‹ La levee des 300,000 hommes vaudeville en un acteChapitre 20 sur 20 · MA LE LUNE · texte numérisé non relu

MA LE LUNE

Si mon pauvre premier était là, il uie protégerait, lui! Quel amour d’homme c’était que celuilà ! quel malheur pour moi qu’il soit mort ! martial, Û part.

Et pour moi donc !

MADELEINE

Mon pauvre Cbalamel!

cn al am el, se montrant.

Présent !

MADELEINE

Hein ?

MARTIAL

Quoi ?

MADELEINE

Pas de mauvaise plaisanterie! c’est mon enjôleur de ce matin. Qui êtes-vous?

CHALAMEL

André -Christophe Chalamcl, dit Brise-Oeur, mort pour rire, par méprise, en Espagne, et bien vivant pour le quart d'heure!

MADELEINE

Serait-il de Dieu possible?

CBALAMEL.

Oui, ma chatte !

madeleine, s' évanouissant dans les bras dUo -

chepol.

Ah!

CBALAMEL.

Messieurs, mesdames, j’ai l'honneur de vous présenter mon épouse.

MARTIAL

Est-ce un rêve? son épouse! mais alors le second est nul, il est nul... (Sc jetant dans les bras de Chalamcl.) O héros ! tu peux dire que lu répares tous les torts de ton empereur envers moi... Tu existes, vertueux Chalamel, tu existes!... oh! sois béni pour cette bonne action**! ( Courant à Hochepot.) Vieillard, tu peux encore me nommer ton fils, tu le peux I Mélanic, embrassez Béchamel.

CUALAMEL.

Chalamcl!

martial, courant de l'un ù l'autre.

Il est vivant, messieurs! je vous prends tous à témoin qu’il est vivant.

nocHEPOT, regardant Madeleine.

Mais est-ce qu’elle va rester là, M* f Béchamel?

CHALAMEL

Chalamel !

MARTIAL, s&

Qu'oyiefiîpôrta cette jugal. / v '

Madeleine toujours éva dans son logis con-

* ftlâ^Uipel llochepol, Mélanie.

** cjiUrttq, Martial, Mrflaiie.

MADELEINE, SC relevant tOUl-à-COUp.

Je ne veux pas, moi l

MARTIAL

Madeleine, vous devez suivre votre mari par tout, el il a le droit de vous faire ramener chez lui par la gendarmerie, vous savez?

chalamel, à Madeleine.

Allons, pas de rancune, ma vieille poule; mo logis est un peu à la belle étoile pour le présent; mais, avec ma pension, ma croix, et les six cenls francs que ce jeune blanc-bec va continuer à mon adorable veuve, si nous ne vendons pas de tabac, nous cn userons du moins.

MARTIAL

Certes, que je lui continuerai la peusion, mais je prendrai une autre cuisinière, et surtout une autre épouse. J’invite tout le monde à la noce. ( A Chalamel .) Quant à vous, cher ami , j’ai un conseil à vous donner : (fins) ne laissez donc pas votre femme porter des chapeaux comme va!

MADELEINE, à part.

Hein ! je voudrais qn’ils me prennent pour faire le repas d' noces! je leur frais un pot-au-feu à l’eau de Sedlitz, je mettrais de la manne, du séné, et du jalap dans tout I

choeur.

Air de Bruno.

Pour l’amour Quel beau jour !

Cu vrai mariage Va finir les tournions De ces deux amans ;

Plus d'ennuis.

De soucis.

Dans votre me'nage N’ayex tous deux QuciU-s instant heureux !

MARTIAL ,111/ public .

Au : Contredanse du Domino noir.

Messieurs, vous espéiics, peut-être,

D’après l'affiche, voir Ici, cc soir.

Les trois cent mille hommes paraître,

De front, marchant au pas;

Ça u’ se pcul pas !

Mais, rc qui vaudrait beaucoup mieux,

C'est, si uous pouvions, cn ces lieux,

Voir au parterre, aux loges, sous nos yeux,

Lrs trois cent mil!*, de jour en jour,

Mouler la garde tour à tour.

Ça nous Hall' rail, je vous 1’ dis sans détour.

Vous ave* mon exemple h suivre;

Quand j'ai subi la loi,

Fail's comme moi.

De la corvée on vous délivre.

Mais envoyés céans Vos rcmplaçans.

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