‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 9 sur 224 · L. Delisle, p. xvi · texte numérisé non relu

L. Delisle, p. xvi

10. Christine de Pisan, p. 253. — Charles d'Orléans fait dire au Dieu d'Amour dans le prologue de ses poésies (éd. Guichard, p. 6) :

« Ou temps passé j'ay son père congneu Plusieurs autres aussi de son lignaige Ont maintes foiz esté en mon servaige ».

11. Œuvres poétiques publiées par M. Roy, 1876 [Soc. des anc. textes]. — R. Thomassy, Essai sur les écrits politiques de Christine de Pisan. Paris, 1838, in-8.

ainsi qu'elle adressa à Louis d'Orléans l'exemplaire d'une Epitre d'Othea à Hector ' où un miniaturiste la représenta, l'air doux et avenant, le front couvert du couvrechef des veuves et des religieuses, offrant au prince ce livre si finement enluminé ^ ; pour Valentine de Milan, sa femme, elle écrivit aussi une Description delà PnidhoDiiede VOtnc (livre de Prudence) contenant une foule d'excellentes maximes '.

Un cercle de lettrés s'était formé autour de Louis d'Orléans •* et les ménestrels trouvaient en lui un protecteur >. En 1393 Jean Froissart lui avait présenté son Dit Royal ^. A Loribaut il achetait 2. s. 6 d. la chanson « de la Royne d'Angleterre" ». Sur la réputation qu'il avait d'aimer les livres Honoré Bonet lui dédicaça son Apparition de Jean de Menu ^ ; ce fut sous ses auspices que Jacques Legrand entreprit la traduction en français de cette encyclopédie des connaissances humaines qu'est VArchiloge Sophie 9.

Louis d'Orléans aimait la poésie et savait au besoin la pratiquer. Dans les Cent Ballades '°, en compagnie des sires de Coucy, de Garencières et de Boucicaut, ses amis, il avait, jeune époux, pris la défense de Loyauté contre cette jolie et menteuse dame, La Guignarde. Eustache Deschamps, le rude et bon poète, avait été son compagnon de beuveries intimes au château de Boissy " et plus tard, comme ancien serviteur.

r. BibL Nat., ms. fr. 606.

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