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GHAP. II. — LA LIBERTÉ DU tlAPlTAL. 389
gner leur vie plus utilement en multipliant les fruits de la terre , sans amolliv les riches par des raffinements de volupté^ » Cette politique , enseignée sous Louis XIV, par un saint archevêque , à Théritier nécessaire de la monarchie , peut se résumer en trois mots : des lois somptuaires, des lois préventives , et la loi agraire.
Faut-il s'en étonner ? Écoutez Pascal. Il ne va pas demander la loi agraire, ni proscrire la propriété. Il l'acceptera au contraire, en Taccablant de son mépris, non comme un droit , mais comme une fiction commode, qui ne vaut pas la peine de se réVolter. a Ces biens ont passé de vos ancêtres à vous.... Cet ordre n'est fondé que sur la seule volonté des législateurs , qui ont pu avoir de bonnes raisons , mais dont aucune n'est prise d'un droit naturel que vous ayez sur ces choses. S'il leur avait plu d'ordonner que ces biens, après avoir été possédés par les pères durant leur vie , retoumeraietit à la république après leur mort , vous n'auriez aucun sujet de vous en plaindre*. » Il est encore de Pascal, ce grand cri dont on dirait qu'est sorti tout le communisme moderne : « Mien , tien. — Ce chien est à moi , disaient ces pauvres enfants ; c'est là ma place au soleil. Voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre*. »