juin 1664. — 8. 17 mai 1683. 30 avril
9. Déclaration de décembre 1656. Arrêt du conseil du 41 janvier 1667.
Autre, 6 novembre 1674.
ans à la même congrégation 1 . On les soumit à la taille 2 . Ce fut un délit d'espèce nouvelle de chanter les psaumes dans la rue, ou même dans les boutiques et dans les chambres, à voix si haute qu'elle fût entendue au dehors 8 . Ce règlement ne suffît pas : le chant des psaumes fut prohibé partout ailleurs que dans les temples 4 , et notamment sur les places publiques lors de l'exécution des criminels 6 . Même dans l'enceinte des temples, le chant des psaumes était suspendu quand une procession catholique venait à passer 6 , et les ministres ne pouvaient prêcher dans leurs propres temples les jours où les archevêques et évêques traversaient la ville pour leurs visites pastorales 7 . Si le saint Sacrement passait, ou le viatique, les protestants devaient s'arrêter et se découvrir*; s'il y avait une procession catholique, ils devaient souffrir qu'on tendît des tapisseries sur le devant de leurs maisons 9 . Le droit accordé aux seigneurs protestants d'avoir un prêche dans leur château, fut successivement réduit à n’être qu'un culte privé 10 . Non-seulement on diminuait le nombre des temples; mais quand le culte eut été interdit presque partout, et qu'on vit les protestants parcourir de grandes distances pour aller au prêche, on condamna les fidèles à l'amende et les ministres à la destitution. Les temples furent rasés 11 , les cimetières fermés 12 . Les protestants auraient pu, quand la terre manquait, se réfugier sur les mers : l'intolérance les poursuivait jusque-là. Il n'y avait pas de liberté, même sur les navires 13 . Il fut enjoint aux ministres de parler de la religion catholique « en termes convenables, dans leurs prêches et ail-
*. Édit d’août *684. — 2. Arrêt du 8 janvier *685.