitié de celle qu'aurait eue son mari, d'après son grade de capitaine, aux appointements de 2,500 francs, s'il avait survécu. Cette pension aurait été du quart de 2,500 francs ou de 625 francs, plus, pour deux campagnes, les deux dixièmes des trois quarts restants, ou 187 francs 10 sous; en tout, 812 francs 10 sous. La veuve Malaquin toucha donc une pension de 406 francs 5 sous, qui fut plus tard liquidée à la somme de f 00 francs.
Martin.
Maitiii (François), né le 6 mai 1753, à Seurre (Côte-d'Or), sert au régiment d'infanterie de Bresse (29 juin 1772-16 mai 1784), au 68* régi-
ment, ci-devant Beauce (17 décembre i78i-i0 juillet i790), entre à la légion germanique comme lieutenant en second le 7 novembre 1792, devient capitaine en premier le 12 août 1703 à la compagnie d*artillerie du 22« régiment d'infanterie légère, réformé à la Fère (9 août 1802), capitaine de la 15" compagnie des canonniers garde-côtes, au Havre (2 juillet 1803), et révoqué de son emploi le 7 novembre suivant.
Mathllde.
Mathildb (Etienne), né à Frogécourt (département du Mont-Terrible), le 4 juin 1762, soldat aux gardes suisses (6 avril 1782), capitaine (6 septembre 1786), canonnier dans la garde nationale soldée de Paris (15 août 1792), caporal dans la légion germanique (S octobre 1792), sergent (9 décembre 1792), adjudant sous-offîcier au 22« bataillon d'infanterie légère (2 octobre 1793), sous-lieutenant (19 février 1794), lieutenant à la 13" demi-brigade légère (20 juin 1801), adjudant^najor (7 janvier 1807), capitaine (7 juillet 1808).
Maugras.
Maugràs (Pierre), né à Jussey le 8 novembre 1772, était souslieutenant de la garde nationale volontaire, lorsqu'il fut nommé, le 7 novembre 1792, par le conseil d'administration, lieutenant en second aux chasseurs à pied, sur la recommandation de l'ancien membre de la Constituante CorroUer, devint lieutenant en premier, et obtint, le 12 août 1793) le grade de capitaine au 22" régiment d'infanterie légère.
Mazade.
Mazadb (François-Alamel), né le 9 mai 1759 à Largentière, avait servi au régiment de Poitou, sous le nom de François Lacombe, parce qu'il avait, dans ce régiment, deux oncles qui portaient, l'un , le nom d'Âlamel, l'autre, celui de Mazade. (Lacombe, dit-il, était le sobriquet que son père avait pris pour ne pas être confondu avec ses frères.) 11 fut ensuite capitaine de la garde nationale de Largentière. Le 25 janvier 1792, il entrait dans la gendarmerie du département de l'Ardèche. Après avoir exercé les fonctions d*adjudant-major dans la légion germanique (4 septembre 1792), il fut nommé lieutenant au il« régiment de hussards le 26 juin 1793, puis rayé « pour cause d'absence non motivée ».
Hérand.
MÉRAifB, lieutenant au li* hussards (26 juin 1793), soupçonné d*avoir
volé les étapiers»et arrêté par la municipalité de Vendôme, remis en
liberté, puis destitué, et condamné à six ans de détention par le tribunal
militaire de l'armée du Rhin, et à un mois de prison par un conseil
militaire à Strasbourg, le 30 mai 1796.
Mlllarceaux.
MiLLAacBACX (Jean-Gaspard), capitaine en second de Tartillerie de la légion, comptait trente-huit années de services comme sous-officier et avait fait sept campagnes de guerre, dont la première au siège de Mahon, et assisté à quatre batailles en Allemagne.
Millet.
Millet (Antoine-Louis-Joseph-Marie), né le 23 novembre 1764, à Paris, lieutenant d*une compagnie du district de Saint-Eustache (13 juillet 17^) > commandant en second de la garde nationale de Taverny (10 juillet 1791), commandant en chef le 4« bataillon de la 2*' légion du district de Pontoise (i9 avril 1792), capitaine de piconniers, puis de chasseurs, dans la légion germanique (4 septembre 1792), adjudant général de la légion, avec rang de lieutenant-colonel (9 mai 1793), capitaine au 22<^ régiment d'infanterie légère (12 août 1793), aide de camp du général Burac (8 Juin-8 octobre 1793), chef de bataillon (18 janvier 1794), retiré à Paris.
Montanler.
MoNtANiBR (Antoine), né le 20 mai 1756 à Montauban, lieutenant dans la garde nationale de Montauban, grenadier au 1"" bataillon des volontaires du Lot, capitaine d'arquebusiers dans la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), absent du corps depuis le 22 septembre 1794, demande son congés
sa PIÈCES ANNEXES.
Morelle.
MoBBLLE (Louis^ésar), — et non Morel, ~ né à Paris, le i6 février 17i)9, soldat dans la garde nationale parisienne soldée (3 mars 1790- 15 juillet i791), caporal au 104* régiment d'infanterie, lieutenant en premier dans Tinfanterie légère de la légion germaniaue (4 septembre 1792).
Nagtglas.
Nagtglas (Henri), né à Naarden et baptisé le 7 février 1753, volontaire au régiment de Rechteren -cavalerie, premier lieutenant d*infanterie à la légion du rhingrave de Salm, réfugié en France, lieutenant en second à la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant en premier (7 avril 1793), capitaine (8 mai 1793), retiré à Sens après le licenciement.
NInet.
NiNBT (Jean-Charles), né le 27 décembre 1766 à Saint-Oizier, cavalier au régiment de Royal-Âllemand (13 septembre 1783-24 mars 1791), surnuméraire dans la gendarmerie nationale et garde national à Metz d*avril à juillet 1791, sous-lieutenant au 24* régiment d'infanterie (15 septembre 1791), lieutenant (!*' avril 1792), lieutenant en premier aux cuirassiers légers de la légion germanique (1*' mars 1793), capitaine au 11* régiment de hussards (i6 juin 1793), commandant temporaire de Neuf-Brisach (22 juillet 1794).
Nobel.
Nobel (Jacques), né en 1752 à Yieux-Brisach, avait servi au régiment d*Eptingen suisse de 1768 à 1778 et aux hnssards de Lauzun, où il fut successivement soldat (18 novembre 1778), maréchal des logis (11 octobre 1783), maréchal des logis chef (20 janvier 1787). Il était depuis plus d*un an aux Invalides (31 mars 1791), lorsqu'il entra dans la légion germanique, où il fut lieutenant en second (7 novembre 1792), puis lieutenant en premier (1*' mars 1793) des piconniers.
Noël.
NoBL (Thomas-André), né à Chàlons-sur-Marne le 29 novembre 1768, piconnier dans la légion (4 novembre i 79f), brigadier (15 septembre 1792), maréchal des logis (!•' octobre 1792), maréchal des lojiis chef (l*' mars 1793), sous-lieutenant (1*' mai 1793), lieutenant au 11* hussards (26 juin 1793), capitaine (17 juillet 1799), capitaine au titre défmitif (28 mai 1803), retraité le 16 mai 1810.
Nordon.
NoRDON (Anselme), né le é décembre 1736 à Metz, volontaire de la garde nationale parisienne, sergent (15 septembre 1789), sous-lieutenant de chasseurs en 1790, lieutenant en premier dans la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine (8 avril 1793), capitaine au 22" régiment dMnfanterie légère (12 août 1793), reçoit son congé absolu pour blessures reçues dans la Vendée (18 juin 1796), rentre au service comme capitaine au bataillon auxiliaire de TÂube, devenu la 14* demi-brigade d'infanterie légère (22 juin 17i)9-22 septembre 1800), blessé à Landshut, où il perd la cuisse gauche (7 juin 1800), reçoit une pension de 1200 francs pour sa blessure et pour 9 ans, 10 mois et 28 jours de services.
Ouy.
OuY (Michel), né à Gray le 17 mai 1751, fils d'un marchand, soldat au régiment d'infanterie de Conti (21 octobre 1767-26 mars 1772), sousbrigadier dans la garde à cheval de Paris (1775-17 août 1785), contrôleurreceveur des consignations et commissaire aux saisies réelles du département de la Haute-Marne, lieutenant de la garde nationale de Chaumont (18 février 1790) et député par son département pour assister à la Fédération, capitaine (4 novembre 1792), puis lieutenant-colonel (6 décembre 1792) aux cuirassiers de la légion germanique, admis aux Invalides comme lieutenant-colonel (26 juillet 1795), sorti de l'Hôtel avec la pension représentative de son grade, ri*admis comme chef de bataillon le 25 décembre 1798.
326 PIÈCES ANNKXBS.
Parrenin.
Pàrrbnin (Jean-Baptiste-Emmanuel), né le 27 octobre 1760 au Russey (Doubs), soldat aux gardes-suisses (iO septembre 1781) et caporal (27 mai 1792), licencié au 10 août, entré dans la légion germanique (27 octobre 1792), sergent (1" janvier 1793), sous-lieutenant (10 mai 1793), souslieutenant au 22<> régiment d'infanterie légère (12 août 1793), puis à la 13« légère (21 décembre 1796).
Paul.
Paul (Jean-Christian), né le 20 juin 1763 à Sarrelouis, soldat au régiment de Nassau (16 mai 1783-1786), employé dans les postes à Marseille (28 décembre 1787-6 juin 1791), lieutenant des piconniers de la légion germanique (4 septembre 1792), adjudant-major dans la même arme (20 février 1793), capitaine au 11* hussards (26 juin 1793), démissionnaire (5 octobre 1796), retiré à Mantes, redemande du service en 1808; mais le colonel Avice, consulté, répond au ministre : « J*ignore les causes qui déterminèrent cet officier à quitter le service; mais depuis cette époque, il a été condamné à la chaîne et à la flétrissure par un jugement du tribunal criminel de Paris », et le ministre décide le 27 décembre 1808 que Paul ne sera replacé dans aucun corps de troupes.
Paupe.
Paupe (Jean -Baptiste), fils d*un charbonnier, né le 15 juillet 1773 à Troycs, fourrier dans la légion germanique (6 septembre 1792), sergent (10 janvier 1793), maréchal des logis au 11« hussards (26 juin 1793), sous-lieutenant à fancienneté (28 septembre 1795), aide de camp du général Monter (23 octobre 1795), lieutenant (21 novembre 1796), mis en pied le 15 juin 1797 en remplacement de Perrier destitué, donne sa démission le 13 décembre 1799, plus tard garde général des eaux et forêts à Dirkenfeld, département de la Sarre. Son fils était cent-gardes sous le second Empire.
Peltler.
Pbltibr (Jean-Louis), né à Sierentz, dans le Haut-Rhin, le 15 janvier 1775, cuirassier dans la légion germanique (4 septembre 1792), passé comme brigadier fourrier au 11* régiment de hussards (26 juin 1793), maréchal des logis (6 juillet 1795), maréchal des logis chef (12 septembre 1796), adjudant (23 avril 1799), sous-lieutenant par élection (7 avril 1800), lieutenant (10 novembre 1807), adjudant-major au 29* dragons (23 février 1808), chef d'escadron (2 septembre 1812), mort le 7 septembre 1812 à la suite de blessures reçues à Krasnoe.
Perny.
Pbrnt (Jacques), né le 1*' octobre 1754 à Gourtion, dans le canton de Fribourg, entré aux gardes suisses dans la compagnie de M. de Maillardoz (22 décembre 1775), caporal (15 janvier 1778), sergent (1»' mai 1782), entré ensuite à la légion germanique (12 octobre 1792) comme lieutenant en second, lieutenant au 22* régiment dUnfanterie légère (12 août 1793), parti avec congé absolu (28 octobre 1795) pour demeurer à Gourbevoie, où il sert dans la garde nationale, admis à THôtel des Invalides avec le grade de sergent (31 août 1816), puis de lieutenant titulaire (18 octobre 1816), parce qu'il était atteint d'une hernie «volumineuse et irréductible qui pouvait être assimilée à la perte d'un membre ».
Perrier.
Perrier (Louis-Hippolyte), né le 3 février 1768 à la Norville> en Seineet-Oise, fils d'un jardinier, dragon au 2* régiment (1*' novembre 1787- 14 octobre 1792), cuirassier à la légion germanique (27 octobre 1792), sous-lieutenant (12 mai 1793), blessé à Saumur, réintégré après sa guérison (18 août 1793), confirmé par le Comité de salut public (16 août 1794), lieutenant en remplacement de Mérand (28 septembre 1795), destitué par jugement du 21 février 1796.
PIgnard.
PiGNARD (Edme-Jean-Nicolas), né à Paris le 16 novembre 1767, fils d*un agent de change, élève de TÉcole royale militaire de Rebais, lieutenant en second à la légion germanique (4 septembre 1792), lieutenant en premier (7 novembre 1792), capitaine (1«' avril 1793), capitaine an 22* régiment d*infanterie légère (12 août 1793), adjoint aux adjudants généraux de Tarmée des côtes de la Rochelle (15 juin 1793), aide de camp à la même armée le 15 juillet suivant, adjoint au mois de septembre à Tadjudant général Aubry k l'armée du Rhin (où il ne parut pas), capitaine à la suite de la 19" demi-brigade d'infanterie légère.
Les Plstoyei
Les deux Pistoye, nés, (François-Louis) le 22 janvier 1753, Tautre, (Joseph- Antoine), le 6 juin 1755, étaient fils du juge royal de Saint- Remy. Le cadet, qui servit dans Dauphin-cavalerie du 11 mai 1774 jusqu'au 9 septembre 1776, où il obtint un congé de remplacement, avait été fusilier, puis lieutenant, puis capitaine dans la garde nationale de Saint-Remy. L'alné, ci-devant juge-viguier, avait été capitaine de la garde nationale de Saint-Remy, et après son départ pour Paris en mai 1792, il appartint à la 14* compagnie de la section armée du Mail. Mais de Tarascon, de Saint-Remy, il fut dénoncé : on l'accusait de s'être rendu à Paris pour demander une place dans la garde du roi et l'on prétendait qu'au 10 août, il portait le costume et la canne des chevaliers du poignard ; on écrivait qu'il avait « sous le règne de la féodalité » commis des vexations de toute sorte et sous la Révolution servi l'aristocratie, arboré avec ostentation le chiffon, signe de ralliement des contre-révolutionnaires d'Arles. 11 fut arrêté et, le 27 juin 1794, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, ((if. Arch. nat,, W. 397.)
Populus.
POPULLS (Etienne), fils d'un marchand, né à Bourg-en-Bresse le 19 novembre 1767, soldat au 26« régiment d'infanterie, ci-devant Poitou, au mois d'octobre 1784, passé en qualité de fourrier dans la légion germanique « par ordre du général Valence », maréchal des logis en chef au H« hussards (26 juin 1793), adjudant (19 décembre 1793), sous-lieutenant (6 avril 1794) ; mais « le nombre des officiers plus considérable que
celui exigé par la loi détermine une réduction qui pèse particulièrement sur le citoyen Populus, qui se trouve le moins ancien des officiers et atteint en outre d'infirmités constatées » ; Populus donne sa démission le 6 juin 1796 et se retire à Bazas, dans la Gironde.
Preuss.
Prsuss (Abraham), né le 10 septembre 1750, lieutenant dans la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine en second de l'artillerie au 22« régiment d'infanterie légère (12 août 1793), attaché à la suite de la IS*' demi-brigade d'infanterie légère (15 avril 1799), avait été blessé à Doué, le 7 juin 1793, par un coup de feu qui le mit hors d'état de continuer son service; il obtint le 27 juillet 1801, pour sa blessure (cicatrices à la verge et au bord inférieur du pubis avec gène dans les mouvements de la cuisse gauche) et pour dix ans, dix mois et vingt-trois jours de service, une retraite de 1235 fr. 88, qui fut réduite à 800 francs.
Proullle.
Prouillb (Georges-Augustin-Joseph), né à Arras le 19 juillet 1753, fils du marguillier de la paroisse Saint-Aubert, engagé dans Bourbonnaisinfanterie {tA juin 1768), congédié par grâce (9 septembre 1770), rengagé au régiment de la Reine-infanterie (10 mars 1771), congédié par congé absolu (10 mars 1779), tanneur à Arras et capitaine dans la garde nationale de cette ville (U août 1789), député à Paris pour la Fédération (14 juillet 1790), grenadier dans la garde nationale parisienne (1«' septembre 1791), lieutenant dans l'infanterie légère de la légion germanique (4 septembre 1792), puis capitaine (6 décembre 1792), chef de bataillon au 22* régiment d'infanterie légère (12 août 1793), admis aux Invalides comme lieutenant-colonel (22 juillet 1795).
Revert.
Revert (Jean), né à (}uincieux (Rhône), sert seize ans dans les grenadiers de France; engagé au 8* dragons, ci-devant Penthièvre (8 octobre 1771), où il fait un congé de huit ans), admis (22 mai 1783) dans la 47* compagnie des vétérans nationaux détachée à Saint-Gloud, où il sert
jusqu'au mois de décembre 1792, lieutenant en second dans la légion germanique (4 septembre 1792), mort de ses blessures à Angers le 19 juillet 1793. D*après la loi du  juin 1793, sa femme réclama la moitié de la pension à laquelle son mari aurait eu droit de prétendre, s'il n'avait été que blessé : Revert, lieutenant aux appointements de 1050 francs, aurait eu 465 francs 18 sous 1 denier 3/4 de pension ; sa veuve obtint 232 livres 16 sous 10 deniers 1/2, pension qui fut plus tard liquidée à 200 francs.
RIcher.
RiCHBR (Jacques-Louis), né le 30 décembre 1764 à Maintenon, en Enreet-Loir, fils du notaire et procureur fiscal de cette ville, soldat au régiment de Champagne (12 septembre 1780-7 août 1786), capitaine an 1«' bataillon des volontaires d'Eure-et-Loir (1" novembre 179i-6 octobre 1792), lieutenant en second (4 septembre 1792), puis lieutenant en premier {4 novembre 1792) aux cuirassiers de la légion germanique, capitaine (13 mai 1793), capitaine provisoire au 11* régiment de hussards (26 juin 1793), confirmé dans ce grade (9 juillet 1794), chef d*escadroD (5 avril 1796) pour prendre rang à partir du 7 décembre 1795, aide de camp du général Augereau (28 septembre 1797), chef d'escadron de la gendarmerie nationale (20 septembre 1801), adjudant- commandant et employé en qualité d'aide de camp près le maréchal duc de Castiglione (2 septembre 1812), retraité le 1" janvier 1816, mort le 17 juillet 1818.
RIeg.
RiEG (Alexis-Urbain), né à Paris le 26 février 1770, sert dans le 2« dragons, de 1785 à juin 1788 et aux gardes suisses, de juillet 1788 jusqu'au licenciement de 1792; entre dans la légion germanique en septembre 1792, passe par tous les grades jusqu'à celui de sous-lieutenant, devient lieutenant en pied au 11* hussards le 28 septembre 1795, démissionne à Vesoul le 3 avril 1797, après une rixe entre ses hommes et les habitants de Gray et de Besançon; le général La Barolière accepte aussitôt sa démission, sans môme attendre la sanction du ministre, « parce qu'il convient de ne pas renouveler des scènes scandaleuses ».
Rime.
RiKB (Tobie), né à Charmay, dans le canton de Fribourg, le 17 avril 1763, engagé aux gardes suisses (7 mars 1782), caporal aux grenadiers en mai 1789, entré dans la garde nationale soldée de Paris le 14 juillet 1789, sergent dans les chasseurs des barrières de Paris (5 octobre 1789), sergent dans la Ic^gion germanique (19 septembre 1792), sergent -major (19 octobre 1792). sous-lieutenant (1" janvier 1793), lieutenant (6 mai 1793), capitaine au 22* régiment d*infanterie légère (12 août 1793), puis, par suite de Tembrigadement, dans la 13" demi-brigade légère (8 mai 1797), puis dans la compagnie franche de Chàteauneuf ou de Port-Malo (22 octobre 1799), puis dans le 2<* bataillon franc de l'Ouest (12 mars 1800), mis à la réforme (13 octobre 1801), refuse, pour raison de santé, de se rendre à Saint-Domingue comme capitaine réformé à la suite du bataillon franc de TOuest (dans lequel avaient été fondus les trois bataillons francs), considéré comme démissionnaire par décision du 13 novembre 1802; il avait été blessé à la jambe le 12 septembre 1793 à Taffaire de Brissac et fait prisonnier par les Vendéens.
Rochus.
RocHUS (Jean-Lambert), au service de Hollande depuis 1761, offfîcier en 1771 jusqu'à la révolution de 1787, capitaine, puis lieutenant-colonel dans la légion germanique, mort le 26 février 1811 dans son pays natal. Il avait épousé Elisabeth-Brigitte Le Tarq, de Mervillesur-la-Lys (département du Nord, qui lui donna huit enfants, dont trois garçons : l'un, Liberté- A ntoine-Herman, servit dans les gardes du roi de Rome; l'autre, Lambert, dans la marine impériale.
RossI.
Rossi (Pierre), né à Parme le I i janvier 1764, fourrier à la légion germanique (25 novembre 1792), maréchal des logis au 11« hussards (26 juin 1793), adjudant (7 juillet 1795), sous-lieutenant (28 septembre 1795), en remplacement de Chenagon décédé; lieutenant, puis capitaine; retiré à Dôle.
Rottembourg.
ROTTBKBOUEG (Joséph), fils d'uD maître boulanger, né à Phalsboorg le 20 mars 1768; engagé, en février 1784, au régiment de Foix; entré h la légion germanique, devenu sous-lieutenant au 22* régiment d'infanterie légère, lieutenant au 3* bataillon de la 1'« légion des Francs, meurt noyé dans le naufrage du .vaisseau Les-Droits-de-r Homme ^ commandé par Lacrosse (16 janvier 1797, baie d'Audierne). Il avait épousé, le 9 juin 1796, à Seiches, en Maine-et-Loire, une Angevine, Renée-Jacquine Besnard, qui reçut une pension de 200 francs.
Roze.
RozB (Nicolas-Marie), né à Marseille le 11 juillet 1747, fîls d*un négociant, établi en 1770 à Saint- Pierre de la Martinique, adjoint au secrétaire de la municipalité, est le premier à s'inscrire parmi les volontaires qui partent, le jour de Pâques 1790, pour la Basse Poin te ; secrétaire de la députation envoyée par la Martinique pour faire révoquer les pouvoirs de Moreau de Saint- Méry et d'Arthur Dillon ; représentant de la garde nationale de la Martinique à la fédération de 1790, volontaire dans la garde nationale parisienne de la section des Amis de la Patrie (il monte la garde chez le roi le 27 novembre 1790), il obtient une place de souslieutenant dans les arquebusiers de la légion germanique (7 novembre 1792) et, après le licenciement, une place de capitaine dans le 22^ régiment d'infanterie légère (12 août 1793). Nommé adjoint provisoire à l'étatmajor de l'armi^e de l'Ouest, puis adjudant général chef de brigade (l" février 1794). et chef de l'état-major de la division des troupes de réserve à Tours, arrêté en mars suivant, mis en liberté le 8 août, rendu à ses fonctions le 8 septembre, suspendu six jours après (14 septembre), lorsqu'il est en route pour se rendre à son poste, confirmé adjudant général (11 avril 1795), commandant temporaire d'Avignon (2 novembre 1793), employé à l'armée d'Italie, puis à celle d'Orient, puis à Gorfou, il est, en octobre 1798, attiré à une conférence par Ali, pacha de Janina, qui l'arrête comme otage et l'envoie à Constantinople, où il meurt au château des Sept-Tours le 29 octobre 1799.
Sanson.
Sanson ^Philippe-Jacques), né le 19 mai 1766 à Versailles, soldat au 36* régiment d*infanterie (8 mars 1785-23 janvier 1791), entré dans la légion germanique le A septembre 1792, fourrier le 5 septembre, sergentmajor le 1*' janvier 1793 dans la compagnie Bédrude, adjudant sousoffîcier (15 mars), adjudant-major des arquebusiers (1*'' avril), passé en cette qualité au 22<* régiment d'infanterie légère (12 août 1793), puis à la 13*" demi-brigade d*infanterie légère (30 décembre 1796), capitaine (20 juillet 1806), capitaine de recrutement de 1807 à 1812, mis à la retraite le 11 mai 1815, avec une solde de 930 francs.
Schleg.
ScHLEG (Antoine), avait servi comme tambour, durant huit ans, au régiment de Lochmann et, durant quinze ans, aux gardes suisses. Il fut le tambour-major de la légion et périt dans les rangs du 22* léger, à l'affaire de Brissac, le 12 septembre 1793. Sa veuve qui toucha, pour elle et sa 6Ile, une indemnité provisoire de 876 livres, reçut une pension de 1500 francs, bientôt liquidée à la somme de 200 francs.
Schmltz.
ScHMiTZ (Chrétien-Eugène), fils de Jean Schmitz, négociant, et natif de Strasbourg, pourvu d'un certificat de civisme de la section de l'Abbaye, soldat aux dragons de Lorient en août 1781), brigadier aux dragons de la République en 1792, entré à la légion germanique comme maréchal des logis (4 septembre 1792), fait sous-lieutenant à Saumur (10 mai 1793), sous -lieutenant au t1* hussards (26 juin 1793).
Schwartz.
ScHWxaTZ (George-Ignace), né le 9 mars 1764 à Strasbourg, maréchal des logis dans la légion (13 février 1793), lieutenant dans la 2^" compagnie des guides de l'Ouest (17 juin 1793), incorporé au 11* hussards (20 juin 1794), capitaine au même régiment (9 novembre 1796) au tour de l'élection, en remplacement de Klauprecht retiré; est réformé le 23 avril 1801.
334 PIÈGES ANNBXES.
Les deux Schwarz.
ScHWABZ père (Prime-Sébastien), né à Vienne, en Aulriche, quartiermaître général de la légion (4 septembre 1792), après avoir été qaartiermaitre des cuirassiers; mis à la suite dû 20° régiment de cavalerie comme chef d'escadron (22 janvier 1797), entré à l'hôpital militaire du Yal-de-Grâce le 7 février 1811, mort le 4 juin suivant par suite de fièvre à Tâge de 80 ans.
ScHWAK fils (Bernard-Joseph), dit Schwàez-Lbnoir, d'abord lieutenant en premier (Â septembre 1792), puis capitaine dans Tinfanterie légère de la légion (mars 17^3), retenu à Paris par un arrêté du 15 juin 1793 u pour une affaire dans laquelle le Comité a besoin de sa présence », agent national de la commune de Choisy-sur-Seine, désigné pour l'armée de l'Intérieur (21 juin 1795), puis pour Tannée des Alpes (9 juillet 1796).
Sohweninger.
Sghwbningbr (François), qu'on nommait au régiment Schwenir ou Schevenier, né à Artzheim, près Landau, le 13 décembre 1774, engagé à Royal-Suédois en 1786, entré en 1793 à la légion germanique, nommé sous lieutenant au 11" hussards par les représentants Tallien et Blad (3 juillet 1795), confirmé six jours après, dans ce grade, par la Convention; lieutenant (21 mai 1802).
Sclard.
SciARD (Charles- André) 5 né à Paris le 7 décembre 1747, sergent au régiment de La Marck, d'où il sort en 1774, après huit ans de service; secrétaire du district des Barnabites, puis du district de Saint-Séverin, quartier-maitre trésorier des arquebusiers de la légion germanique (4 septembre 1792). Il avait été proposé à cette dernière place le 10 octobre, mais refusé par le ministre le 7 décembre : a On observe que sur la demande faite par Sciard d'un certificat de civisme^ l'assemblée générale de la section de la Cité a passé à l'ordre du jour motivé sur ce que, trois semaines environ auparavant^ il a été rejeté au scrutin épuratoire de celte section, ainsi qu'il résulte de l'extrait du procès- verbal du 28 octobre, adressé au ministre par ladite assemblée. i> On le trouve, en
floréal an ii, président de la Société populaire de Fontainebleau ; mais il demande vainement^ en pluviôse an m, une place de commissaire des guerres.
Spett.
Spbtt (Jean-Baptiste-Alexandre), né à Praga le 43 mai 1766, entré dans les piconniers de la légion germanique comme lieutenant en second (7 novembre 1792), puis comme lieutenant en premier (6 décembre 1792), nommé provisoirement capitaine au li* régiment de hussards par les représentants (26 juin 1793), confirmé dans ce grade par le Comité de salut public (8 février 1795), donne sa démission le 23 septembre 1795, c( attendu que ses infirmités ne lui permettent pas de continuer plus longtemps ses services » ; le 13 avril 1798, le bureau de la guerre lui remet son certificat de civisme et les pièces qui constatent ses blessures.
Spreux.
Sprbux (François-Laurent), né à Paris le 10 août 1771, fils d'un Tournaisien, Joseph Spreux (et en entrant dans la légion, il dit se nommer Joseph Spreux, natif de Tournai), piqueur à cheval (4 septembre 1792) et brigadier le 14 octobre suivant, maréchal des logis (19 février 1793), maréchal des logis chef (26 juin 1793), sous-lieutenant (28 septembre 1795) au 11<* hussards, lieutenant par ancienneté (24 octobre 1803), capitaine au i^' régiment de chevau-Iégers (2J décembre 1809). tué le 7 septembre 18)2 à la Moskowa.
Steln.
SxBiN (Joseph), d*abord sergent-major à la légion, puis lieutenant en second aux chasseurs à pied, lieutenant en premier au 22* régiment d'infanterie légère (12 août 1793). Gomme ancien officier de la légion germanique, il redemande du service en décembre 1830, et désire être placé activement dans son grade, soit dans un corps de ligne, soit comme vétéran; il n*a, dit-il, que 54 ans, et il se sent en état de supporter les fatigues de la guerre et de servir sa patrie dans un moment où elle rappelle ses anciens défenseurs sous les drapeaux de la liberté. Mais il oublie de joindre à sa lettre le certificat qu'il annonce et qui contient ses services.
Thirlon.
Thirion, nommé le 7 novembre lieutenant en second des piconniers sur la demande du citoyen Boucher-Uené, maire de Paris par intérim.
Vaillant.
Vaillant (Jean-€harles-Guillaume Le), dit Vaillant, né en 1767 au Tourneur, dans le Calvados, entré dans la maison du roi au mois d'avril 1783 avec le grade de sous-lieutenant, premier page en 1787, et nommé capitaine de remplacement au régiment de Chartres-dragons, capitaine dans la légion germanique (4 septembre 1792), chef d*escadron (7 mai 1793), emprisonné, attaché comme instructeur au il"" hussards au mois de septembre 1793, mis en pied dans ce corps et pourvu du commandement de la l*"* compagnie (11 juin 1795) en remplacement d*Augereau; donne, pour cause d'infirmités, le 26 février 1796, sa démission, qui est acceptée le 27 mars suivant.
Yalder.
Valdbr (Joseph) , né à Pichanges , dans la Côte-d'Or, d'abord cuisinier, puis cuirassier dans la légion (10 septembre 1792), brigadier le 18 octobre suivant, maréchal des logis en novembre, maréchal des logis chef en mars 1793, porte-guidon le 6 mai 1793 et sous-lieu tenant le môme jour, licencié le 15 juin, engagé au 18* dragons (6 septembre 1793), brigadier (20 avril 1794), autorisé à servir en qualité de souslieutenant à la suite de ce n^giment (24 avril 1796), reçoit l'ordre de se rendre à l'armée d'Italie (21 mars l'99).
Yalleton.
Valleton (Pierre), né le S septembre 1764 à Paris, entré au dépôt des gardes françaises en 1777, puis au 81 « régiment d'infanterie en 1781, passé en 1789 dans la garde nationale soldée de Paris, et le 18 septembre 1792 dans la légion germanique, où il a occupé successivement tous les grades jusqu'à celui de sous-lieutenant; sous-lieutenant au 11« hussards (26 juin 1793), confirmé dans ce grade (26 juillet 1795), lieutenant (28 septembre 1795), tué à l'armée du Khin le 12 juin 1796.
Van Vessemi
Van YfisSBM (Henry), né à Bois-le-Duc, âgé de 36 ans en 1792, entré au service en 1777 dans les gardes du corps à cheval des États de Hollande comme cavalier, brigadier en 1781, maréchal des logis en 1784, lieutenant aux cuirassiers de la légion germanique (4 septembre 1792), capitaine (2 mars 1793); nommé chef d'escadron par les représentants Richard et Choudieu (9 juin 1793) et confirmé par les représentants fiourbotte, Ingrand, Garnier de Saintes et Ichon (29 juin 1794) et par le Comité de salut public (29 mai 1795), démissionnaire le 3 décembre 1795 et passé au service de la République batave.
Velauer.
Yelauer (Chrétien), nommé d'abord lieutenant en premier d'infanterie légère, sur la proposition du conseil d'administration, puis lieutenant en premier de cuirassiers sur la proposition de Heyden, puis capitaine ; tué à Saumur. Le conseil d'administration lui reconnaissait les titres suivants : dix ans de services à l'étranger, entré au service de France en 1763, incorporé en 1771 dans les grenadiers royaux comme sergent-major, devenu en 1789 sous-officier dans la cavalerie parisienne.
Vincent.
Vincent (Jean), lieutenant en second, puis en premier des cuirassiers, lieutenant au 11** hussards (26 juin 1793), admis capitaine aux Invalides le 9 novembre 1794.
YIrton.
ViRTON (Jean-Cbarles-Nicolas), né le 15 mai 1771 à Treslon dans la Marne, volontaire au i^' bataillon de la Marne, du 15 novembre 1791 au 19 janvier 1793, entré à la. légion germanique le 11 mars 1793, souslieutenant au 11* hussards (26 juin 1793); donne sa démission pour cause d'infirmités et cesse à compter du 4 juillet 1795 d'être porté sur les contrôles du régiment.
Bn^rafiT^Bient de Virton dans la légion.
Je, soussigné, m'engage de ma propre volonté à servir la nation à l'armée pour trois années dans la légion germanique en qualité de piconnier à cheval, de m'habiller, équiper et fournir un cheval, avec lesquels équipements je rejoindrai ledit corps à Sedan ; de m*y comporter avec fidélité et honneur, comme un brave et honnête soldat, d'être invariablement attaché aux lois militaires, aux règles de la discipline et d'obéir ponctuellement à tous mes supérieurs.
Fait à Reims, le 11 mars 1793, Tan ii de la République française, et ai signé.
Virton.
Yltry.
YiTRT (Louis-Antoine-Marie-Félicité), fils d'un commis des bureaux de la guerre, né à Versailles le 18 février 1775, entré dans la légion germanique le 4 septembre 1792, fourrier (10 septembre 1792), maréchal des logis (15 mars 1793), passé avec ce grade au 11*' hussards (26 juin 1793), maréchal des logis en chef (9 février 1798), sous-lieutenant à Tancienneté (28 juillet 1799), confirmé dans ce grade (28 mai 1803), lieutenant (25 avril 1807), adjudant-major (12 octobre 1807) au 29« dragons, membre de la Légion d'honneur (17 juillet 1809), capitaine (16 mars 1812); mort de ses blessures à Vilna le 9 décembre 1812.
Weber.
Weber (Barthélémy), né à Saint-Gall le 26 août 1762, soldat au régiment des gardes suisses (1*^'^ septembre 1788), caporal aux chasseurs à pied delà légion germanique (15 septembre 1792), sergent quinze jours plus tard, maréchal des logis aux cuirassiers le 22 novembre suivant, sous-lieutenant (13 avril 1793), lieutenant au 11* hussards au mois de nivôse an iv ; mais il ne savait ni lire et écrire, et le général inspecteur Beaurevoir, jugeant qu'il joignait l'incapacité à la mauvaise conduite, lui tit donner au mois de ventôse an vu un congé absolu.
Il y avait à la légion un autre Weber ou Webre, sous-lieutenant dans l'infanterie légère, devenu lieutenant le 12 août 1793.
Welngarten.
Wbingartbn (Jean-Baptiste), né à Pardubitz en Bohôme, le 24 juin 1742, domicilié à Mons, quartier-maltre lieutenant dans la légion germanique (4 septembre 4792), capitaine (!*' avril 1793), capitaine au 22<* bataillon d*infanterie légère, puis à la 13* demi-brigade légère, mis à la retraite le 13 juillet 1811.
Son fils Henry, né à Mons le 6 mars 1780, entré comme soldat à la légion germanique, caporal au 22* bataillon d'infanterie légère (!*' octobre 1793), sergent à la 13* demi-brigade légère (20 juillet 1800), sergent-major (21 janvier 1801), sous-lieutenant (30 juin 1804), abandonne le corps, puis se rengage comme volontaire au 22* régiment d*infanterie légère (7 décembre 1805), redevient caporal (21 avril 1806), fourrier (25 mai 1806), sergent-major (!*' novembre 1806), adjudant-officier (7 octobre 1807), sous-lieutenant (4 septembre 1811), premier porte-aigle (9 juillet 1812), capitaine (13 septembre 1813), passe alors au 19* léger (décembre 1813), et meurt à Chàlons-sur-Marne le 4 février 1814.
Werner.
Wbrner, d* abord sergent-major à la légion, puis lieutenant en second à la place d'Ackermann (1*' mars 1793) ; cf., p. 62. C'est lui qui signe, le 8 mai, Técrou de Marceau.
Wlppermani
WippERMAN (Herman-Gonrad), dit lui-même qu'il est né à Toumay, où son père était officier, et qn*!! a cinquante-six ans en 1792. Il ajoute qu'il est entré au service en 1751 comme cadet dans la cavalerie et qu'il fut maréchal des logis en 1760, adjudant et officier en 1768, lieutenant en 1772, capitaine en 1777. Capitaine dans la légion germanique (4 septembre 1792), Wipperman semble avoir été plus tard inspecteur du service des fourrages en Hollande et agent du casernement dans File de Goldereede.