Chap. xvn
l'armée des cieux. Ce sont idolâtries sur idolâtries et réformes sur réformes.* A Jérusalem, les réformes tiennent à peu près pied aux idolâtries; mais dans les dix tribus, c'est-à-dire dans la plus grande partie d'Israël, les penchants polythéistes du peuple l'emportent décidément, a Samarie, s'écrie Osée, ton veau t'a chassée loin. » Et Samarie ne s'en est pas tenue à son veau d'or ; elle s'est donnée à Baal. Si ses prêtres sont un moment vaincus par Éiie1, ils ne tardent pas à prendre leur revanche; le peuple est pour eux, et Élie, fuyant la colère de Jézabel, a le sentiment d'être resté seul fidèle au vrai Dieu. C'est alors qu'il s'écrie dans l'amertume de son cœur : « C'est assez, ô Éternel, prends maintenant mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères 2. »
Désormais les dix tribus appartiennent à l'idolâtrie et se distinguent toujours moins des autres peuples sémitiques. Que Jéhu vienne et extermine avec la race d'Achab les prêtres attachés au service de Baal , luimême aura soin de laisser debout les veaux d'or et, respectant un polythéisme qui est vraiment la