LE CLERGÉ ET LE CULTE
Je dis ce qui était au temps des apôtres. Que plus tard les libertés évangéliques aient été méconnues ou foulées aux pieds, c’est une autre question qui demeure étrangère à notre étude actuelle. On pourra soutenir que ces changements étaient nécessaires, que l’Église ne devait pas se contenter toujours de son organisation primitive, que le développement est un principe qui s’applique là comme ailleurs *. Je ne discute pas ces arguments, je mets en lumière simplement ce qui me semble incontestable, le fait apostolique, ce qui est dans l’Évangile, rien de plus et rien de moins.
Or, à ce point de vue, une chose me frappe : cette
1. Voici en quels termes M. de Sismondi a soutenu cette thèse : « Je vais chercher le christianisme plutôt dans ce qu’il est devenu
que dans ce qu’il était à son origine . Il s’est enrichi de toutes
les méditations pieuses... de tout ce que l’amour de l’humanité a inspiré de plus beau et rie plus pur pendant une longue suite
de siècles . J’espère qu’il se développera et se perfectionnera
encore. » Il n’y a pas un mot là que nous ne repoussions; mais écartons un débat qui n’est pas de notre sujet. Ne tombons pas dans la controverse.