XXXVIII LA LIBRAIRIE
scrit des poésies du duc consen'é à Grenoble ', puis en 1465 les Heures de Marie de Clèves ^
Toutefois les enrichissements les plus nombreux de la librairie de Charles provenaient des dons de ses amis : on savait ainsi flatter sa passion et satisfaire sa curiosité.
En 1440 l'évêque de Bayeux lui avait donné un Valère Maxime (Coll. Hamilton) ' ; en 1444 un Donat de Dévotion lui fut offert par Denis, évêquede Paris (ms. lat, 3593); en 1445, il recevait un Gilles de Rome d'un abbé d'Éperna}- (ms. lat. 6695) ; en 1457 Jacques, monseigneur de Savoie, lui envoya un livre de ballades "^ et vers 1476, le marquis de Saluces lui fit présent d'un autre livre de ballades >. Jean de Drosay, notaire et secrétaire du roi andais à Rouen ^, lui offrit un Saint-Anselme (ms. lat. 3352); un exemplaire de la Politique d'Aristote en latin et en français lui venait de Jean de Saveuses ^,
Un Saint- Augustin lui fut donné par maître « Donato », de l'ordre des frères Prêcheurs (ms. lat. 1907). De son familier et de son médecin Jean Caillau il tint le LiJium Medicine de Bernard de Gordon (ms. lat. 6964), un Hippocrate ^, un Gailien (ms. lat. 6868), les Epîtres 9 et les Déclamations de Sénèque (ms. lat. 7796). De Gillet, clerc de sa chapelle, il reçut un livre de Cantiques ; un Saint-Chrysostome lui fut donné par « Robertus de Porta », de l'ordre de Saint-Augustin (ms. lat. 1780). Les Paradoxes de Cicéron (ms. lat. 6349) et les Epîtres de Pétrarque (ms. lat. 8570) lui venaient de Pierre de la Hezardière. Jean de Refuge lui présenta une Conquête de Jérusalem '°; un autre exemplaire de cet ouvrage lui venait de Madame d'Etampes, sa sœur''. Il reçut de l'évêque d'An-