‹ La Législation Fiscale EspagnoleChapitre 80 sur 87 · Gaceta de Madrid, 30 avril · texte numérisé non relu

Gaceta de Madrid, 30 avril

acluelles. Dans les contributions directes, ce sont des diminutions d'impôts accordées aux faibles revenus (cédules personnelles. don du clergé et des moines‘ pensions des retraités). Dans les contributions indirectes ce sont les dégrèvements des blés et des vins. Plusieurs auteurs espagnols mènent une campagne acharnée contre cette dernière forme d'imposition (1). L'un d'eux, un économiste des plus connus, va jusqu'à écrire : « Les impôts directs ne sont pas seulement les meilleurs ; ce sont les seuls qui puissent scientifiquement être acceptés et les indirects rentrent dans la catégorie des vraies exactions » (2). Sans eutrer ici dans la discussion des avantages reconnus aux impôts directs et indirects, il nous apparait comme certain que la suppression des uns ou dés autres serait une lourde faute. Suivant une comparaison classique, les pays de l'Europe occidentale sont des malades qui ne peuvent marcher qu'avec deux béquilles : une seule les laisserait suspendus en l'air, incapables de se mouvoir et d'avancer (3). Et, en fait, « des deux impôts réels que nous avons c'est l'impôt sur les faits ou impôt indireel qui est de beaucoup le plus praliqué, etque les réformateurs en quête de popularité plus que de justice attaquent avec le

plus de violence » (4).

1. Alzola y Minondo. Lareforma del impuesto de consumos. Rodriguez del Busto : Problemas economicos y financieros.

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