‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 39 sur 224 · Boivin, n · texte numérisé non relu

Boivin, n

9. Bibl. Nat., n. acq. fr. 20810; L. Delisle, Les collections Bastard à la Bibliothèque Nationale, p. 135-140. — (Album, pi. III).

DE CHARLES D ORLEANS XXXIIl

« très Chrestien franc royaume de France » et il en gémissait; il vénérait l'écu fleurdelisé, l'oriflamme, l'onction de Saint-Denis apportée par la colombe et il a nommé les vaillants champions, Charlemagne, Roland, Olivier, et Saint Louis « qui fit la rudesse des Sarrasins » '. C'est en Angleterre qu'il lut un livre sur le Sacre % une Histoire des rois de France ' et cette Déclamation latine sur les malheurs du royaume ^. Mais la paix, toute paix qui amènerait sa délivrance, lui paraissait une bonne paix ^ ; il adjurait la Vierge, les saints et saintes de l'obtenir par l'intercession de leurs prières. Car, tout comme un Anglais, il pensait que pour ses péchés la France avait subi l'épreuve de la défaite ''. De Douvres sur la Mer il regardait les côtes de France et souhaitait son soleil qui donne la joie 7. Il n'aura guère de peine à se dire « tout Bourguignon » ^, s'ennuyant entre ces Lombards qui lui laissaient peu de moyens, au milieu d'Anglais dont la conversation était limitée 9. Les échecs même ne l'auraient su consoler comme ses livres ■°.

De Saint-Omer ses livres, compagnons de captivité, le suivirent à Blois. Charles d'Orléans v retrouva ceux qui, transportés à la Rochelle dans la maison du sire de Rochechouart en 1428, avaient été restitués par Guy de Rochechouart, évêque de Saintes, au nom des héritiers de son frère, le 25 janvier 1436. Inventaire en fut dressé le 13 juin 1437 par Hugues Perrier et remis au garde des sceaux ".

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