CHAPITRE VI
l5arabie, l’assyrie et la syïUfc
Notre voyage en Orient serait incomplet si nous ne visitions ces peuples sémitiques qui y ont occupé une grande place. Outre les Hébreux, dont j’aurai à parler plus tard, les Arabes, les Assyriens, les Syriens, les Phéniciens, semblent devoir se ranger dans cette catégorie 1.
En mettant le pied sur le sol de l’Arabie, nous entrons dans un monde nouveau, aussi different de la Perse que la Perse elle-même diffère de l’Inde ou de la Chine. L’Arabie antique adorait les astres, avant tout le soleil, dieu suprême; puis la lune et les étoiles, dieux subordonnés. Ce peuple vivant au désert, sous le ciel, adressait directement ses hommages aux manifestations les plus éclatantes des forces de la nature. La religion des astres est si bien la sienne, qu’elle a emprunté à l’une de ses principales tribus, les Sabéens, le nom bien connu de sabéisme.
Il y a mieux ; l’Arabie, où rien ne change, où le