‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 16 sur 224 · De Laborde, III, n · texte numérisé non relu

De Laborde, III, n

il fit régler les frais de la copie d'un Coutumier de Nortnandie destiné à sa Chambre des Comptes'. En 1399 un missel, fait par Yvon Lhomme, libraire à Paris, fut par lui offert à la chapelle qu'il venait de fonder en l'église Saint- Paul, un autre à la chapelle qu'il avait fait construire à Saint Eustache -. Il donna deux précieuses Bibles au couvent des Célestins à Paris '.

Comme son père, Louis d'Orléans paraît bien avoir eu sous sa direction une véritable entreprise de scribes. Mais Etienne Langevin était son libraire principal, le duc ne traitant pas directement avec les scribes. Ce libraire dirigeait cette entreprise, achetait le parchemin, surveillait le travail des scribes et des enlumineurs, en réglait tous les frais ■*. C'est de cette manière que furent exécutés en 1396 un Aristote et un Saint Augustin, le Livre du Ciel et du Monde >'; en 1398 une Chronique de Burgos et les Lamenlations de saint Bernard^. 11 faut particulièrement signaler comme sorti de cet atelier le très beau Miroir Historial de Vincent de Beauvais en quatre volumes '. La continuation de la Grande Bible en français ^, commencée par le roi Jean, à laquelle on travailla de 1380 à 1410, sans jamais la terminer, rappelle les grandes entreprises des translateurs de Charles V. Guillaume Deschamps, libraire, fournissait l'encre, les plumes et les pierres ponces ">.

Dès 1392 Louis d'Orléans attacha à sa maison'" cet homme

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