XL LA LIBRAIRIE
roi Charles VII, en 1455, il donna un traité contre les poisons ' ; à la reine Marie d'Anjou la Consolation a un grant seigneur en tribulation-. A monseigneur d'Etampes, son beaufrère, il prêta le livre de Pars et de « Caton ' » et un Donat '^. Une Information des Princes de Gilles de Rome fut tour à tour entre les mains de son frère le comte de Vertus, de Mons. de Soisy, son pannetier, et de Jacques Boucher, trésorier de la ville d'Orléans 5. Le Livre du Pèlerin^ fut également prêté à Monseigneur de Vertus, à Soisy, à Mesdemoiselles d'Orléans (sa sœur et sa fille), à Bonne d'Armagnac sa femme. A Bonne d'Armagnac, sa belle-mère, il offrit, à l'occasion de son mariage, les Heures de sa mère Valentine 7. A sa sœur Marguerite il donna également un livre d'Heures ^. En 1457, Jamet Hubelin son valet de chambre, Philippot Prégent et Monseigneur Beaujeu reçurent diverses Heures 9. Mesdemoiselles d'Orléans et son frère Dunois eurent en prêt un Josèphe '° ; Mesdemoiselles reçurent encore le MéJibée et un livre de théologie ". Frère Symon, religieux du couvent de Namur, fut autorisé, en 1446, à copier parmi les précieux livres de dévotion que Charles avait recueillis pendant sa captivité la Dévote méditation sur les bienfaits de Dieu '-. A Jean, qui devint duc de Bourbon, il donna sa propre règle d'échecs '5 (ms. lat. 10286). A Jean Caillau les Epîtres glosées de saint Paul '+ ; à Pierre de la Hezardière, l'humaniste, il offrit, sans doute en échange, un Saint-Hilaire (ms.
1. duittance originale au nom de Jean Lessayeur orfèvre, acquise par la Bibliothèque nationale en 1896 (Communication de M. L. Delisle).