XVIII LA LIBRAIRIE
alors le titre de comte d'Angoulème, et à Philippe, son frère, qui devint comte de Vertus '. En 1402 Hugues Foubert, libraire parisien et enlumineur de livres, percevait en effet de M^ Poquet, receveur des finances de Madame la duchesse d'Orléans, la somme de 60 sous pour avoir enluminé d'or, d'azur et de vermillon, puis relié de cordouan vermeil, deux petits livres pour l'instruction de ses deux enfants -. En 1403 Nicolas le Besc vendit un Psautier à leur usage K Charles •* avait alors neuf ans et monseigneur Philippe > sept ans. Nous pouvons croire que Valentine, leur mère, surveilla leur éducation : c'est son trésorier qui régla en effet cette dépense ; depuis 1396, perdue dans l'esprit d'Isabeau de Bavière qui la crovait sorcière, elle avait dû quitter Paris, et même vivre éloignée de son mari ". Maître Nicole Garbet donnait aux enfants d'Orléans cette instruction commune et, sans doute, il avait succédé dans ce service à la dame de Maucouvent. Dès 1404 maitre Nicole Garbet". bachelier en théologie et secrétaire de Monseigneur le duc Louis, prit le titre de « m^ d'escolle de Charles, monseigneur, comte d'Angoulême, fils aîné de Monseigneur et de messeigneurs les autres enfants ». Pour cet office il recevait 100 1. t. de pension annuelle.
Que leur enseigna-t-il ? La dame de Maucouvent avait pu leur apprendre des prières^; Garbet leur expliqua sans doute